Le roller disco débarque au Palace
Le 26 septembre 1979, les caméras d'Antenne 2 et le journaliste Gérard Holtz se rendent à la boîte de nuit parisienne Le Palace pour faire découvrir le roller disco aux téléspectateurs.
Par alfathor
Antenne 2 se rend au Palace pour découvrir le roller disco
Alors que La Main Jaune voit le jour, une autre boîte de nuit parisienne comprend l’intérêt que suscite le patinage à roulettes outre-Altantique : le Palace. Le reportage d’Antenne 2 archivé sur le site de l’INA date du 29 septembre 1979. L’équipe de presse se rend à la boite de nuit parisienne. En effet, Le Palace joue la carte roller diso. Selon la seconde chaîne de la télévision nationale, elle lance même cette nouvelle mode en France. Une tendance importée des Etats-Unis, de la Californie en passant par New-York.
En quoi ça consiste ?
Il s’agit de danser, muni de patins à roulettes, sur une piste de danse spécialement aménagée. Finalement, un concept assez ancien que l’on trouvait déjà du temps des skating-rinks ! Selon Gerard Holz, au moment de ce reportage, plus de 30 millions d’américains patinent sur roulettes. Holz fait référence au célèbre Empire Roller Disco de Brooklyn.
Le contenu du reportage sur le roller disco au Palace
De nuit, devant l’entrée du Palace, le journaliste Gérard Holtz introduit le sujet avec une paire de roller-skates dans les main. Il finit par les chausser pour entrer dans le Palace. Selon lui, le roller doit ses huit roues en plastique au skateboard. Il est vrai que les surplus et invendus de la mode du skateboard ont bien aidé le roller à prendre une nouvelle respiration.
Le reportage nous plonge dans l’ambiance disco avec le morceau Boogie Wonderland de Earth, Wind and Fire (1979). On mélange le disco et le patin à roulettes pour obtenir le « roller-skate ». Il faut adresse, patience, souplesse et sens du rythme. La journaliste souligne :
L’ambiance bon enfant et « les gens qui s’amusent vraiment, ce qui n’est pas toujours le cas dans les boîtes de nuit actuellement «
Patrick Poivre d’Arvor, moyennement convaincu, clôt son journal de 20h00 avec ce sujet.
Le contexte d’essor du Palace
A la fin des années 1970 et au début des années 1980, Le Palace est « un lieu symbole du phénomène » des « branchés1« . La boîte de nuit parisienne voit s’y croiser les inflenceurs de l’époque, entre 1978 à 1983 : riches pauvres, personnes de toute couleur et de toute orientation sexuelle.
Les oiseaux de nuit y côtoyaient des dandys au sexe indéterminé, des hommes politiques, des artistes et des couturiers, et même des intellectuels : Roland Barthes contribua personnellement aux mythologies du Palace.
(Erner, 2009, p. 40)
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