Le brevet de patin à roues hémisphériques de Yoshimoto
Le le 9 décembre 1977, Koichi Yoshimoto a effectué une demande de brevet pour son invention intitulée Ball Skate. Le résident de Kobe (Japon) a effectué sa démarche auprès de l’office américain des brevets.
Par alfathor
Le japonais Koichi Yoshimoto dépose un brevet de patin à roues hémisphériques
Le le 9 décembre 1977, Koichi Yoshimoto a effectué une demande de brevet pour son invention intitulée Ball Skate. Le résident de Kobe (Japon) a effectué sa démarche auprès de l’office américain des brevets. En outre, il stipule une priorité revendiquée en Corée du Sud datée du 22 juin 1977. Le brevet a ensuite été validé et publié aux États-Unis le 8 mai 1979 sous le numéro US 4,153,263.
Un concept de patin à roulettes fondé sur des roulettes hémisphériques
Le brevet de Koichi Yoshimoto propose un modèle original de patin à roulettes. Il n’utilise pas des roues cylindriques classiques, mais des roulettes hémisphériques opposées. Ainsi, elles forment une surface de roulement proche d’une sphère. Chaque essieu supporte deux demi-sphères inclinées vers la surface de glisse afin d’améliorer le contact avec le sol et de limiter les points de frottement parasites lors des virages. Selon l’inventeur, les modèles antérieurs de « ball skates » souffraient notamment d’une mauvaise stabilité sur les surfaces irrégulières et d’un risque d’accrochage des axes pendant les courbes serrées.
Une amélioration de la maniabilité et du confort
L’une des principales innovations du brevet de Koichi Yoshimoto réside dans l’inclinaison des axes des roulettes. Cette disposition permet d’obtenir une relation presque tangentielle entre les deux demi-sphères et la surface de glisse, ce qui vise à fluidifier les changements de direction et à réduire les résistances mécaniques. L’invention cherche ainsi à rendre les « ball skates » plus utilisables sur des surfaces moins parfaitement lisses. A contrario, les modèles antérieurs offraient souvent un usage limité aux sols très réguliers.
Une structure ajustable et amortie
Le système comprend également une plateforme montée sur ressorts au-dessus des roulettes. Cette construction suspendue a pour objectif d’améliorer l’absorption des vibrations et le confort du patineur. Le châssis du patin est par ailleurs télescopique : il peut être allongé ou raccourci grâce à deux sections coulissantes fixées par des boulons. Cela permet d’adapter le dispositif à différentes tailles de chaussures.
Une tentative de diversification technique du roller
Ce brevet témoigne des expérimentations techniques menées dans les années 1970 autour des formes alternatives de mobilité sur roulettes. Le projet de Yoshimoto cherche à combiner la liberté de mouvement d’une sphère avec la stabilité relative d’un patin traditionnel. Même si ce type de configuration n’a pas connu de diffusion massive dans l’industrie du roller, il constitue un exemple représentatif des travaux menées pour améliorer la maniabilité, le confort et la polyvalence des dispositifs de glisse.
Le brevet de Koichi Yoshimoto en pdf
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