Chester Park Crawford, le roi des Skating Rinks
Chester Park Crawford nait le 9 novembre 1870 à Topeka (Kansas, USA). Cet entrepreneur s'est rendu célèbre au début du XXe siècle pour avoir fondé plus de 40 skating-rinks à travers l'Europe. Il a été surnommé "roi des Skating Rinks".
Par alfathor
Chester Park Crawford – splendeur et décadence du « Skate King » ou « Napoléon du Skating »
Chester Park Crawford nait le 9 novembre 1870 à Topeka1, dans le comté de Shawnee, au Kansas (États-Unis). Son père, Lester Melville Crawford, avait 25 ans et sa mère, Mary E. Wright, 20 ans2. Il épouse Pansy Ella Mercer Wamsley Cox le 18 août 1900 à Chicago, dans le comté de Cook, en Illinois (États-Unis). Il décède le 24 novembre 1954 à Orange, en Californie (États-Unis), à l’âge de 84 ans. Il est inhumé au cimetière Forest Lawn Memorial Park de Glendale, à Los Angeles (Californie).

Puis, il immigre à Saint John, dans le comté de Saint John, au Nouveau-Brunswick (Canada), en 1919. Il vit ensuite à Shawnee, dans le comté de Johnson, au Kansas (États-Unis), en 1895, puis à El Paso, au Texas (États-Unis), en 1930.
L’association de Chester Park Crawford et Frederic Arthur Wilkins
Crawford s’associe à Frederic Arthur Wilkins et fondent leur société « The American Skating Rink Co, Ltd en 1908. Les deux hommes installent son siège social à Egyptian House, au 173 de la rue de Picadilly, à Londres. Ils décident de lever des fonds pour financer la création de skating-rinks à travers l’Europe. En parallèle, la National Bank of England les suit dans leur projet et apporte une forme de caution financière aux investisseurs. En 1908, ils possèdent déjà 13 patinoires à roulettes. L’année suivante, en 1909, le total s’élève à 43 établissements.
La filiale française de The American Skating Rink Co, Ltd
En France, ils s’appuient sur un conseiller légal, Barclays & Stafford Case, installé au 4 rue Meyerbeer3, à Paris. Leur siège local/secrétariat se base au 27 rue Mogador, à Paris.
En 1909, Crawford vit à Paris et mène grand train. Il circule dans une voiture à 10.000 $ avec chauffeur, soit plus de 315.000 dollars (estimés) d’aujourd’hui !
Crawford et Wilkins investissent à marche forcée. Les prospectus de leur offre d’actions montrent qu’ils préparent une éventuelle diversification si jamais le patinage venait à flancher. A Nice par exemple, ils se laissent la possibilité de compléter leur offre avec la gymnastique, l’athlétisme, des compétitions sportives, des spectacles musicaux, des réunions publiques, des concerts, des lectures, des performances théâtrales et tout autre divertissement.
Les déboires financiers de Wilkins et Crawford
Le 14 mars 1910, à l’occasion d’une réunion à Londres, Crawford et Wilkins démissionnent. Leur mauvaise gestion amène à la liquidation de 10 skating rinks en Angleterre. Selon les journaux L’artiste Lyrique (n°7 – avril 1910) et Gil Blas (15 février 1911), ils essuient donc :
Des critiques très sévères […] au sujet de leur gestion, surtout en Angleterre, car une dizaine de leurs établissements sont déjà en liquidation.
Les skating-rinks de Crawford répertoriés (en cours de complétion)
- Allemagne : Berlin, Cologne, Dresde, Francfort, Hambourg, Hanovre
- Autriche : Vienne
- Belgique : Anvers, Bruxelles
- Danemark : Copenhague
- France : Bordeaux, Marseille, Nice, Paris
- Hongrie : Budapest
- Pays-Bas : Amsterdam
- Pologne : Varsovie
- Russie : Saint-Pétersbourg4
- Grande-Bretagne : Liverpool, Leeds5
Pour aller plus loin
- Ancestors.familysearch.org ↩︎
- findagrave.com ↩︎
- Si ce n’est pas une coïncidence, c’est un joli clin d’œil au créateur de l’opéra Le Prophète qui a si bien fait connaître Legrand et le patinage à roulettes en 1849 ! ↩︎
- Ce skating-rink, situé course Siméonof, fut détruit dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 février 1911 – Le Petit Courrier, 28 févr. 1911, p. 2 (Retronews) ↩︎
- American Roller Skating Rink – Headingley, Leeds, UK (rink-history.weebly.com) ↩︎