Le Rollathlon monte en puissance d'années en années. L'édition 2015 nous a livrée son lot de surprises avec un nombre croissant d'étrangers : hollandais, belges, néo-zélandais, suisses, allemand. Un plateau international et des temps canons Récits de course par les patineurs...


Récits des courses par les vainqueurs

Départ du Rollathlon 2015On fait souvent la comparaison entre le Rollathlon et la mythique course d'endurance suisse aujourd'hui disparue, la One Eleven. Ce n'est plus qu'une question de temps avant que notre course de 103 km se fasse une réputation à l'international, et c'est une bonne chose ! Plus les européens feront le déplacement en Savoie et mieux l'avenir de ce format original sera assuré.

Une fois encore, les records sont tombés. Après Raphaël Planelles qui a pulvérisé le record de 5 minutes en 2014, Nolan Beddiaf a fait de même en 2015 en améliorant le chrono de référence de 6 minutes avec un temps canon de 2h49'53". On peut remercier au passage les patineurs néerlandais et néo-zélandais qui ont multiplié les attaques durant le trajet... 

Seniors dames : Margaux Vigié (Cadomotus)

" On a eu un gros orage la veille de 22h00 à 1h00 du matin avec de la grêle et beaucoup de vent. La première côte, longue de 700 m était trempée sous les arbres. Ils ont bien nettoyé avant le départ, les branches avaient été enlevées.

C'est allé vite dès le début, Ollie Jones a attaqué dès le sommet de la montée, je n'ai jamais revu le peloton de tête. J'ai été en chasse patate avant de me faire rattraper par Erwan le Corre. Il était plus frais que moi, il a essayé de remonter. On a rattrapé 3 patineurs qui venaient de lâcher du groupe de tête, on a rattrapé un autre patineur. On a terminé les 103 km à 6 patineurs. Erwan a pris de gros relais. On a roulé tous ensemble jusqu'à la dernière bosse. Erwan a relancé, j'ai sauté. Je termine avec Joffrey Lefrère (RSSP).

La route a été refaite mais pas avec un enrobé lisse. La première partie a des passages un peu gratton. Elle est un peu casse-patte, mais pour le reste ça va. Il y a aussi des endroits vraiment billard.
J'ai trouvé la course plus dure que l'an dernier, je ne sais pas si c'est à cause de l'humidité au début. Il a fait beaucoup plus chaud aussi, dès le départ.

Chez les hommes, la course a attaqué dans tous les sens. Nolan s'est retrouvé devant à la première bosse, personne ne voulait relayer. Il passe devant dans la descente, plus à l'aise face aux hollandais."

Départ du Rollathlon 2015

Seniors hommes : La course de Nolan Beddiaf, vainqueur et recordman de l'épreuve

"Le départ est donné à 7h30, avec un peu d’appréhension, car malgré le ciel bleu, l’orage violent qui a éclaté la veille a laissé quelques marques sur la route. La course part sur un bon rythme, malgré l’humidité dans la première côte.

Peu à peu le peloton de tête diminue sous les accélérations des hollandais. A 20 km de l’arrivée, nous sommes neufs échappées, quatre hollandais, le néo-zélandais Ollie Jones et quatre français. Alors que nous approchons de la ligne d’arrivée, plus personne ne prenaient de relais, je réalise le travail seul en tête de course. Au sommet de la dernière difficulté, nous ne sommes plus que quatre, Ollie Jones, Niels Mesu, Gerwin Smith et j’assure toujours le travail aux avant-postes de la course. Je lance donc le sprint et l’emporte devan Ollie Jones et Niels Mesu. Je remercie la Rollathlon pour cette organisation sans faille, qui nous a permis de prendre le départ de la course en toute sécurité, malgré la météo capricieuse de la veille."

Aurélien Gachet : le Rollathlon plaisir

" Cette année j'ai décidé de découvrir la rollathlon après avoir vu de nombreuses vidéos de cette course. Sans prétention je m'inscris et mon but sera déjà de finir l'épreuve dans les temps et sans se blesser.
L'accueil la veille est chaleureux avec remise des dossards et du tshirt souvenir.

Départ du Rollathlon 2015

Après une nuit orageuse le départ se fait tôt le matin avec un peu de chaleur et une route humide. Le briefing nous prévient que ça glisse et que quelques panneaux d'indication ont volé avec le vent... Ca s'annonce bien !

Le départ est donné. En effet, ca glisse un peu dès les premiers mètres et la montée. Rapidement des trains de niveaux se forment. J'arrive à m'insérer dans l'un deux qui convient à mon (faible) rythme.
La course se déroule avec des paysages splendides et je suis impressionné par le nombre de bénévoles sur place pour les ravitaillements, qui assurent notre protection aux intersections, et les motards.

Les 53 kms arrivent et mon train stoppe là. Je continue seul pendant 10 km avant de poursuivre ma route avec un allemand qui a fait l'Ultra Rhein Challenge en 2013.
Malgré le peu de dialogue que nous avons (de ma faute), nous roulons à notre rythme avant de nous faire reprendre par un train de 10 patineurs bien roulant !
En dépit de quelques kilometres grattonneux, le parcours est roulant.Certaines portions de route ont même été récemment refaites !
Les derniers kilomètres et la fameuse côte font mal aux jambes. La chaleur commence à taper sur les organismes. Je vois certains rollers allongés sur le bas coté. Je me dis : "allez un effort faut finir ! " .
La récompense arrive avec cette belle descente sur Seyssel et une arrivée tardive au bout de 05h04, mais avec de nombreux applaudissements qui font plaisir !
Merci à tous les organisateurs et bénévoles et à l'année prochaine. 

Liens utiles

Voir les résultats complets sur le site de la Coupe de France des Marathons Roller

Galerie photo de David Marcowicz sur le Google photos de Benoit Bourlier

Texte : Alfathor
Photos : David Markowicz