Traduction d'un article du journal La Opinión A Coruña paru le 21 février 2017 par Christine Gohet

Une mère originaire de la Corogne, un père italien et des fils français, les Di Benedetto forment une famille unie par la « crosse » et, maintenant, séparée : Carlo à Liceo et les jumeaux à La Vendéenne.

Mère originaire de La Corogne. Père italien. Fils français. Ce cocktail explosif est le germe de la famille Di Benedetto. Une saga internationale qui a comme origine Monte Alto, (quartier de La Corogne) 3 pays et 3 frères, destinés à marquer une époque dans le rink-hockey, qui ont mesuré leurs forces samedi au Palais de los Deportes de Riazor.

Carlo, l'aîné âgé de 20 ans, dans les rangs de Liceo. Les jumeaux, Bruno et Roberto, 19 ans, dans ceux de La Vendéenne. Cette saison ils se sont affrontés pour la première fois de leurs carrières, après avoir été formés parallèlement dans les mêmes clubs de Noisy le Grand, Mérignac et La Vendéenne. Le rink-hockey les a uni et maintenant il les sépare. Mais uniquement pour poursuivre le succès. La sélection française, qui est leur lien, les réunira à nouveau plus tard.

Carlo est sorti vainqueur du duel du week-end puisque Liceo s'est imposé 8-2 face à l'équipe française, même si aucun des trois n'a réussi à marquer. Liceo a également gagné en novembre en terre française; une victoire des blancs et verts de 3-5, avec 2 buts de Carlo et 2 des jumeaux, un chacun. Puis, sans rancœur, la famille Di Benedetto a accueilli chez elle les joueurs de Liceo et leur a offert un bon repas. Un exemple de convivialité et un peu de temps du joueur de Liceo à la maison avec ses parents et ses frères, moment si important dans sa formation en tant que personne et joueur.
"La famille est très importante pour eux" dit Mercedes, la mère. "Depuis qu'ils sont petits et qu'ils ont commencé à jouer, nous les avons accompagnés à toutes les compétitions" continue-t-elle. "Le fait d'avoir toujours joué ensemble les a uni davantage" ajoute-t-elle. La famille fait partie des valeurs qui développent leurs carrières sportives et qui a forgé leurs caractères". Leur côté espagnol, c'est d'être heureux. Roberto et Bruno sont aussi très ouverts et bavards. Carlo est plus réservé, hérédité italienne tout comme le concept de l'importance de la famille que les trois partagent" Mais chacun a sa personnalité. L'aîné "simple et loyal". Les jumeaux, Roberto "préoccupé, sincère et compréhensif" et Bruno "très gentil, affectueux et intéressé par ce que pensent les autres".

Sur la piste, comme dans toute bonne équipe, les 3 frères se répartissent les tâches. Bruno, la défense. Carlo, milieu organisateur. Et Roberto, attaquant buteur. Leur mère aussi connaît bien leurs vertus. Elle définit de "compétitif et lutteur" l'ainé. De Roberto, 2ème meilleur buteur des phases du groupe de la Ligue européenne et meilleur buteur de la compétition française, qu'il est "bagarreur" et qu'il sait très bien voir les trous et les occasions dans les cages. De Bruno, elle souligne sa générosité: "en plus d'être un bon défenseur, il pense à son équipe avant même de penser à lui"

Liceo les a séparé cette saison. Carlo est retourné dans la ville de sa mère grâce au hockey. Il l'a fait pour continuer sa carrière prometteuse et devenir ainsi le 1er joueur français de l'histoire du club de la Corogne. Cette année, qui devait être une année d'adaptation, avec ce nouveau poids sur les épaules, il est 4ème meilleur buteur de l'équipe avec 9 buts. On ne peut le confondre sur la piste car il mesure près de 2 mètres. Mais, il est étonnement agile et rapide. Carlos Gil a de plus en plus confiance en lui, une garantie pour le futur de Liceo. 

L'article original en espagnol ici