Le roller catch se déchaine au Dôme de Paris
Le 15 juin 1960, le nouveau Palais des Sports de Paris ou Dôme de Paris accueille une exhibition de roller catch dans ses murs. Deux archives sont à découvrir sur le site de l'INA.
Par alfathor
Le roller catch continue d’attirer les foules au Palais des Sports de Paris en 1960
Le bâtiment du Vél’ d’Hiv’ a été construit en 1909 et détruit en 1959. Au début des années 1960, un nouvel édifice plus moderne sort de terre et peut accueillir 5100 spectateurs : le Dôme de Paris ou Palais des Sports. Son dôme géodésique autoportant donne son nom à l’ouvrage de l’architecte Pierre Dufau. Il se situe également dans le XVe arrondissement de Paris et accueille aussi des compétitions / spectacles de roller-catch. Cet ancêtre du roller-derby continue donc de susciter l’intérêt du public parisien, comme le montre cette vidéo du 15 juin 1960. Toutefois, le roller-catch connaît un infléchissement inexorable des audiences. Un phénomène notamment lié au fait de rencontres trop scénarisées. Mais à l’image du catch décrit par Roland Barthes dans son recueil « Mythologies » (1957), le public n’est pas totalement dupe et choisit ses têtes de turc.

Les archives vidéo de l’INA
L’INA diffuse sur son site deux archives de cette période. On y découvre des équipes d’hommes et de femmes qui en décousent sur une piste inclinée. Les observateurs y verront des drapeaux britanniques et américains sur les tenues. Dans la première vidéo, les athlètes offrent de belles cascades avec des sorties de pistes impressionnantes. L’audience assiste à des bagarres qui ressemblent plus à des matchs de boxe qu’à du roller.
Dans la seconde vidéo de l’INA, l’exhibition montre mieux les affrontements entre les jammeurs/jammeuses et les bloqueurs/bloqueuses. La pratique y est d’ailleurs qualifiée de sport et le commentateur fait référence aux règles. Le discours autour de la pratique s’est légèrement infléchi par rapport à l’avant la seconde guerre mondiale où la fédération internationale avait totalement rejeté la pratique. On sent la volonté d’en faire un sport plus « normal ».
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