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Le 18 December 2009 à 08:34 | mise à jour le 18 December 2009 à 07:35

Elite : Anglet-Rethel, décisif à plus d’un titre



Le choc au sommet de cette 8e journée devrait apporter son lot d'indications. Si Anglet bat Rethel, le championnat se trouvera relancé. Mais si les champions d'Europe viennent gagner dans le Pays Basque, ils seront difficiles à reprendre d'ici à la fin de saison.

On ne peut pas réellement parler de « Classico » dans le roller hockey. Il existe des derbies, évidemment, mais le rendez-vous annuel que tout le monde attend avec impatience, pas réellement. N'empêche que cet Anglet - Rethel vaut son pesant d'or et se révèle comme le match essentiel de cette première partie de saison.
Actuellement invaincus en sept journées, les Diables de Rethel marchent droit vers un huitième titre d'affilée. De leur côtés, les Basques, dominés par Amiens en début de saison sont en embuscade et espèrent bien cette année décrocher le premier titre national de leur histoire.
« C'est vrai qu'à force, c'est un peu répétitif, admet Jean-Thomas Dauchel, le défenseur de l'Artzak. Mais finalement ça peut aussi nous servir. Rethel est sept fois champion, vient de gagner sa quatrième coupe d'Europe… Il peut exister une forme de monotonie qui, pourquoi pas, pourrait finir par nous servir. Même si au final, c'est le jeu qui parlera. »
Et dans le jeu, justement, Rethel fait toujours aussi peur. Dotée d'un collectif hyper efficace et basée sur des systèmes rôdés, cette formation des Ardennes a fait mordre la poussière à l'armada d'Asiago en finale de Coupe d'Europe de la plus belle des manières. « C'est une preuve que, bien qu'on dit que Rethel n'est plus ce qu'il était, nous sommes encore là, malgré tout, glisse malicieusement le capitaine des Diables, William Richard. On sait jouer sur nos points forts et nous savons que si on gagne à Anglet, on prendra une option, mais seulement une option. Si on perd en revanche, on relancera Anglet et Amiens. »
Voir s'opposer deux équipes de ce calibre amène à comprendre que ce sont une fois de plus les détails qui vont compter. Il n'y a, à ce niveau, aucune place pour l'à peu près ou le hasard. « On sait lorsqu'on joue contre eux que si on se loupe une seule fois, il ne manqueront pas de nous le faire payer, prévient Benoît Ladonne, l'attaquant international et capitaine basque. C'est une équipe qui est trop habituée à ce genre d'enjeu pour laisser filer les occasions. La déception de la Coupe d'Europe est encore là pour nous (Anglet a terminé 6e), il faut que ça nous motive, que ça nous donne envie de faire quelque chose de cette saison. »
Mais pour l'heure, c'est bel et bien Rethel qui mène la danse, comme depuis presque dix ans. « La logique veut que, si on gagne ce match, sans prédire l'avenir, disons qu'on se simplifie la vie, admet Julien Thomas, le défenseur international de Rethel. Nous n'avons finalement rien à perdre sur cette rencontre, au pire, au grillera un joker. Pour Anglet, la donne est totalement différente. »



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