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Le 19 February 2008 à 08:53 | mise à jour le 19 February 2008 à 07:58

N1 : Montpellier corrigé par Nantes



Montpellier est brutalement descendu de son nuage samedi soir. Défaits 13-4 à Nantes, les Mantas ont livré une rencontre insipide, vide de fond et de forme. Certainement pas ce que l’on était en droit d’attendre d’un leader qui allait défier son dauphin.

L’heure est à la prise de conscience, Montpellier ne pourra remplir ses objectifs que collectivement. Toute manoeuvre individuelle est désormais à proscrire.
« Regardez-les bien dans les yeux quand vous allez leur serrer la main, je ne veux pas en voir un la tête basse ! » Raphaël Facchini a eu bien du mal à contenir sa colère au terme de la rencontre. Cette phrase, lâchée au banc avant que les deux équipes ne se saluent, était simplement là pour que l’humiliation soit complète.
Une sacrée claque dans la figure, voire même en faisant fi des règles de bonne éducation, un drôle de coup de pied au cul.
Partis en Loire-atlantique premiers avec deux points d’avance, les Mantas s’en reviennent deuxièmes avec une unité de retard sur Nantes. Flingués 13-4 par le peloton d’exécution nantais, les Montpelliérains ont été samedi les leaders du vide, du néant.
"Un match catastrophique à tous les égards", s’emportait Raphaël Facchini peu après le match. "Les cinq premières minutes ont été dramatiques. 5-3 à la pause c’était déjà mauvais signe mais le constat en seconde période fut presque pire. »
Privé de sa meilleur gâchette offensive, Juraj Ozorak, et de l’un de ses plus expérimentés défenseurs, Jérôme Hostein, Montpellier s’en allait à Nantes sans certitude. L’équipe héraultaise est revenue avec une sévère mise au point. Pas de jeu collectif, pas d’envie, pas de cohésion, une défense passoire et une attaque tout juste notée à la moyenne. Ce constat, c’est celui d’un entraîneur qui lundi matin encore n’avait toujours pas accepté le comportement de son équipe. « Des absents, ok. Un long déplacement, ok. Mais il ne faut pas se foutre du monde non plus. On a reparlé mille fois des stratégies de
placement, des choses importantes à garder en tête. Rien, je dis bien, rien n’a été appliqué. Aucune des consignes n’a été suivie. Dans un groupe de haut niveau, on a des responsabilités, à tous les échelons, il faut les assumer. On ne fait pas ce qu’on veut quand on porte le maillot de Montpellier. Je n’ai rien vu d’une équipe de haut niveau samedi. Nous n’avions même pas le niveau d’une équipe de D3. »

Voilà, c’est fait Montpellier n’est plus leader et devra compter sur une victoire de Tarbes à Nantes lors de la dernière journée pour espérer retrouver sa première place et ainsi éviter un affrontement contre Lille en demi-finale. Rien de très réjouissant il faut bien l’admettre. Maintenant, il est aussi important de souligner que ce genre de coup de pied aux fesses peut aussi faire son oeuvre. Une équipe, et ça s’est déjà vu souvent, qui arrive en phase finale sans avoir connu les tourments de la défaite tombe souvent de haut si les rouages viennent à se bloquer en série. Montpellier a peut-être pris
une claque au meilleur moment. En tout cas, il faut l’espérer.

A Nantes, Nantes bat Montpellier 13-4 (5-3 ; 8-1).
Arbitres : M. Hasne
Spectateurs : 100

Buts pour Nantes : 3’07 Fernandez (Antos), 4’13 Bourdic (Hebrard), 5’49 Antos (Fernandez), 14’54 Restoueix (Bourdic), 17’24 Fernandez, 27’13 Antos (Fernandez), 34’42 Hebrard (Antos, Bourdic), 36’13 Restoueix (Antos), 40’27 Fernandez (Antos, Restoueix), 43’50 Antos (Fernandez, Restoueix), 48’03 Kirschner (Restoueix)

Buts pour Montpellier : 10’51 Facchini, 16’28 Eichholtzer (Saint-Julien), 18’51 Saint-Julien, 32’40 Boitel (facchini).

Pénalités à Nantes : 20’
Pénalités à Montpellier : 8’



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