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Le 07 March 2013 à 18:03 | mise à jour le 08 March 2013 à 15:13

Yann Guyader : 2ème jour à Caracas (Vénézuela)


Yann Guyader : 2ème jour à Caracas (Vénézuela)


Comme nous vous le racontions hier, l'arrivée de Yann Guyader au Vénézuela a coincidé avec le décès du président Hugo Chavez. Nous repartons en direction de la banlieue de Caracas pour vivre la seconde journée du futur entraîneur de l'équipe nationale Vénézuélienne...

Yann Guyader

"A chaque jour sa petite aventure Vénézuelienne ! Après une arrivée en fanfare hier, me voilà reparti pour une nouvelle journée riche en Histoire. Mon cher décalage horaire n'étant jamais très loin, je me retrouve donc bien éveillé dès 3h du matin... Après quelques instants de pseudo lutte pour me rendormir, je décide de commencer ma journée à 4 heures du matin.

Me voilà donc parti pour une belle matinée de travail pour la féderation vénézuelienne en vue de notre prochain déplacement en Europe. Après 3 heures de travail, un break s'impose. Rien de telle qu'une petite séance de renforcement musculaire pendant une heure pour oublier l'histoire d'un instant le "vrai boulot"... Tout cela dans mon magnifique BUNKER avec vue sur l'aéroport militaire de notre "commandante".

Peu après, nous apprenons qu'une procession funéraire va avoir lieu en ville... Ni une ni deux, je demande à Fabian d'y aller. Sa femme nous dit que nous somme "LOCOS" (fous !), mais Fabian lui répond qu'il faut vivre l'histoire et non la subir. Nous partons donc en moto pour le centre ville dans la tenue la plus décontractée possible pour passer inaperçus au milieu des Chavistas. Pas de montres ou autres objets de valeur, ni de gilet pare balles ou pistolets puisque cela ne ferait qu'empirer les choses.
Dans la foule du cortège funéraireAprès 20 minutes de moto (à fond) sur le périphérique de Caracas, nous voilà arrivés dans le centre. Autant dire que la foule est immense... Je n'ai jamais vu cela de ma vie et l'ambiance est juste indescriptible. Tout le monde klaxonne, hurle, pleure, etc. Nous nous fondons dans la masse avec notre moto, mais je comprends vite que les gens ne sont pas des imbéciles et qu'ils se sont rendus compte que je ne suis en rien un vrai Chavista en train de me prendre pour un reporter avec mon téléphone portable. Eh oui, chaussures bateaux, petit bermuda crême, polo et lunettes de soleil des années 60 ne font apparemment pas partie de la tenue officielle des Chavista... Dommage c'est ma tenue du jour.

Après une bonne heure dans la foule, la situation devient tout à coup très tendue. On sent la tension monter à l'approche du cortège funéraire de Chavez. Malheureusement, nous devons partir vite avant que la situation ne dégénère et que ne puissions plus quitter les lieux. L'expérience aura été incroyable et historique.
Sur le chemin du retour, les barrios populaires (les quartiers pauvres) sont vides. Tout le monde est parti au centre. Fabien décide de me montrer l'une des seules choses que Chavez aura su bien faire : des quartiers entiers de logements sociaux pour les plus défavorisés qui vivaient jusqu'alors dans la misère.

De retour à la maison je réalise encore une fois que ma vie bien loin d'être ennuyeuse me permet encore une fois de vivre des choses que peu de monde aura la chance de vivre un jour dans sa vie...

Alors amigos hasta pronto y mas que todo hasta la victoria siempre :) "



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