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Le 01 June 2011 à 18:06 | mise à jour le 01 June 2011 à 19:03

Anglet marche sur des œufs



Échaudés par une défaite en coupe de France qui a marqué les esprits, mais aussi par une, plus récente, contre Angers, les Artzak d’Anglet abordent la finale de la Ligue Elite avec la plus grand prudence et une forte dose d’humilité. Pour Olivier Dimet, Rethel est le favori de cette confrontation et il faudra un grand Anglet pour conserver le titre en terre basque.

Les Artzak ont tiré les leçons d’un passé récent qui les a forcé à se repositionner. Battus en finale de la coupe d’Europe, battus en finale de la coupe de France, les champions de France sont tombés quand il ne le fallait pas. Et aujourd’hui, les Artzak n’ont plus qu’un objectif à défendre, le titre de champion de France qui leur appartient pour encore deux grosses semaines. Samedi soir, Anglet ira défier Rethel dans la première manche d’une finale qui s’annonce épique.

« C’est sans doute la finale de rêve en effet, admet Julien Couraud, le capitaine basque. La logique de la saison régulière est respectée puisque les deux premiers sont en finale. Mais on l’a déjà dit, les playoffs remettent tous les compteurs à zéro. Rethel s’est difficilement qualifié contre Amiens et nous, nous avons perdu le match retour contre Angers alors que nous avons survolé la saison. Nous sommes jeunes, nous manquons parfois d’expérience sur de tels évènements et oui, je confirme que pour moi Rethel doit être considéré comme le favori de cette finale. L’expérience est de leur côté et ils savent gérer ces rendez-vous. L’arrivée de recrues étrangères comme Joey Doran et Nejc Sotlar les rend encore plus dangereux car ces deux garçons sont des joueurs de classe mondiale. On ne doit pas pour autant avoir peur, on peut les battre, mais on devra jouer le meilleur roller hockey possible. »

En finale de la coupe de France (victoire 4-3 de Rethel), on avait vu des Artzak crispés et émoussés physiquement après un stage avec l’équipe de France pour plusieurs d’entre eux. Olivier Dimet, l’entraîneur joueur des Basques en a tiré les leçons.

« Nous en avons tiré les enseignements qui s'imposaient. Il s’est agit de rassurer des joueurs qui ont cette saison gagné vingt-cinq des vingt-huit matchs qu’ils ont joués. Nous avons travaillé physiquement différemment en raison d'un calendrier surchargé qui l'imposait et je sais que nous sommes prêts. Maintenant, la clé est dans nos têtes. Je n’ai peur de personne à Rethel, mais c’est une grande équipe. Jeff Ladonne est aussi bon que Joey Doran et Karl Gabillet vaut largement Nejc Sotlar… Il ne faut pas se focaliser sur ces joueurs car les derniers matchs et notamment la coupe de France, ont montré qu’un Julien Thomas, un Alex Naud ou Paul Fayault sont des pièces maîtresses. On sait à quoi s’attendre, mais Rethel, je pense, le sait aussi. »

Rethel reste le plus grand club de l’histoire avec sept titres nationaux, sept coupes de Franc et quatre titres européens. Une référence absolue.
Beaucoup attendaient de savoir quelle allait être la politique d’Anglet face aux recrues rethéloises de fin de parcours. Le staff angloy a tranché. Il n'y aura pas de recrue pour cette finale.

« J’estime que nous renforcer serait reconnaître une faiblesse et un désaveu de mon équipe. J’ai recueilli l’avis des joueurs et ils se sont exprimés en ce sens. J'ai confiance en mes joueurs. La seule chose qui me ferait changer d’avis serait une blessure de l’un de mes avants, et encore, ça n’est même pas certain. »

Anglet se déplacera samedi soir à Rethel pour le match aller (20h00) avant de recevoir la rencontre retour le 18 juin à la Pignada (20h30).



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