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Quels sports pratiquais-tu auparavant ?
J’ai pratiqué de nombreux sports : Natation, Equitation, Football, Tennis,
Judo, Juji-tsu, Planche à voile…
Quels patins utilises-tu ?
Cela fait quelques années que je roule en Twister (Rollerblade).
Comment se passe une de tes journées ?
La journée, je travaille en tant que contrôleur de gestion. Je fais des
budgets et autres analyses financières. Le soir je passe aux Invalides à la
rencontre des gens et des plots.
Peux tu faire un résumé de ta "carrière" ?
J’ai commencé en 1995 à Poitiers. Nous y avions fondé un premier
club roller-skateboard-bmx : le T.G.T. avec Oliver Trillon et Désiré.
Partant sur Bordeaux, j’ai intégré 2 ans le team Sport Aventure grâce à
Thierry Cadet. Puis, je suis parti dans le team Tecnica en 1999 grâce à
Sébastien Laffargue. En 2004, le team devient Rollerblade.
Pendant ce temps, je monte dans les compétitions régionales, (merci à
Yannick Diocles), nationales et internationales. Je me spécialise en slalom
figure ou freestyle slalom. Je prends un titre de vice-champion de France en
2001, puis champion de France en 2002, 2003, 2004, 2005, gagne de nombreuses
compétitions internationales (Lausanne, Monza, Barcelone..), remporte la
coupe internationale par 2 fois : 2004 & 2005.
As-tu essayé d'autres disciplines que le
slalom ?
Oui, en fait j’ai commencé par le saut (tremplin, table). J’ai même obtenu
un titre de vice-champion de France en hauteur pure, avec un record à 1m45.
A mes débuts je passais un peu de temps sur la rampe à spine de Poitiers :
elle y est encore.
Quels sont tes points forts ?
La force.
Quels sont les points à améliorer ?
La souplesse.
Comment expliques-tu ta réussite ?
De l’entraînement, des amis, des ratés, du goût pour la discipline, le
sport, le plein air.
Qu'est ce qui fait que
tu veux toujours en faire un peu plus que ce que l'on te demande ? (je pense
aux sauterelles où systématiquement tu complexifiais les exos de wheeling
par exemple).
Je crois que c’est une anecdote : nous avions atteint la fin des
épreuves, il fallait en ré-inventer. Toujours un peu plus, c’est le sport.
Quels sont tes objectifs pour la saison et les
années à venir ?
J’aimerai décrocher la 1ère place du championnat I .F.S.A. :
c’est la seule que je n’ai jamais eue.
Comment parviens tu à
concilier vie sportive, professionnelle et la gestion de l’I.F.S.A. ?
La conciliation nécessite des concessions pour le boulot comme le sport.
Professionnellement, j’ai fait des choix qui me permettent de rouler. Je
changerai ces choix dès que le sport ne m’apportera plus la satisfaction
recherchée. Je n’ai pas de visibilité sur cette date de changement, je roule
au jour le jour.
Quelles
sont tes passions à côté du roller ?
Les restaurants et les voyages.
Comment t'es venue l'idée de créer l'I.F.S.A.
?
En 2000, le championnat de France et Lausanne était les objectifs uniques.
Il manquait de coordination, il manquait un circuit international. Il a
fallu le créer, la création de l’I.F.S.A. s’est alors naturellement fait
sentir, le cadre juridique s’est mis en place.
Quels soutiens as-tu trouvé quand tu as créé
ce circuit ?
A l’époque les fondateurs étaient français, italiens, suisses, hollandais.
Christian Debackere a joué un rôle important dans cette première initiative.
Je me souviens aussi des détracteurs qui ont essayé de faire avorter le
projet avant sa naissance, utilisant des relations commerciales pour faire
pression.
Quels sont les liens avec la fédération ?
La F.F.R.S. est l’une des fédérations partenaires principales. Nous
poursuivons des objectifs similaires sur des périmètres différents.
Cela te prend t'il beaucoup de temps ?
Énormément !
Y aura-t-il une
concurrence avec le circuit asiatique qui se met en place ?
C’est pour le moment un sujet polémique. Il faut attendre de voir la
première compétition pour formuler un avis éclairé.
Dans quelle mesure le roller peut-il se développer en Asie selon toi ?
L'Asie c'est avant tout un grand marché, donc un gros potentiel. Par
ailleurs les pays asiatiques sont différents. Certains riches et stables,
d'autres en plein essor. Pour la Chine par exemple, le goût pour les valeurs
modernes, "occidentales", est fort. Les villes modernes offrent de vastes
esplanades, mais n'intègrent pas forcément le roller comme mode de
déplacement urbain. Le roller garde un potentiel important dans ces pays
émergents : Chine, Indochine. Cependant ce phénomène de mode tend à être
éphémère, et ces nouveaux consommateurs volatiles. Certains pays (Corée du
Sud) connaissent déjà, sur la pratique acrobatique, des ralentissements,
baisse d'effectifs. D'autres pays plus riches intègrent difficilement cette
pratique de rue (Japon, Singapour).
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