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La saison a débuté sur une note mitigé.
Nous sommes à moins d'une semaine des élection à la F.F.R.S. et le
Grand Fond 2005 qui s'est tenu dans la ville de Grenade sur Garonne
ne semble pas avoir trouvé le souffle de l'édition précédente à Lyon
en 2004.
Avant même le début de la compétition, de nombreuses remarques ont
fusées sur les forums : manque de communication, parcours étroit,
portions de grattons...
Le sentiment des athlètes après course a d'ailleurs confirmé ces craintes,
hormis les soucis inhérents au parcours, il a aussi été question du
danger que couraient les patineurs au milieu de la circulation automobile.
Heureusement, le beau temps s'est invité pour cette édition 2005.
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Ghizlane
Samir
Championne de France du Contre la Montre
3ème au Marathon
3000m
Chrono
Pour le contre la montre, j'ai fait le vide autour de moi et je
suis restée concentrée pour tout donner. J'ai fait ma course comme
je l'avais imaginée et préparée. Je crois que j'ai fait un super temps
et surtout créé des écarts des écarts que je n'attendais pas.
C'est mon premier titre élite puisque lors de mes deux premières années
dans cette catégorie, j'avais obtenu deux troisièmes places en contre
la montre.
Marathon
Pour le Marathon, il y a eu peu d'attaques pendant la course, et j'ai
donc attendu. Le parcours ne se prêtait pas aux échappées avec d'interminables
lignes droites qui auraient facilité les points de mire et un revêtement
pour le moins gratton.
De plus, les filles relayaient bien, il y avait du rythme et je pense
qu'une échappée aurait difficilement abouti, d'autant que le Peloton
féminin était beaucoup moins fourni que le peloton masculin.
J'ai donc misé sur le sprint et la tactique. Dans ce groupe, on marquait
Angèle, la favorite. Je me suis placée derrière elle. Un peu avant
l'arrivée, le peloton a bougé et nous nous sommes replacés.
J'ai alors démarré à 150m du dernier virage et à environ 300m de l'arrivée.
Je suis sortie en tête du virage. Angèle a déboulé, suivie de Justine,
et elles m'ont dépassées sur la ligne. Justine lance la jambe alors
qu'Angèle se relève et mange ainsi sa rivale sur le fil. Ce fut un
joli week-end pour moi et pour mon retour au P.H.C. (Paris Hockey
Club)
Caroline Jean
(5ème au Marathon et 2ème au contre la montre)
Marathon
Il
y a eu pas mal de relais bien appuyés mais pas assez d'attaques à
mon goût. On savait qu'il fallait attaquer pour limiter le monde au
sprint lors de l'arrivée. Malheureusement, je n'étais pas assez en
forme. J'ai essayé d'attaquer deux fois, Caroline Lagrée a tenté également.
Justine n'a pas quasiment pas pris de relais pendant la course et
a déboulé comme un boulet de canon sur la ligne d'arrivée, à mon grand
étonnement. Quelqu'un de fort aurait pu attaquer dans les grattons,
en sorties de virages et les parties montantes. Je termine finalement
5ème au marathon.
3000m
Comme
à mon habitude sur ce type d'épreuve, je suis partie le plus
vite possible pour maintenir un bon rythme. J'ai bien aimé le fait
que la distance soit indiquée tout au long du parcours. Le parcours
était vraiment sympa avec la descente et l'organisation bien callée.
Je fini 2ème au contre la montre. Globalement je suis assez satisfaite
du week-end. J'étais très contente car Augustine Pithon a super
bien réussi son contre-la-montre, puisqu'elle termine première de
sa catégorie et 3e au scratch ! Et Sébastien Henry est 6e pour ses
débuts en élites. Le travail a été payant.
Quels sont tes objectifs pour
cette saison ?
Pour moi peu de F.I.C., mais surtout les championnats de France, avec
plusieurs W.I.C. comme courses de préparation, pour me confronter
au haut niveau. A la mi-mai, il y a le championnat de France sur route
à Lamballe et début juillet celui sur piste à Coulaines. Venez nous
y encourager, le spectacle vaut le coup !!!
Tu veux ajouter autre chose ?
Concernant les garçons de mon club (le P.U.C), Yannick Meilladec
a pu aider Sébastien Henri à attaquer chez les élites, avec Philippe
Renard également, j'ai trouvé ça génial ! En national, les garçons
se sont bien débrouillés sur le contre la montre, ils sont dans le
haut du tableau. Hélas ils se sont fait coincer sur le 50 km ; ça
n'est que partie remise. Il y a encore du travail pour nous tous
(juniors, seniors, vétérans), mais je suis contente de ce qui a déjà
été fait, on n'est qu'au tout début de la saison. Merci à tous les
gens qui m'ont encouragée !
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Peux-tu
nous résumer ta course contre la montre ?
5km contre la montre, en quasi ligne droite, en graton, deux descentes
jalonnent le parcours. C’est une première pour un championnat de France,
la course devrait être intéressante.
Je pars en dernier car j’avais gagné l’année passée, mon départ est
prévu à 12h25, je pars m’échauffer vers 11h45 en patin pour 20 minutes
au train, je resserre mes lacets, puis je fais trois accélérations
de 1 à 2 minutes.
Je m’installe dans l’aire de départ 4 minutes avant mon départ. Je
vois Alban et Pascal partir, j’essaie de me concentrer, le départ
se rapproche,le starter annonce 5… 4… 3… 2… 1… 0 !
J’ essaie de partir le plus vite possible, je sais qu’il y a la première
descente à 2 km et que je pourrais récupérer un peu, mais je ne trouve
pas mon rythme, je n’arrive pas à patiner comme un « robot », je n’arrive
pas à poser mon patinage, je lutte au lieu de me laisser rouler, je
sens le vent venir de ¾ face sur la droite, je cherche le meilleur
revêtement possible mais je ne trouve pas ce que je veux et je passe
trop de temps a naviguer de droite a gauche de la route, la descente
se rapproche je donne tout jusqu'à ce qu’elle commence, je vais pouvoir
récupérer un peu, mais une fois dedans je dois continuer à pousser
le vent est plus fort que je ne l’avais pensé.
La veille, à l’entraînement, j’étais a fond et je pouvais me laisser
rouler. Pas maintenant, puis je me déconcentre un peu, je cherche
à voir Pascal parti une minute avant moi. Je vois quelque chose au
loin devant mais je ne sais pas si c’est lui. La seconde portion de
plat arrive, je devais l’enchaîner à bloc jusqu'à la deuxième descente
mais je tarde à relancer. J’arrive dans la second descente et même
problème que dans la première. Au bas de celle-ci, on peut voir l’arrivée,
je donne tout ce qu’il me reste je sens que les gens n’ont pas la
même attitude que les deux dernière année, je sais que je ne gagne
pas avant d’avoir passer la ligne.
Peux-tu nous raconter ton Marathon ?
La
course est partie assez tranquille. Pendant à peu près 20 km Sebastien
Henri était devant seul. Il avait attaqué dès le départ, mais le peloton
est reste groupé derrière. Puis, peu avant le 2ème passage sur la
ligne la course a sérieusement accélérée. Je place un contre et je
tente de rattraper Sébastien Henri. Pour l’avoir vu sur plusieurs
French Cup l’année passée, je sais que ça peut être un bon compagnon
d’échappée. Mais le peloton chasse, et me rattrape juste quand je
suis sur le point d’effectuer la jonction. Ça contre et là je passe
un sale quart d’heure, pas facile de récupérer dans les roues sur
un circuit aussi gratton.
Ensuite la course est vraiment animée. Beaucoup d’attaques prennent
de l’avance mais les Salomon contrôlent. Finalement la « bonne » échappée
est composée de 5 patineurs, Franck Cardin, Sébastien Sergent, Julien
Levrard, Michael Mannezval et moi.
Puis, à environ 17km de l’arrivée, Franck place son attaque et s’en
va tout seul. Nous essayons de rester organisés et de rouler derrière
lui, mais il nous prenait toujours du terrain ! On a rien pu faire.
Franck gagne et on arrive à quatre au sprint. Je prends la 4eme place,
Mickael et Julien me précède, Sébastien fait 5eme.
Comment as-tu trouvé ce championnat de grand fond ?
Globalement je ne l’ai trouvé pas très bien organisé. Pas terrible
pour l’image de notre sport, Je trouve toujours dommage quand la seule
difficulté d’un circuit ait été le mauvais revêtement.
Sinon je pense qu’il a vu de beaux vainqueurs, Cardin, Contin, puis
Thierry Zocca, chez lui le jour de son anniversaire, c’est beau non
!
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Le départ a eu
lieu vers 15h00 sous un beau soleil. Dès les premiers hectomètres
Sébastien Henry s’est mis à attaquer à plusieurs reprises. Dans les deux
premiers tours, il était intenable et a réussi à s’échapper une fois en
compagnie de Philippe Boulard du Levallois sporting club .
A partir du deuxième tour , la course s’est animé fortement. En effet
les attaques ont commencé à fuser de partout. La course semblait très
ouverte. Plusieurs échappées prennent vie, mais toutes sont rattrapées
plus ou moins vite par le peloton, déjà amaigri par les attaques
répétées. Pourtant, de petits groupes ont réussi à s’échapper .Le
premier est composé d'Alexis Contin, Pascal Briand et Tristan Loy (si je
me souviens bien). Derrière, un groupe de chasse s’est formé avec
Sergent , Levrard et Sierra. Ce groupe revient difficilement sur le
groupe de tête a la chance de trouver sur son passage l’homme fort de
cette journée : Frank Cardin.
Peu après un groupe plus important s’est reformé en tête. Mais pas pour
longtemps ! Il explose de nouveau. Cette fois c'est la bonne échappée.
Elle était formée de Cardin, Lannezval, Loy, Sergent et Levrard. Les 5
hommes s’entendent bien et accentuent leur avance. Ils ne seront jamais
rejoint. Derrière, trois coureurs partent en contre : Boher, Boucher,
Provost, suivis par le peloton où l'on retrouve des hommes comme Gicquel,
Briand, Contin...
A deux tours de l’arrivée, Franck Cardin (Lamballe) ressort seul de ce
groupe. Il rallie seul la ligne d’arrivée en 2h06, avec 1’15 d’avance
sur ses poursuivants. Derrière, Lannezval doit lancer toutes ses forces
dans le sprint afin de s’adjuger la médaille d’argent devant un Julien
Levrard très combatif.
Résultats complets au format Excel
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