QUELQUES CONSEILS POUR BIEN CHOISIR SES PROTEGE-POIGNETS

Les chutes sur les poignets représentent plus du tiers des traumatismes enregristrés dans les urgences des hopitaux qui accueillent des patineurs. Normal, le réflexe en cas de perte d'équilibre nous pousse à nous rattraper à l'aide de nos mains. Voici quelques astuces pour ne pas se tromper dans votre choix...
On trouve des produits de qualités très variables sur le marché des protections de roller. Heureusement, les normes européennes ont permis de limiter la casse en imposant des cahiers des charges aux importateurs et fabricants. Il fut une période où l'on trouvait vraiment n'importe quoi dans les rayons. Vérifiez quand même la présence d'un étiquetage "CE".

Les protections avec plaque amovible : à éviter

Sans partir en croisade contre les protections telles que celle de l'illustration ci-dessus, nous tenons quand même à insister sur le fait que ce genre d'équipement ne sera fiable que si les bandes de cuir qui tiennent la partie métallique ou plastique sur laquelle on glisse en cas de chute est solide et peu sujette à l'usure.
Or, dans la plupart des cas, les chutes fréquentent viennent rapidement à bout des coutures qui tiennent ces pièces de maintien. Du coup, il peut arriver que lors d'une chute, la partie protégeant le poignet soit carrément éjecté ! On vous laisse imaginer les conséquences...

Les protège-paumes : prudence !

L'intérêt d'une protection de poignet est de protéger la main, mais aussi... le poignet. Or, les protège-paumes, comme leur nom l'indique, ne protège essentiellement que la paume des mains. Leur courte taille n'offre aucune sécurité sur l'articulation entre la main et l'avant-bras. elle n'empêcheront donc pas les fractures du poignet. Là encore, passez votre chemin si vous n'avez pas usage de ce type de matériel.

Les protections d'un seul tenant : une solution plus sûre

Privilégiez donc les protections moulées d'un seul tenant, telles que celles de l'illustration ci-contre. Elles évitent nombre de mauvaises surprises.
La partie inférieure est généralement intégrée à un gant ou tenue par des courroies. Les modèles à gant permettent un enfilage simple. Les deux systèmes de serrage se complémentent souvent. La partie supérieure doit être relativement souple pour éviter les traumatismes.
Les deux parties en dur doivent remonter suffisamment haut sur l'avant bras pour être efficace. Elles ne doivent pas être trop rigides car elles ne feraient que provoquer une lésion plus haut si elles maintiennent trop fortement le poignet.
Les protections classiques (courtes et rigides) sont au départ prévues pour empêcher les traumatismes du talon de la main lors des glissades sur le bitume (il s’agit pour l’essentiel de plaies).
Le mécanisme principal des lésions osseuses est dû à une hyperextension du poignet qui provoque la fracture par compression de l’extrémité inférieure du radius (fracture très fréquente en roller mais aussi en snowboard par exemple).
L’inconvénient des protections courtes rigides est qu’elles transmettent la force de compression au niveau de l’extrémité inférieure du radius juste au dessus de l’articulation du poignet, soit juste au niveau supérieur de la protection !
C’est pourquoi nous préconisons plutôt le port de protections plus longues et plus souples qui ont l’avantage d’encaisser et d’amortir les forces de compression et qui ont fait la preuve de leur efficacité.

Ne pas trop serrer

Pour éviter les fractures sur l'avant bras, veillez à ne pas trop serrer l'arrière de votre équipement. Si l'avant-bras ne dispose pas d'un minimum de liberté, une fracture pourrait intervenir au dessus de la protection.

Choisir sa taille et ne pas inverser les mains

Comme pour les gants, les protections de poignet ont un sens. La plupart des fabricants indiquent sur les paumes ou sur une étiquette quelle main correspond à quelle protection : "L" pour "Left" (gauche) et "R" pour "Right" (droite). Lorsque vous avez mis les protections, orientez les paumes vers le sol. La partie renflée des protections doit toujours être en dessous.
Les tailles fonctionnent comme pour les gants ou certains vêtements : S, M, L. Si vous ne connaissez pas votre taille, enfilez la protection. Si elle est trop petite, vous aurez des difficultés à la mettre. Si elle est trop grande, elle aura du jeu une fois serrée et elle remontera trop haut sur les phalanges.

Les prix ?

On trouve de tout, surtout dans les packs complets (coudes, genoux, poignets), mais il faut se montrer vigilant sur la qualité. Comptez environ 15 € pour une bonne paire de protections de poignets en entrée de gamme. La moyenne des produits de bonne facture est accessible aux alentours de 20 €. Comptez jusqu'à 25 € voire 30 € pour les paires les plus évoluées. Tout dépend de la discipline concernée.

Les protections de poignet en roller agressif

En street et en rampe, les riders privilégient les gants renforcés (quand il mettent des protections, ce qui est loin d'être le cas tout le temps).
Ils permettent de mieux catcher le coping des rampes, mais aussi d'éviter les échardes sur les U en bois. S'ils sont équipés d'une barre de renfort ou équivalent, leur utilité est bien supérieure à une simple manique.
Si vous débutez et que vous ne passez pas votre temps à faire des grabs, choisissez un produit avec une partie rigide sur la paume comme pour la randonnée.
En agressif, les chutes sont fréquentes et parfois brutales, ne négligez pas votre santé sous prétexte de faire comme les copains "no pads".

Les protections de poignet en vitesse

Les patineurs de vitesse pourraient mettre des protections de poignets classiques identiques à celles du fitness, mais elles gênent en peloton. Les gants de vélos sont très pratiques et peuvent être utilisé pour peu qu'ils soient un peu renforcés. S'ils ne protègent pas des fractures du poignets, ils limitent les écorchures et les brûlures. Si vous vous sentez moins en confiance, un protège-poignet classique peut tout à fait convenir. On trouve maintenant des protège-paume spécialement conçus pour la vitesse. Ils sont d'ailleurs utilisés de plus en plus fréquemment en élite.

Les gants de Hockey

L'important est d'avoir une bonne prise en main de la crosse. Évitez les protège-poignets classiques qui gênent considérablement. Les gants sont obligatoires en roller-hockey.

Et en descente ?

Certains riders utilisent des gants de jardinage en complément des protections de poignets classiques pour éviter les brûlures aux extrêmités. Le problème est que cela ne glisse pas bien sur le bitume. D'autres renforcent leurs protections avec des morceaux de métal ou de plastique. La descente, c'est un peu le monde de la débrouillardise et de l'inventivité.

Conclusion

Le choix des protections de poignet doit se faire aussi sérieusement que celui des rollers. Si vous avez un budget limité pour l'achat de vos patins, comptez quoiqu'il arrive 15 à 20 € supplémentaires pour vous équiper de protections de poignets quite à prendre une gamme de roller légèrement inférieure. Le prix n'est pas forcément synonyme d'efficacité, ne vous jetez donc pas non plus sur les haut-de-gamme.
Les main ne comportent pas moins de 27 os chacune, ce sont des membres complexes qu'il faut protéger. Nos mains sont nos principaux outils de travail. Elles nous servent tout au long de la journée, certaines personnes l'utilisent même pour parler. Ne les négligez pas !
Les différentes protections de roller
Rubrique "protections" de HawaiiSurf
test des protections Flexmeter

Jacrock a écrit le 17/05/2010 à 17:52:20 :

Super intéressant comme sujet, vu que je savais pas trop quoi prendre merci.




Helene a écrit le 24/08/2010 à 21:17:15 :

J'ai acheté des protections de poignets d'un seul tenant et j'étais étonnée qu'elles soient relativement souples, me voilà rassurée... merci!



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