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Le 05 September 2005 à 00:00 | mise à jour le 04 March 2015 à 20:03

One Eleven 2005 : 111 km au coeur de la course de roller la plus longue d'Europe

One Eleven 2005 : 111 km au coeur de la course de roller la plus longue d'Europe

Pour l'édition 2005, l'organisation a vu débarquer les patineurs des teams internationaux. Ils sont venus se joindre à quelques spécialistes de la longue distance tels que Franck Cardin (SAAB Salomon World Team), Tristan Loy, Matthieu Boher, ainsi que quelques patineurs suisses qui se sont particulièrement bien entraînés pour cet événement. Nous vous proposons ici deux récits distincts : celui de Clairette et le bilan des courses élites...

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La course de Saint Gallen vue par les Yeux de Clairette et Ghizlane Samir

La course de Ghizlane Samir (élites femmes)

Après 9 h de voyage en train, j’arrive enfin à destination. Je rencontre tout ce bon monde suisse très accueillant, comme à l'accoutumée. Et quel plaisir de voir les potes parisiens qui sont venus en nombre ainsi que mes camarades d’entraînement du P.H.C. (Paris Hockey Club).
Le lendemain, le sol est sec à 6h30, l’heure de l’échauffement. La ville est encore endormie et des petits hommes tout colorés avec un champignon sur la tête rodent dans les petites rues de la cité.

7h l’heure du départ. La pluie arrive au rendez-vous ; en tout cas moi ça m’arrange ;), mais j’avoue que cela était vraiment désagréable pendant les 3 h 44 de course.

Au départ Pia Knecht décide de coller le peloton des hommes, ce qui est normalement interdit et sanctionnable d'une disqualification directe. Hélas donc, je suis obligée de la suivre ainsi que toutes les filles. J’avoue que c’était très excitant de se tirer la bourre avec les garçons ; nous étions bien réveillées et déchaînées. Malheureusement, certaines filles dont Anne-Claire Maillard sont tombées dans cette excitation ingérable derrière.
Au bout de 30 Km, les filles décident de laisser partir les hommes. Enfin, tout de même, nous avons notre course à jouer entre femmes. Mais l'une d'entre nous n’avait pas dit son dernier mot, et s’acharna à suivre les hommes. Tout le monde la rappela à l’ordre mais rien n'y fit et enfin, l’arbitre trancha.
Il y eu beaucoup de chutes dont celle à l’arrière du peloton de Pia Knecht; la descente dans la forêt était vraiment dangereuse sous la pluie et lors des dépassements des fitness qui se trouvaient dans toutes les trajectoires possibles. Par la suite, il y eu bien des attaques mais nous avons surtout roulé à un bon rythme.
Le terrain associé à la pluie ne m'ont pas permis de tenter ma chance toute seule. Et, avec l'absence de beaucoup de celles que je côtoie habituellement lors des courses internationales, la bonne occasion à deux ou trois ne s'est pas présentée.
Dans les 20 derniers kilomètres, le marquage était encore trop serré pour que j'arrive à m'échapper. Le sprint arrive et là, le grand stress; nous sommes 7 et tout le monde se bat pour la première place; pour ma part, je décide de marquer le team Salomon, mais à 500 m de l’arrivée nous nous sommes retrouvés à l’arrière du peloton. Mauvais signe. Le team Salomon ayant été scindé, Pia Knecht décide de lancer le sprint et je suis dans son sillage (parfait pour moi). A ce moment, Nicole Begg nous suit. Dans un virage à 300 m de l’arrivée, je la sens derrière moi et je serre la corde ; plus de possibilité de me passer à ce moment. Sauf qu'elle arrive avec une plus grande vitesse, me rentre dedans et cette manœuvre lui permet de passer à la corde. Quant à moi, j’évite tout juste l’herbe et dois redémarrer; mauvais avant de traverser le hall sec ! Là, je ne joue plus la 1ère place mais arrive à sauver la 3ème, par miracle. Les autres filles ne me doublent pas à cause de leur accrochage également…
Je voulais prendre ma revanche d'il y a deux ans où j'avais été battue sur le fil par une italienne de Fila Mentos et aussi de l’année dernière où, clavicule cassée, je n'avais pu défendre mes chances. Hélas, les circonstances de fin de course ne l'ont pas permis, alors je reviendrai l’année prochaine ;), pour plus de plaisir.

La course de Clairette

Le départ se fait depuis Dijon avec Fabrice, mon chéri. Passage par Prémanon (jura) où on retrouve notre ami Yves, skieur de fond. Je ne peux pas dire grand-chose du trajet étant donné que j’ai « dormi par anticipation » !
Arrivés à St Gallen, on tourne en rond pour trouver le fameux « OLMA », on baraguine « roller speed » aux flics qui nous indiquent vaguement une direction, puis on suit une voiture de Français qui nous mène à bon port.
Nous sommes très impressionnés déjà de la simplicité et rapidité pour retirer son dossard. Nous découvrons avec surprise et bonheur le confort de ce « OLMA », il y a de la place, même des nappes sur les tables ! Pas besoin de faire la queue pour manger, les serveurs du self sont rapides et c’est bien rôdé ! Pâtes, pour changer. Choix entre bolognaise, tomate ou carbonara.
Aller aux toilettes est un bonheur, il n’y a pas de queue et c’est très propre, rien à voir avec les 24 heures du Mans ! On décide d’aller se coucher à 21h30, c’est très agréable de dormir sur leurs gros matelas en mousse (je m’attendais à des tapis de sols !), il n’y a pas un bruit, les lumières s’éteignent progressivement … malgré l’excitation de la course, on dort tous à peu près bien.
Le lendemain matin, lumières à 4h45 précises, sans difficultés vu tout ce que j’ai dormi la veille dans la voiture ! On est tellement content d’être au jour J qu’on se lève sans mal, petit dèj’ monumental et pas besoin d’attendre pour se servir, on peut même se faire des spaghettis bolo si on veut (secret de star : Ghislane a pris des pâtes). Dehors, à notre plus grande surprise, c’est sec et sans vent malgré toute la flotte de la veille. Le ciel est couvert, mais pour l’instant pas de pluie…je croise les doigts !
C’est le moment des dernières préparations : pipi (ma hantise d’avoir envie de faire pipi pendant la course…), pansements sur les talons, trouver le bon serrage des patins … Gloups, c’est déjà l’heure ! Grosse boule dans le ventre. Ca fait des mois qu’on pense à cette course, qu’on se prépare physiquement et psychologiquement et de penser que le départ est dans quelques instants, ça fait quelquechose ! Est-ce que je tiendrai le coup ? Qu’est ce qui va lâcher en premier, les cuisses ? Une chute ? Les pieds ? Envie de pipi ? Le moral ?
Je tâche de retrouver les filles et surtout Solen, que j’ai motivée il y a quelques semaines pour s’inscrire. Les filles qui le souhaitent peuvent partir d’un endroit différent. Il s’agit d’une rue presque parallèle, légèrement en contre-haut du départ des hommes. A peine le temps de s’avancer un peu dans le paquet et « pan !»  le top départ. Pour moi le moment le plus impressionnant de la course : Comme nous sommes plus en hauteur que les hommes, nous prenons tout de suite un peu plus de vitesse, surtout les Elites qui partent comme des balles devant. Du coup, quand on retrouve les hommes, on arrive au niveau du peloton de tête ! Moment extraordinaire, on patine quelques secondes (bah quoi, c’est déjà pas mal !) à côté des pros, c’est hallucinant ! Dommage que je ne tienne pas le choc, ce moment fut court mais plein d’émotion !
Je me fais doubler par pleins de mecs,  mais je ne m’en fais pas du tout. Je guette mon chéri qui ne devrait pas tarder à me doubler à son tour. J’essaie de suivre un gars avec un short à fleurs orange qui roule à peu près comme moi. Au moment où, à bout, je le lâche (on a beau dire qu’on y va tranquille, on ne peut pas s’empêcher de se mettre dans le rouge …), Fabrice me rattrape, je décide de prendre sa roue et j’ai bien raison ! Il est surpris que je reste derrière lui mais on continue ensemble. On va de gros pelotons en gros peloton, c’est assez dense au départ. Le bitume est parfois tellement lisse qu’on dirait un tapis de super marché !
A peine le temps de se mettre les idées en place, c’est déjà le km 20, je suis toujours dans la roue Fabrice…et c’est sec ! On passe la descente où il y a des tapis sur le côté à fond les ballons, c’est super !
Plus tard, dans une descente où je ne me suis pas très bien lancée, je décroche mon peloton, ceux de derrière me doublent au lieu de me pousser, je ne peux rien faire ! Je les vois tous s’éloigner…. Je suis déçue de me dire que je ne pourrai pas rester plus longtemps avec Fabrice, mais je sais que je ne suis pas seule et que pleins de pelotons sont derrière moi ! Je rattrape un gros groupe de filles, je roule un moment avec elles. Elles me lâchent dans une côte. Devant moi, une autre fille est lâchée. Je me dis que je vais la recoller … je me rapproche, je me rapproche, et je me rend compte que c’est JANA Olssowa de Mont Blanc roller ! Je lui dis « aller, viens on les recolle ! » trop contente de rattraper une nationale qui était bien plus forte que moi l’année dernière à la F.I .C. en open.
On se fait happer par un grand groupe d’allemands (ils m’aboient des trucs en allemands, je dis « yes yes » sans comprendre), je m’accroche bien, et là le rythme augmente sacrément sur une 5 ou 6 km. On double le groupe de filles, quelques unes s’accrochent et on recolle un gros peloton. Et là, dans un virage, j’aperçois mon chéri à la tête de ce peloton ! Un quart d’heure plus tard, j’en ai marre de faire le yoyo, je décide de passer devant et de rejoindre Fabrice. Malheur à moi, je suis suivie et du coup je mets un beau bazar dans le groupe ! A peine les retrouvailles fêtées, tous ceux qui m’ont suivi nous doublent et on se retrouve à nouveau vers la fin du peloton.
De côte en côte, de descente en descente, le groupe s’éparpille. Mon chéri lève parfois le pied pour rester avec moi … Des économies d’énergie qui lui permettront de faire la fusée dans les derniers kilomètres.
On roule parfois seuls, parfois avec des petits groupes … on est tellement heureux de pouvoir partager ce moment extraordinaire ensemble ! Au kilomètre 50, il se met à flotter. Je vois les patineurs qui arrivent en face et qui sont de retours. On se fait doubler par de petits pelotons que l’on suit parfois sur un ou deux km. Je me dis que Yves, Jana et Solen ne doivent pas être loin. Sur le retour, je fais coucou aux patineurs venant en face. Et là, surprise, alors que je ne la croyais pas loin, je vois Solen que j’encourage. Elle patine seule, je me dis qu’elle doit en baver. Je ne comprends pas comment j’ai fait pour être 15 km devant elle alors qu’elle m’a gratté en beauté à Dijon ! Connaissant la grimpeuse, je me dis qu’elle se réserve pour les côtes de la fin.
Fabrice et moi commençons tous les 2 à sentir des douleurs dans les pieds, c’est peut être par là que je vais craquer …comme le sol est glissant et que j’ai des roues neuves, je n’ose pas me lâcher ni en descente ni en virage. Du coup, je n’arrive jamais à rester dans un peloton. Fabrice m’attend à chaque fois … je me dis que je le ralentis. En plus, je sais que les grosses côtes de la fin approchent. Un moment je prends un virage trop large et j’envoie le gars derrière moi dans l’herbe… il ne tombe pas, ouf ! Je suis rouge de confusion…
Au kilomètre 85 ou 90, Yves nous double. Venant d’un grand habitué des longues courses de ski de fond, cela ne nous surprend pas. On le compare à une pile Duracel…On ne pense même pas à prendre sa roue !
Au km 95 je n’en peux plus, j’ai mal aux pieds, j’ai du mal à respirer et je commence à avoir envie d’aller aux toilettes. Un gars nous double, en condition normale je n’aurais pas eu de problèmes pour l’accrocher mais là impossible d’augmenter le rythme. Je fonds en larme, ce sont les nerfs qui lâchent et supplie plusieurs fois à mon chéri de partir avec lui, que je l’ai assez ralenti comme ça. Hop, je le vois partir devant avec son beau patinage, je souris.
Il ne me reste plus beaucoup de kilomètres. Je demande combien il en reste à des gens et tous me disent un truc différent. J’en bave. Je pleure dans toutes les côtes, surtout quand je vois ces gens qui m’encouragent à coup de son de cloche et de « hop hop hop »… ça me fait quelquechose dans le cœur que je ne peux pas maîtriser ! C’est très émouvant. Au dernier ravitaillement je me pointe toute seule, et chacun me tend un truc « Iso ! Water ! » Ca me gêne de rien prendre !
Les dernières côtes sont vraiment dures, surtout pour le moral. Des gars me doublent, des filles aussi, alors j’enrage un peu, je redonne deux malheureux coups de patins et les regarde s’éloigner. Je ne fais plus d’effort pour avoir une belle technique, je m’en fous, je veux arriver en haut de cette côte et faire pipi ! Les derniers km sont 50 % douleur et 50 % joie, joie de sentir la fin approcher, de me dire que je l’ai fait !
Enfin, après une mini cote très raide où j’ai failli repartir dans l’autre sens, voici la ligne d’arrivée, ouf ! Ca y est, j’ai fini. Je suis là, complètement démunie, en pleurs, sans parvenir à connecter deux neurones pour décider de m’asseoir. Enfin je trouve une place sur un banc, je mets bien 10 minutes à ôter ces étaux que j’ai aux pieds dans lesquels je fais floc floc depuis 2 heures et demie. Des gens alarmés me demandent si je suis OK je dis "I'm OK, I’m Happy !!!" et je rigole, je n'arrive pas à ôter mes patins et en plus je suis frigorifiée et j'ai envie de faire pipi .... Je passe enfin aux toilettes, ah, le bonheur !
Je vais clopinant comme je peux au vestiaire, toujours en larme avec un grand sourire et là je retrouve Yves et mon chéri.  Je dois faire une drôle de tête parce qu’ils se foutent bien de moi ! Je suis consolée et félicitée, et bientôt douchée … Ouf, c’est fini, ouin, c’est fini !
Ce qui est extraordinaire c'est que Fabrice et moi avons patiné 95 km ensemble, je ne sais pas si beaucoup de couples peuvent partager ces longs moments ensemble. C'est vraiment magique.
Je n'ai jamais vu une course de si bien organisée (80 € l'inscription quand même), ravitaillement à moto (eau, isotar, barres énergétiques, fruits ...), les gens qui nous encouragent même sous une pluie battante avec les cloches et les "hop hop hop" traditionnels du ski de fond... Bitume nickel, pour des petites routes qui passent devant les cours de fermes, bravo les Suisses !!!!

Voici les résultats

Meilleurs hommes : 3h19 soit du 33 km/h de moyenne !!! C'est incroyable de tenir 111km à ce rythme !
Meilleures femmes : 3h44, chapeau. Apparemment elles se seraient gamellées au début ?
Yves : 4h08 (bravo…) malgré une chute apparemment spectaculaire au dernier kilomètre mais plus de peur que de mal.
Fabrice : 4h11, en m’ayant attendu souvent.
Moi : 4h19.
Je suis vraiment épatée de nos performances. Vu le temps atroce, je visais plutôt les 5h00 ...  Je termine 21 ème fille et 13 ème de ma catégorie. Sauf que dans ma catégorie courent aussi les élites (c'est comme ça en suisse) les Nicole Begg, Ghizlane Samir .... Je ne termine qu’une demi heure derrière ! Au scratch général, je dois être 220 ème sur plus de 900 participants !
Mis à part ces 20 dernières satanées bornes, c'est passé comme une lettre à la poste. Le dimanche se termine avec les genoux tous rouillés. Un bon mal de dos pendant eux jours et hop c’est reparti pour l’entraînement, c’est que la Transroller approche ! Vivement l’année prochaine, je croiserai les doigts pour qu’on ait le beau temps ! 

La course élites hommes

Le départ est donné à 7h du matin et regroupe des patineurs de tous les niveaux qui sont venus en découdre avec les dénivelés. Imaginez un ruban d'asphalte lisse qui s'étend à travers les paysages suisses et pimenté par quelques montées et descentes impressionnantes. Les attaques et les abandons y sont monnaie courante. Les ravitaillements sont fréquents, complets et variés :
Comme les gens ont l'habitude de la dire, le climat change facilement dans la région après le 15 août... la pluie n'a pas démentie et s'est abattue sur la course. La température de 13°C , l'eau et les routes glissantes mettent les organismes à rude épreuve. Les chutes sont inévitables.
Du côté des élites, Franck Cardin (Saab Salomon) et Arnaud Gicquel (Saab Salomon) s'élancent comme s'ils partaient pour un marathon. Un groupe d'une vingtaine de patineurs prend la tête et relaie. Après 60km, Cardin et Gicquel essaient de s'échapper l'un après l'autre mais sont à chaque fois rejoints par d'autres patineurs tels que Massimiliano Presti (Fila International), Tristan Loy (Inline St.Gallen Speed), Matthieu Boher (Team Nantes Atlantique), et Nicolas Iten (Fila Mentos)(Fila Mentos). A 20km de l'arrivée, Arnaud Gicquel est touché par une crampe et doit réduire sa vitesse.
Franck Cardin continue à suivre la tête de course. Ces derniers kilomètres sont redoutables à cause d'une longue côte qui amène à la ligne d'arrivée.
La dernière attaque est décisive, Nicolas Iten (Fila Mentos), le nouveau champion d'Europe du Marathon franchit le premier la ligne d'arrivée. Il est suivi par Tristan Loy et un peu plus tard par Marc Christen. Franck Cardin termine 5ème une semaine après sa victoire à Berne. Arnaud Gicquel qui redémarre tout juste sa saison, suite à sa blessure à la clavicule prend la 9ème place au scratch et la 4ème place de sa catégorie.

Résultats

Course élite hommes

1. Iten Nicolas, Fila Mentos Team, 3:19.05
2. Loy Tristan, Inline St.Gallen Speed, 3:19.12,71
3. Christen Marc, Bont International, 3:19.21,46
4. Presti Massimiliano, Fila International, 3:19.21,86
5. Boher Matthieu, Team Nantes Atlantique, 3:19.28,40
6. Cardin Franck, Saab Salomon World Team, 3:19.46,84
7. Perthuis Benoit, World Inline Center 3:20.14,48
8. Henry Sébastien, 3:20.32,60
9. Gicquel Arnaud, Saab Salomon World Team, 3:21.40,46
10. Thalmann Peter, World Inline Center, 3:22.08,77

Course élite femmes

1. Begg Nicole, Saab Salomon Switzerland, 3:44.39,70
2. Knecht Pia, Saab Salomon Switzerland, 3:44.42,15
3. Samir Ghizlane, World Inlincenter Model, 3:44.46,25
4. Stenekes Nienke, Athleticum Rollerblade, 3:44.46,82
5. Mailard Anne-Claire, 3:44.46,92

Liens utiles

Galerie photos du site Redus.ch
Les résultats

Texte : Clairette
Texte et photos des courses Élites : Aurélie Bouvet
Mis en ligne  le 05 September 2005 - Lu 1787 fois


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