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Le 30 January 2020 à 15:12 | mise à jour le 01 May 2020 à 08:34

Portrait : "Jean Jean" Chanet, ramp-rider (Belgique)

Portrait :

Nous avons récemment mis en lumière quelques champions de rampe comme Nicolas Mougin ou encore Otto Bolanos, Eito et Takeshi Yasutoko. Continuons notre série des légendes du half-pipe encore en activité avec "Jean Jean" Chanet !

Mis en ligne par  Alexandre CHARTIER

L'époque dorée du roller aux X-Games

Le roller occupait une place importante de la scène médiatique dans les années 90 et les grandes marques y investissaient avec moins de parcimonie qu'aujourd'hui. Les grandes compétitions pouvaient être retransmises en direct à la télévision. Quelques riders bénéficiaient du sponsoring des marques.
Le Belge Jean Chanet, allias "Jean Jean" a fait partie des figures emblématiques de l'époque, en décrochant des médailles dans de nombreuses compétitions de vert' de l'époque aux X-Games, à l'ASA ou encore au NISS.

Jean Jean a fait partie des riders sponsorisés par Roces, au même titre que Tom Fry ou René Hulgreen. Il possédait même son propre pro-modèle de grind plate chez Fifty-50, sa roue signée chez la marque Australienne Cozmo.

Il n'a pas raccroché les patins et continue à vivre sa passion, même s'il a mis de côté sa carrière de sportif professionnel.

Bonjour Jean-Jean. A quelle époque as-tu chaussé des rollers pour la première fois ?

Jean Chanet en rampe en 1997J'ai commencé le roller en 1986 avec des patins ajustables en métal. Ils se fixaient à la chaussure grâce à de petites lanières en cuir. Ils avaient des roues en plastiques cassantes avec un semblant de roulements. Puis, un jour, avec une copine d’école, nous sommes allés dans une patinoire nommée le « Disco Rollerskate » à Wavre, capitale de la Wallonie.

Là, j'ai découvert de « vrais » patins avec la chaussure fixée à la base, avec des axes des roues, et roulements vraiment rapides. Longtemps j’ai loué ces rollers pour leurs qualités incomparables comparé à mes patins. 2 ans plus tard, j’achetais une paire plus ou moins similaire. J'avais une seule idée en tête, les améliorer.

J’ai transformé complètement ces patins et j’ai créé MA première paire de « qwads » ! Progressivement ces patins se sont élargis via des axes de skate un peu plus larges, puis des roues dures et une bonne paire de « shoes ». La transformation n’a pas été pas instantanée, car ces produits n’étaient pas disponibles partout, et ils étaient également hors de prix.

Les premières années, je pratiquais essentiellement sur le plat. J’ai faisais courses de vitesse, je recherchais de bonnes trajectoires. J’apprenais les bases. Puis, rapidement, les « jumps » ont commencé. Ensuite, une mini-rampe est apparue dans cette patinoire, puis également un half-pipe.

Les patins étaient en évolution constante. Nous développions nos premières barres de slide entre nos axes. Nos figures étaient complètement copiées des skateboarders, tout était à créer, à inventer. Nous n’avions pas d’exemples ou de modèles, nous étions libres et créatifs.

Un petit groupe s’était progressivement formé, composé de :

Issame Tomba, Gauthier Piret, Michael Perpette, Pascal Pire, Yvan Suarez, Christophe Melahrinidis, Michael Rimé, Benoit Hautin, Alain Ghyssens, François Pierre, Benjamin Speyer, etc. Les sessions prenaient de plus en plus de place dans nos semaines d’étudiants.

Nous étions tous en quête de mini-rampe, spine, half-pipe sur Charleroi Lodelainsart, Brugge, Louvain La Neuve, Wavre, Leffinge, tous motivés à prendre la dose d’adrénaline tellement convoitée.

Plus tard, j’ai rencontré Toto Ghali, Taïg Khris ou encore Olivier de Grégorio aux championnats de France half-pipe de Valenciennes, avec mes deux amis Issame Tolba, et Benoît Hautin. Ceci grâce à une personne Pap’s (Charles Lemaire) qui nous avait proposé de nous y emmener.

Pap’s tenait une boutique dans la patinoire le « disco rollerskate ». Il était également constructeur de rampes. Il y eut le premier parc skateboard fin des années 70 en Belgique à Louvain-La-Neuve, dans les parkings souterrains et fondations de cette ville, devenue énorme à présent.

Stephane Oerder, ex team manager Rollerblade Europe venait carrément d’Allemagne pour rider en quads ce parc de précurseur ! J’ai halluciné le jour où j’ai découvert cela. J’en ai parlé avec lui plusieurs fois et actuellement encore cela reste incroyable pour moi.

Suite à cette compétition de Valenciennes, des liens se sont tissés rapidement avec Toto, et forcément le bowl de Marseille était à découvrir rapidement. Le roller, la passion prenaient de plus en plus de place dans ma vie.

En 1995, s’est opérée une grosse transition : je suis passé aux patins in-line. Une autre grande aventure a démarré, cette fois-ci vers l’international. Toto Ghali m’a permis de tenter l’aventure, par ses conseils, son partage de passion, la  motivation, bref, son support.

En 1995, j’ai quitté l’école, ma famille, ma copine. Toto et moi sommes partis en tournée pour un mois. J’avais l’équivalent de 100 Euros en poche. Nous étions avec Stephane André (skateboarder) et Salim (graffeur). Direction l’Allemagne en Van VW Transporter.

J’ai rencontré et sympathisé avec Matthias Knoll de Powerslide, il a accepté de me sponsoriser. Après quelques arrêts en Allemagne, nous avons pris la direction de L’Italie.

Jean Chanet en session dans un bowl en 2018Toto y était attendu pour faire des démonstrations Half-Pipe avec Marcos Longares, Raphael Sandoz Claus Dieter pour Rollerblade. J’y ai rencontré Stephane Oerder, le manager Rollerblade Europe qui m’a laissé rider et lui montrer mes quelques capacités. Je n’étais pas encore prêt pour gérer des runs complets et faire des démos, m’a-t-il dit.  J’étais vraiment déçu, frustré. Quelques jours après, je prenais le chemin du retour.

Je rentrais motivé plus que jamais j’étais décidé à atteindre le bon niveau, prêt à rider tous les jours, à gérer et à canaliser mon énergie, à enchainer des sessions durant des heures jusqu'à l’apparition des crampes comme signal d’arrêt. 

Je ne pouvais pas m’arrêter. Je voulais absolument vivre de nouvelles expériences, bouger, trouver de nouveaux bons spots.

J’ai fait ma première compétition « blade » à Amsterdam (RAI Unlimited Contest). J’y ai rencontré Dallas Carlin, une magnifique rencontre et le début d’une grande amitié. J’ai fini troisième en vert’ et il a terminé troisième en street.

Mon présent n’était plus qu’entièrement consacré à rider, tout était planifié et dirigé roller, et sessions. 2 semaines plus tard ; je repartais avec une nouvelle équipe : direction Châteauroux.

Au programme : sessions half-pipe, avec Vins, Mattéo et Toto durant plusieurs jours. Ensuite, nous avons pris la direction de Hanovre avec une petite compétition half-pipe au menu. Nous avons aidé au montage/démontage de la rampe, et j’ai fait la connaissance de Paul, le patron de Vertical Rampes.  J’y ai également rencontré le patron : Mr René Hulgreen. Il a apprécié mon ride, car suite aux sessions lors de cette compétition, René a parlé de moi à Olaf Shenk (distributeur Roces Allemagne) qui m’a contacté en laissant un message sur le répondeur téléphonique chez mon père.. la bonne surprise à mon retour ! Ma « carrière pro » a commencé.

Qu'est-ce qui t'a amené à pratiquer la rampe plutôt qu'une autre discipline ?

La rampe m'a toujours attiré car elle est impressionnante, imposante et belle, parfois inaccessible. Ses courbes sont vraiment agréables à pratiquer, la relance est constante comme également lors d'une session dans un bowl.

"Toutes les rampes sont différentes. Elles ont toutes un vécu, une histoire. Elles sont comme des oeuvres d'art. Chacune d'elles nécessitent un temps d'adaptation pour en profiter pleinement."

Il faut acquérir de l'expérience pendant plusieurs années avant de s'amuser vraiment. Ce n'est pas un jouet, il ne suffit pas de s'avoir juste patiner pour en profiter au maximum. Il faut beaucoup de concentration et une très bonne condition physique pour bénéficier d'un plaisir si fort et unique. Lorsque tu arrives à enchainer un run complet de 45 secondes ou plus, trick sur trick, c'est une addition de shoot d'adrénaline hallucinante. Je n'ai encore rien trouvé d'aussi sain et si puissant.

Pour toutes ces raisons, j'aime cette discipline plus que toutes les autres auquel je me suis essayé.

Jean Chanet au skatepark Rampaffairz en 2017

As-tu pratiqué d'autres disciplines du roller ?

j'ai fait du saut, puis un peu de roller street, un peu de roller hockey, mais rapidement les courbes m'appelaient.

Pratiques-tu d'autres sports en parallèle ? Pour le plaisir ou à l'entraînement...

Plus jeunes j'ai testé pas mal de sports dans différents clubs, car je débordais d'énergie : basketball, football, ping-pong, natation, judo... mais aucun ne me donnaient la possibilité de créer de personnaliser ou d'innover. Donc une fois que j'ai découvert le roller, les skateparks et les rampes, mon choix a été clair. J'ai enfin trouvé mon « sport ».

Actuellement je fais un peu de jogging pour le cardio, et du VTT pour muscler les jambes. Je fais des sessions une ou deux fois par semaine, pour garder les précédents acquis, c'est le top.

Quels sont tes meilleurs et tes pires souvenirs liés au roller ?

Jean Chanet en cross rocket air dans un magazineLes meilleurs souvenirs sont toutes ces rencontres, et ces amitiés créées via cette passion, durant plus de 30 ans, c'est énorme et surprenant. Tout ces beaux pays et skateparks découverts, le roller me fait encore rêver. Je suis content d'avoir participé au développement de ce sport et indirectement de son industrie. Actuellement je continue à développer certains projets, et produits.

Les pires moments de ces années de passion sont d'apprendre la perte d'amis ou de connaissances dans le milieu, partis trop tôt, trop vite parfois par choix ou par accident.

Qu'est-ce qui te motivait à participer aux compétitions ?

J'avais surtout envie de me dépasser, de rouler pour moi-même et pour conserver mes sponsors. Je n'ai jamais roulé pour être numéro 1. L'esprit de ces compétitions était plutôt de réunir un grand nombre de riders qui partageaient la même passion. Comme 95% des riders de l'époque le diraient, Lausanne a été l'épreuve des années 90 qui réunissait plus de 200.000 personnes uniquement autour du quad et du inline.

Quels étaient les événements les plus marquants de l'époque ?

Je me souviens d'avoir regardé la télévision à cette époque, et un jour d'avoir vu de la rampe aux X-Games. J'y ai vu Caesar Mora, Tom Fry, Manuel Billiris, Matt Salerno, ou encore Arlo Eisenberg. Cela m'a beaucoup impressionné parce que je roulais encore en quad à l'époque. Huit mois plus tard, je participais aux X-Games II avec eux ! Pour moi, c'était incroyable, que ça soit arrivé si vite. Tout cela n'aurait pas pu se produire sans Toto Ghali.

Comment as-tu décroché tes sponsorings avec Roces et Cozmo ?

A cette période, je roulais avec des roues Cockroach. C'était les meilleures roues de roller quad du moment. Elle étaient d'origine australienne et issues de l'industrie du skateboard. Elles n'étaient pas dédiées au quad, mais elles étaient parfaites pour pratiquer en patin traditionnel. Six ans plus tard, j'avais mon pro-modèle de roues Cockroach sous le nom de Cozmo. Je ne croyais pas que cela serait arrivé un jour.

Qu'est-ce qui t'a fait quitter Roces pour rejoindre Bauer ?

J'ai décidé de quitter Roces parce que j'avais besoin de m'exprimer davantage au sein d'une équipe et d'être plus écouté. J'avais envie de m'impliquer dans le développement des produits. Le team Roces était tellement énorme que j'avais le sentiment que mon avis n'était pas entendu.

Qui étaient les patineurs les plus connus de l'époque ?

A cette époque, les riders les plus emblématiques étaient Issam Tolba, Rene Hulgreen, Tom Ahlqvist et Bo Elsbol. 

Qu'est-ce qui a fait que tu as cessé ta carrière en tant que pro ?

Malheureusement, la branche roller agressif de Bauer a fait faillite. Les autres compagnies ont réduit leurs bugdets et leurs teams.

A quand remonte ta dernière compétition ?

J'ai fait mon dernier contest en 1999.

Quels sont les riders actuels qui t'inspirent ?

Dans les autres sports, je dirais : Brian Neal Wainwright, Christian Hosoi, Matt Hoffman. Dans le roller : Julien Culot et Brian Aragon.

Quelle est ta profession à l'heure actuelle ?

Les roues de roller street Famus

Je suis actuellement en formation « maraîchage biologique ». En d’autres termes : apprendre à produire et commercialiser des légumes sans pesticides, manger mieux, et plus sainement. En parallèle, je travaille sur un projet d'ouverture de skatepark en Belgique. Ma petite amie est ma partenaire dans ce projet. Elle est également fan de roller.

Je participe aussi activement au développement et à la vente des produits Famuswheels, sur la Belgique depuis plusieurs années, n’hésitez pas à me contacter à ce sujet ! Les roues Famus sont juste incroyables niveau performances.

J’ai testé beaucoup de roues sur 30 années de sessions, et malheureusement depuis la fin des années 90, plus aucunes roue n’étaient à la hauteur en rampe et en bowl. C’était une grosse frustration. Les dernières qui nous donnaient encore un peu de speed étaient les quelques anciennes roues collector venant d’Australie.

La référence comparable aux Famuswheels remonte donc jusqu’aux meilleures roues au monde, connues de tout les anciens : la Cosmos wheel. Et oui je le dis haut et fort, nous avons enfin des roues qui apportent des qualités supérieures aux bonnes vieilles cosmos !  J’avais un pro-modèle chez eux en 57mm. Je connais bien les qualités et performances de la marque.

Vraiment quel plaisir de trouver à nouveau facilement de la vitesse et l’adhérence qui va avec, de moins pousser, de moins se fatiguer et à nouveau voler, le top, sincèrement !

Famuswheels a vraiment innové et a redonné un boost au « blade ». Testez en rampe et en bowl, vous serez véritablement surpris et conquis. Full speed au rendez-vous !

J’ai l’exclusivité de vente sur la Belgique. Je fournis les riders sur les sessions et parfois j’envoie par la poste. Les ventes s’accélèrent considérablement ces derniers temps. Je n’ai que des retours positifs, les amoureux de la courbes dégustent tout simplement.

La gamme s’agrandit via différentes tailles et coloris. D’autres belles surprises arrivent encore pour cette année. Cette compagnie est en perpétuelle recherche d’innovation et c’est aussi pour ça que j’apprécie tout particulièrement de collaborer avec son équipe.

Est-ce que tu continues à patiner régulièrement ?

Oui, je roule une ou deux fois par semaine avec ma compagne et quelques amis, anciens ou nouveaux. Je fais principalement de la mini-rampe, de la rampe et du bowl. 

Jean Chanet et sa compagne au bowl de Marseille

Comment vois-tu l'avenir du roller ?

Je pense que le roller est toujours bien vivant et présent, pas avec autant de pratiquants bien entendu, mais avec de nombreux passionnés qui tiennent encore une scène en place, dans de nombreux pays. 

Le roller n'est plus médiatisé et ne le sera peut-être plus jamais comme de 1995 à 2000. Mais néanmoins il est clair qu'il a encore de beaux jours devant lui. J'espère que petit à petit une nouvelle génération prendra le relais, pour un futur structuré avec l'aide de certains anciens encore là. Tôt ou tard, le « blade » reprendra la place qui lui est due, dans les médias, dans les skateparks, et l'industrie. La roue tourne.

Nous vivons chaque année encore quelques gros rassemblements en Europe comme le Pro Bowl Contest de Marseille, le Winterclash d'Eindhoven, le NL Contest de Strasbourg ou encore le FISE de Montpellier.

Tribune libre : si tu souhaites ajouter quelque chose...

J 'ai participé à des compétitions pour assurer mes contrats sponsoring afin de voyager et d'en vivre. Les compétitions étaient en réalité face à moi -même, une sorte d'auto évaluation, mais jamais dans le but d'être sur la plus haute marche du podium.

Merci à Toto Ghali ;). Merci pour les partenariats : Ultrawheels Belgique, Out, Remz, Roces, Bauer, Cozmos, Powerslide, Timezone, ALK13, Famuswheels. 

Le projet de skatepark de Jean Chanet en miniature

Vidéos de rampe avec Jean Jean Chanet

Une session de rampe au skatepark d'Anderlecht (Belgique) avec Jean-Jean Chanet en 1996.

 

Jean-Jean Chanet au roller Contest de Bercy 1996

En 1996, se déroulait le Roller Contest de Bercy. Cette vidéo montre les runs de Manuel Billiris, Jean-Jean Chanet, Raphaël Sandoz et René Hulgreen.

Une session de mini-rampe avec Jean-Jean Chanet en 2012.

Jean-Jean Chanet dans le bowl de l'Aera51 d'Eindhoven (Pays-Bas).

Fiche technique

Nom : Chanet
Prénom :
Jean
Né le :
4 mai.75
Taille : 174 cm
Poids : 75 kg
Pays : Belgique
Vit à : Seneffe
Premiers pas sur les patins à l'âge de : 11 ans
Catégorie : senior / vétéran
Spécialité : rampe, roller acrobatique
Études / Travail : Un projet de skarepark
Point fort : endurance
Point faible : rotation
Dernier film vu : Fractured
Jeux vidéo : Grand tourismo
J'aime : le partage, la vérité, la vitesse, l'adrénaline.
Je n'aime pas : la politique, les racistes, les injustices.
Qualité : Honnêteté
Défaut : je vais souvent dans l'excès.
Langues parlées : français anglais.
Alcool ou jus de fruit ? jus de fruits, jus de légumes, occasionnellement de l'alcool.
Plage ou montagne : les 2
Matin ou le soir : les 2
Fromage ou dessert ? Fromage de chèvre ou brebis oui.
Rap, métal ou techno ? Techno
Football ou rugby ? aucun

Les vidéos dans lesquelles il est apparu : HOAX et VG. 

Palmarès

  • Champion d’Europe 1996
  • 3e place - Paris Bercy 1996
  • 3e place - Paris Bercy 1997
  • 4e place - Lausanne intern. 1996
  • 3e place - Lausanne intern. 1997
  • 7e place - X-Games 1996
  • 2e place - Barcelone SuperContest. 1997
  • 3e place NISS 1997
  • Etc.

Liens utiles

La page Facebook Belgium Rolling History

La page Youtube de Jean Chanet

Merci à wheelscene.co.uk

Mis en ligne  le 30 January 2020 - Lu 2161 fois

Mis en ligne par :
Fondateur et webmaster de rollerenligne.com. Alexandre est un passionné de roller en général et sous tous ses aspects : histoire, économie, sociologie, évolution technologique... Ne le branchez pas sur ces sujets sans avoir une aspirine à portée de main !

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Traduit par :
Laethisia Schimek est une patineuse professionnelle de l'équipe Powerslide. Elle est spécialisée dans le sprint et plus particulièrement sur 100 m où elle a été médaillée à l'occasion des championnats du Monde. Laethisia est en charge des traductions anglaises et allemande de REL !
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