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Le 07 December 2019 à 15:11 | mise à jour le 07 December 2019 à 15:27

La rampe ou half-pipe : bien plus qu'un module de skatepark !

La rampe ou half-pipe : bien plus qu'un module de skatepark !

La rame ou "half-pipe" en anglais est l'un des rares modules d'un skatepark qui peut se rider indépendamment de tous les autres. Il occupe d'ailleurs une place à part dans les grandes compétitions internationales de roller, de skateboard et de BMX. Désossage de structure...

Mis en ligne par  Luc BOURDIN

Rider dans une rampe

Les équipements de type « courbes » comme les bowls et les rampes se caractérisent par le fait que les pratiquants évoluent à l'intérieur même de la structure plutôt que d'un élément à l'autre. Les rampes sont peu fréquentes les skateparks. Ces équipements pourtant ont l'avantage et la particularité de pouvoir s'adresser à toutes les pratiques, pourvu qu'ils soient dimensionnés correctement.

Peu d'espace, mais beaucoup de sensations

Bien qu'une rampe soit assez volumineuse, elle peut s'implanter dans des terrains de faible surface, du fait que la pratique se passe à l'intérieur du module et non autour.

Apprendre à rouler dans une rampe

La technique de propulsion dans une rampe est de pomper. Il s'agit de pousser sur les jambes quand on est dans les courbes pour créer de la vitesse. Petit à petit on va monter de plus en plus haut et pouvoir atteindre les plateformes.

Anatomie d'une rampe ou half-pipe (source : Wikipedia)

Une contrainte de sécurité : rouler chacun son tour !

Pratiquer en rampe nécessite de s'astreindre à une certaine discipline. Contrairement à d'autres équipements où plusieurs riders peuvent évoluer en même temps en toute sécurité, la rampe ne permet pas de satisfaire plusieurs pratiquants simultanément dans les meilleures conditions. En effet, les espaces entre les courbes sont très réduits et favorisent la collision alors que les courbes permettent d'acquérir une grande vitesse. Il faut donc patienter et évoluer chacun son tour dans les courbes. Au-delà de 10 personnes à tour de rôle, l'équipement est vite saturé.

Une rampe pour son skatepark : comment la choisir ?

Une rampe Redbull avec du skateboard en 2008Les rampes offrent les avantages d'un accès de plain-pied. Elles favorisent l'apprentissage des courbes et ont un coût inférieur à celui d'un bowl.

Pour une mini-rampe polyvalente, c'est sa largeur qui détermine son attractivité. Comptez un minimum de 8 m pour garantir son intérêt dans la durée. La longueur de l'équipement doit intégrer des plateformes profondes (1,50 m à 2 m) pour améliorer la cohabitation et la sécurité, ce qui porte à environ 11 m la longueur minimale nécessaire.

Quel type de sol sous une rampe ?

Il faut donc envisager une surface minimum de 88 m² sur une dalle en béton. L'enrobé est fortement déconseillé car en se déformant, il fait vriller la structure de la rampe et réduit sa durée de vie). La dalle qui l'accueille doit intégrer une bande de sécurité de 2 m de part et d'autre de la rampe (norme EN 14 974) qui porte la dalle à un minimum de 132 m².

Combien ça coûte ?

Une rampe coûte environ 500€/m². Il faut compter 55.000€ au minimum en réalisant la dalle support.

Big air en rampe

Ne pas penser qu'au prix, mais au plaisir des usagers et à son utilisation à long terme

Il est fortement déconseillé de rationnaliser la dépense en réduisant la hauteur d'une mini-rampe : une hauteur comprise entre 1,70 m et 2,20 m offre la plus grande polyvalence, sauf à vouloir satisfaire un public de pratiquants exclusivement composé de skateboarders. Il est également déconseillé de réduire la dépense en diminuant la largeur de la rampe. Le risque est de la rendre inintéressante sur le moyen terme et d'investir une somme importante dans un équipement qui sera rapidement délaissé.

Les types de rampes

Le roller et le skateboard font partie des disciplines qui utilisent une rampe en compétition.

Fabiola Da Silva, la star brésilienne de la rampe

Cela peut être :

  • Une mini-rampe
  • Une mini-rampe à spine
  • Une « maxi-rampe » ou big-ramp

La rampe n'est plus trop utilisée pour les compétitions car le bowl est plus complet et le circuit de skate lui fait la part belle. Cependant, elle s'impose toujours pour les shows car elle est plus facile à mettre en oeuvre provisoirement.

Les contests de rampe

En compétition, l'évaluation technique fait la part belle aux rotations. La technicité des figures de glisse est souvent relayée aux fins des runs. La notion d'enchainement de figures est également importante et cette capacité à réaliser des figures au bout de chaque courbe fait la différence entre les meilleurs. Côté jugement esthétique, l'amplitude et l'appropriation des gestes font le gros de la note.

Dans certaines compétitions, à l'image des compétitions fédérales françaises, la gestion du passage (run) est également évaluée sous l'angle de la polyvalence, et de l'orginalité.

Il existe aussi des contests de big air, beaucoup moins fréquents et plutôt destinés à impressionner le public. Le rider qui décolle le plus haut au dessus du coping l'emporte !

Les champions et championnes de rampe

Quelques noms ont marqué l'histoire de la rampe en roller. Chez les femmes, on pourrait citer la légende brésilienne Fabiola Da Silva. Dans la catégorie des hommes, Eito Yasutoko est très connu mais son frère Takeshi Yasutoko, le japonais volant, est tout simplement une légende ! Il participait au contest de Bercy à l'âge de 9 ans, la même époque où Taig Khris a également porté haut les couleurs de la discipline.

Dans les autres noms connus, on peut également citer :

  • France : Nicolas Mougin, Greg Maury, Luc Lemaire, Anthony Avella, Anis Iboulalem
  • Grande-Bretagne : Rich Parker
  • Colombie : Otto Bolanos
  • Danemark : René Hulgreen
  • Belgique : Jean Jean Chanet, Issam Tolba
  • Brésil : Marco de Santi
  • Espagne : Raphaël Sandoz

Et dans les marques, on peut citer les roues Cozmo !

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Mis en ligne  le 07 December 2019 - Lu 1628 fois

Mis en ligne par :
Aujourd'hui concepteur pour la société Evolving Skatepark, Luc s'est illustré dans de nombreux domaines du roller depuis 30 ans. C'est un des fondateurs de la commission de freestyle à la FFRS. Il a élaboré les contenus des premiers Brevets d'Etat de roller acrobatique. Il en a d'ailleurs assuré l'ensemble des formations pendant 10 ans. On l'a connu athlète en saut et en slalom avant de le voir performer en street puis en skatecross. Il a rédigé de nombreux articles dans la presse spécialisée et sur le net, développé une platine de quad avec HawaiiSurf (la Monolith), dessiné de nombreux skateparks en France, formé des juges internationaux avec l'IFSA en slalom et jugé de nombreux contests en slalom comme en street.

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