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Le 16 November 2019 à 16:11 | mise à jour le 16 November 2019 à 10:11

Interview de Nicolas Mougin, champion de roller rampe

Interview de Nicolas Mougin, champion de roller rampe

Après plus de 25 ans de carrière, le champion de rampe français Nicolas Mougin continue de monter sur les plus hauts podiums internationaux. A 40 ans passés, le Strasbourgeois, également organisateur du fameux NL Contest, vit sa passion du roller au quotidien. Rencontre...

Mis en ligne par  Alexandre CHARTIER

Portrait d'un rider au long cours

Nicolas Mougin skating his hometown halfpipe from adrien anne on Vimeo.

Bonjour Nicolas, à quel âge as-tu débuté le roller, dans quelles circonstances ?

Nicolas MouginJ'ai démarré vers l'âge de 15 ans à peu près. J'ai eu la chance de tester des roller en ligne avant qu'ils arrivent en France. Un entraîneur de roller hockey canadien était dans les Alpes. Je l'ai croisé pendant des vacances. Il avait des rollers en ligne que j'ai pu essayer. Ça a été une révélation. Au départ, on faisait du roller devant chez les parents avec les voisins et les amis. On pratiquait le slalom, on sautait les trottoirs, on faisait du roller hockey dans la rue. On croyait être les meilleurs !

Et puis un jour, on a découvert les vidéos des pros, ça nous a donné une bonne claque et une bonne motivation.

Qu'est-ce qui t'a fait choisir le roller plutôt qu'une autre discipline ?

J'ai choisi le roller parce que c'est vraiment le sport le plus fun que j'ai trouvé, en terme de sensations, d'esprit et de personnage que j'y ai croisées.

Quand j'étais gamin, je faisais plein de sports différents. Aujourd'hui, je fais du VTT, du snowboard. Je fais aussi un peu de course à pied mais c'est surtout pour travailler le foncier. J'ai fait un peu de gym, je pense que ça m'a aidé pour la maîtrise du corps dans l'espace.

Pourquoi la rampe ?

Je n'ai jamais été trop « sport d'équipe ». J'ai adoré l'esprit qu'il y avait dans ce sport. J'aimais l'idée de faire des acrobaties. Très vite, j'ai découvert la rampe dans une ville à côté de là où j'habitais. Quand tu as goûté à la rampe, avec la créativité, l'adrénaline, c'est addictif. C'est aussi très physique, j'aime ça. J'ai mordu et je n'ai plus jamais lâché.

J'ai longtemps fait du roller street mais aujourd'hui, je ne fais plus que de la rampe en compétition depuis 10 ans et du bowl. Le street m'a beaucoup servi, il m'a aidé à me démarquer en half-pipe, grâce aux grinds par exemple.

Quand sont arrivés tes premiers résultats ?

Très vite j'ai fait de petites compétitions dans mo secteur. C'était l'époque des Rollerblade Tour. La marque prêtait des rollers. Les pros étaient là. Même avec un bras cassé, j'ai supplié ma mère pour y aller. A ce moment-là, tout le monde apprenait le « bio », une rotation avec vrille en 180°. Personne n'arrivait à la replaquer. J'ai pris le parti de faire des tricks plus simples avec mon bras cassé. J'ai réussi à avoir un run propre et j'ai gagné.

En 2002, j'ai remporté le Championnat de France de half-pipe. Je suis rentré en Equipe de France. Grâce à ça, j'ai pu aller aux USA et faire le circuit pro que j'ai remporté en 2004. C'était à Los Angeles. J'ai concouru en pro sur beaucoup de compétitions.

Malheureusement, il s'agissait de circuits privés qui se sont arrêtés. Je me suis donc plutôt recentré sur l'Europe. J'ai gagné deux fois les Championnats d'Europe de rampe en 2016 et 2018.

Les Roller Games ont été la grosse épreuve de l'année 2019. Ils ont proposé des épreuves de rampe en plus du street, cela a été une belle reconnaissance pour la discipline. J'ai terminé 2e derrière Takeshi Yasutoko (Japon) et devant Rich Parker (Grande-Bretagne).

Tu as une carrière d'une exceptionnelle longévité, comment l'expliques-tu ?

Nicolas MouginJe fais partie des premières générations à continuer aussi loin et longtemps. Ce n'est pas faute d'avoir eu des blessures et d'avoir entendu des médecins dire que je ne pourrais plus faire de roller. Je suis passionné, tout comme mes potes. Mine de rien, la discipline a beau être physique, elle reste à dominante technique. La technique permet de me démarquer en compétition, de continuer à progresser. Physiquement, je suis encore là, mais je travaille beaucoup plus qu'avant. Je cours, je fais du gainage pour garder une bonne condition.

Pour moi, c'est avant tout du plaisir, mais j'ai toujours été très bosseur. Je ne suis pas forcément très doué, mais je suis un acharné, je bosse beaucoup, je peux travailler des heures et des heures une figure. Je peux bosser une figure pendant un an et tomber avant de la réussir.

Tes tricks préférés ?

J'aime beaucoup le 720. En général, j'essaie de m'inspirer de l'amplitude de riders comme Takeshi Yasutoko. J'aime les figures bien stylées, très aériennes. En roller, on a la chance de ne pas être gêné par un engin comme en skateboard ou en BMX. Le corps peut s'exprimer pleinement. On peut travailler de belles esthétiques. C'est ce que j'essaie de faire, du mieux que je peux.

As-tu des sportifs qui font office de référence et qui t'inspirent ?

Ceux qui m'impressionnent le plus sont ceux qui ont réussi à être multi-titrées durant des années comme Michael Schumacher ou Sébastien Loeb en sport automobile.

En roller, je pense à Julien Cudot ou Brian Aragon. Ces personnes-là ont été les meilleurs une fois mais c'est dingue de l'être 10 fois... C'est hallucinant ! Au delà du travail et du talent, ils ne se fixent pas de barrières ou de limites. Nous passons souvent notre temps à nous comparer. Les meilleurs riders ne sont pas dans cet esprit-là, ils sont au-dessus, ils font abstraction des autres. Ils font des trucs que personnes ne croit possible parce qu'ils sont détachés.

Takeshi et Eito Yasutoko restent des références incontournables pour moi en rampe. Takeshi est 2 m au-dessus de tout le monde et personne ne comprend pourquoi. Il est vraiment incroyable, impressionnant. En plus, il a un bagage de tricks de dingue en coping. Il s'est mis à faire quelques étapes du FISE, en skatepark, ce qui n'est pas sa discipline initiale... et il a fait 2e !

En plus, il est super sympa. C'est un bosseur. Il roule tous les jours. Comme Taïg Khris, il a beaucoup structuré son travail. Il baigne aussi dans la culture japonaise. C'est une société complexe. Ils vont au fond des choses. Ils sont capables de prendre nos idées et de les rendre meilleures. En roller, c'est pareil, ils ont pris le meilleur et l'ont décuplé.

Nicolas Mougin avec Takeshi Yasutoko et Chris Parker

Quel serait ton meilleur souvenir en compétition ?

Les mondiaux amateurs de 2004... c'était un gros souvenir. Pas forcément le plus fun, en termes d'aventure. Nous sommes arrivés trop tard pour faire les trainings. Je me suis incrusté chez les pros en cachant mon bracelet amateur. Les juges ont été compréhensifs je pense. Les rampes sont vraiment énormes là-bas. La rampe de Strasbourg avait brûlé quelques mois auparavant. Je n'ai réussi aucune figure avant la compétition. Tout le monde voyait un australien replaquer des tricks impressionnant durant les trainings. Il était vraiment au top, il s'était entrainé 2 semaines sur place avant la compétition. Finalement, j'ai fait un premier run sécurisé où tout est passé. Cela m'a permis de me lâcher davantage durant second run, j'ai pu tenter des enchainements plus compliqués qui sont passés aussi. J'ai gagné à 0,5 points près devant l'Australien alors que personne ne m'attendait !

Nicolas MouginLa chance qu'on a aujourd'hui, c'est que les riders qui roulent se connaissent. C'est comme une grande famille, on passe vraiment du bon temps ensemble. La rampe, c'est plus une compétition contre toi-même que contre les autres. Ce n'est pas lors de la compétition que tu inventes une nouvelle figure. Chacun essaie de faire son programme du mieux qu'il peut.

Et quel serait ton pire souvenir ?

Une compétition où je me suis blessé. C'était à Paris, sur le LG Tour, en 2007. Je saignais du menton et je me suis cassé l'épaule. Il y a 2 ans, j'ai gagné une compétition de bowl avec le genou cassé. Je me suis fait une entorse du ligament. Je l'ai payé, j'ai eu du mal à récupérer.

Tu tombes souvent ?

Oui, tous les jours, ça fait partie du jeu. Le problème est d'essayer de ne pas se faire mal.

Il y a des techniques pour chuter sans se faire mal ?

Oui, selon chaque figure que je fais, je réfléchis à la façon de me rattraper pour ne pas me faire mal. Il y a l'expérience et l'instinct de survie. Les fois où tu te fais le plus mal, c'est souvent quand tu essaies de rester sur tes jambes.

Tu as une vie à côté du roller, quelle est ta profession ?

Je fais du conseil en transmission d'entreprise en Alsace. J'aide les chefs d'entreprise à vendre leur société en fin de carrière, quand ils ont envie de partir en retraite ou de faire autre chose. C'est aussi du conseil psychologique, du juridique, du financier, parce qu'il faut évaluer la valeur de l'entreprise ; On accompagne l'entrepreneur dans le projet de session. C'est assez complet.

Tu es également président de l'association Nouvelle Ligne qui organise le NL Contest. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Oui, c'est une association qui a été créée en 2004. Nous nous sommes rendu compte qu'un cadre légal pouvait être utile, même si ce n'est pas dans la nature de nos pratiques. Nous voulions avoir un peu d'influence, il nous fallait une existence institutionnelle. Nous avons commencé par faire des événements sur le skatepark, pour montrer notre sport et promouvoir la discipline, avec Mathias Silhan, Julien Lafarge.

Au fur et à mesure, nous avons fait grandir l'événement pour qu'il devienne ce qu'il est aujourd'hui. Si tu m'avais dit il y a 15 ans que cela aurait pris une telle ampleur, je n'y aurai pas cru.

Vous en avez fait un événement multidisplines...

Oui, ça a été notre crédo depuis le début. Nous avons pratiqué tous les autres sports. Nous avons beaucoup travaillé avec le skateboard par exemple. Le skate et le BMX par exemple, partagent les mêmes noms de figures, les mêmes spots, la même musique, la mode vestimentaire. Nous sommes beaucoup plus forts ensembles. Cela m'a semblé évident de faire du multisports.

On a eu l'influence des anciens comme Toto Gahli, Isaam Tolba, Vincent Isaac. Ces clans n'existaient pas au début. On a toujours partagé le skatepark avec les skateboards et les BMX. Ces guéguerres sont celles des plus jeunes. On a passé ça.

Le NL Contest est devenu un événement international...

Oui, c'est grâce aux réseaux sociaux. Nous avons fait venir les potes et le meilleur niveau international. Ensuite, nous avons trouvé des partenaires, des insutitutionnels. Nous avons beaucoup travaillé. Notre sport est considéré par certains comme un art. Il mélange les cultures urbaines avec des grapheurs, de la musique, du parkour, de la danse hip-hop. On a élargi le festival. On met en avant les disciplines dont on est issus. Ce format plaît bien parce qu'il y a toujours des choses à voir. Les visiteurs peuvent être acteurs, faire de la Slackline, du Street Workout, rider sur la mini-rampe. On essaie de rendre le truc fun pour le public.

Nicolas Mougin au NL Contest

Parle-nous de tes sponsors...

Je suis content d'être soutenu par Vincent Isaac de la marque ALK13. Je le regardais en bas de la rampe avec les yeux écarquillés quand j'étais jeune. Aujourd'hui, on est potes. C'est une belle aventure.

Nous avons vu que tu avais fait une publicité pour Expert Vision Center, comment cela s'est fait ?

La personne qui gère le centre est un pote. Il voulait mettre en avant les pratiques opératoires pour les sportifs ; j'étais bigleux depuis mes 14 ans. Je ne pouvais plus mettre mes lentilles suite à une blessure à l'oeil. J'ai pris des gadins violents à cause de ça. Cela m'a convaincu de faire l'opération dans ce cadre partenarial. C'est top, incroyable. Le lendemain, je suis allé bosser. J'ai juste été dans le flou pendant une demi-journée. Trois jours après, c'était aussi net que si j'avais mes lentilles.

Tu as connu la grande époque de la rampe aux X-Games. Comment tu vois l'avenir du roller ?

Nicolas Mougin aux World Roller Games 2019C'est difficile de se projeter. D'une façon générale, je trouve que c'est un peu cyclique. Le skate a eu ses phases aussi. C'est possible qu'un jour le roller revienne. Après, on est dans un contexte différent, notamment avec internet. Il y a beaucoup de disciplines qui émergent et qui sont mises en avant au travers d'acteurs privés comme Redbull. La concurrence est rude. Le roller est une discipline fun mais l'apprentissage prend du temps. C'est difficile, il faut accepter de tomber. Quand tu perds l'équilibre, tu ne peux pas courir à côté de ta planche. Ce n'est pas forcément si accessible.

Par contre, quand tu es à l'aise, tes rollers deviennent une extension de toi, un super pouvoir de rouler, de glisser. Même si on ne reconnaîtra sans doute pas le boom qu'on a connu, le sport va continuer de se développer avec les nouvelles générations.

Quand on regarde le dernier FISE à Chengdu, en chine, il y a eu plus d'images de roller que de BMX. C'est une preuve qu'il y a du potentiel. Quelques leaders peuvent montrer des trucs incroyables qui peuvent générer de l'attractivité pour ce sport.

Si demain on peut arriver aux Jeux Olympiques comme le skate et le BMX, il y a une carte à jouer. Aujourd'hui la discipline a peu de moyens. Avoir des crédits olympiques pourrait tout changer pour les clubs et l'équipe de France. Ce serait un vecteur important de développement, en commençant par faire reconnaitre la discipline du roller street comme un sport de haut niveau. On a une carte à jouer en bénéficiant des synergies avec le skate et le BMX.

Les street-parks et les parks BMX peuvent être utilisés par le roller aux Jeux. C'est du lobbying qu'il faut pouvoir faire. Malheureusement, ce n'est pas forcément simple. Il faut trouver les personnes à aller toucher, trouver les personnes pour porter ce lobbying. Nos pratiques ne sont pas suffisamment structurées et n'ont pas forcément d'interlocuteurs fiables.

A chaque fois que je vois une trottinette électrique, je me demande ce qui pourraient apporter des rollers électriques. Cela pourrait peut-être peut attirer l'attention. Je ne sais pas où sera notre discipline dans quelques années. A nous de rendre notre sport attractif. On a beaucoup de leviers activer en même temps. Il y a beaucoup de travail.

Tribune libre : sur un sujet qui te tiens à coeur...

Clairement, mon mode de vie est axé autour de la passion du roller ; Avoir la chance d'avoir des passions, c'est peut-être une fuite en avant, mais ça donne un sens à ma vie : roller, musique, travail, NL. Je vis des aventures incroyables, j'ai des amis et j'ai vécu des expériences dans le monde entier. Un autre point : ces passions me permettent de travailler pour être meilleur chaque jour, à la guitare, en roller, ou quand j'apprends de nouvelles choses dans mon travail. C'est ma façon de me sentir exister, de rendre utile le temps qui passe, de progresser.

Fiche technique

Nom: Mougin
Prénom : Nicolas
Né le : 28/09/1979
A : Strasbourg
Taille : 1,70 m
Poids : 65 kg
Pays : France
Vit à : Strasbourg
Premiers pas sur les patins à l'âge de : 15 ans
Catégorie : Street, half-pipe
Études : Droit des affaires, Ecole de management
Point fort : il y en a trop
Point faible : beaucoup trop humble
Dernier film vu : Franchement je ne m'en souviens pas, ça devait pas être top
Musique préférée : Reggae, jazz manouche
Jeux vidéo ? Non, plus depuis des années, le premier Mario kart, c'est pour dire...
Livres : Shantaram de David Roberts
J'aime : Apprendre des nouveaux trucs tous les jours, voyager, rider, faire de la musique, mes amis et bien sûr ma femme <3
Je n'aime pas : la société qui nous pousse à acheter des choses dont on a pas besoin avec de l'argent qu'on n'a pas pour impressionner des gens dont on se fiche !
Qualité : Je ne me prend pas trop la tète et j'essaye de prendre du recul sur les choses
Défaut : Mauvaise mémoire, souvent speed, ce qui est un peu stressant pour mes proches (comment ça on a pas le temps d'aller s'entraîner, de faire de la guitare et les courses en 20 minutes avant d'aller voir des potes ? )
Club / équipe : Nouvelle Ligne, notre association qui porte le NL Contest, the best team :)
Figure préférée : 720 et l'alley oop fish brain ( en VO dans le texte)
Langues parlées : Anglais, c'est malheureusement tout !
Alcool ou jus de fruit ? les deux, ça dépend de l'heure
Plage ou montagne ? Montagne
Matin ou le soir ? Soir
Fromage ou dessert ? je peux pas choisir, il me faut les deux (je suis balance, le choix c'est pas mon truc)
Rap, métal ou techno ? Métal
Football ou rugby ? Les sports collectifs c'est pas mon truc, mais disons rugby 

Palmarès

2019

  • Vice-Champion du monde de rampe à Barcelone (Espagne)
  • 2e du NL Contest

2018

  • Champion d'Europe de rampe à Nantes (France)
  • Vainqueur du NL Contest en rampe ...sans Takeshi ! (rires)

2017

  • Vice-Champion d'Europe de rampe à Lausanne
  • 2e du NL Contest

2016

  • Champion d'Europe à Barcelone (Espagne)
  • Vainqueur du NL Contest
  • 2e du Lausanne International Rpmmer Contest

2015

  • 2e de l'épreuve qualificative au Championnat d'Europe à Corby -Royaume-Uni)
  • 2e de l'épreuve qualificative au Championnat d'Europe à Rimini (Italie)
  • 2e du NL Contest

2014 à 2003

  • 2e du NL Contest 2014
  • 3e du Championnat d'Europe de rampe 2013 à Den Bosch (Pays-Bas)
  • Vainqueur du NL Contest 2013
  • 2e du NL Contest 2012
  • 3e du Championnat d'Europe de rampe 2011 à Rotterdam (Pays-Bas)
  • 11e Championnat du Monde ASA Dallas 2006
  • Champion de France senior de Rampe 2005
  • Champion de France senior de Rampe 2004
  • Championnat de France senior de Rampe 2002/2003
  • 5e de la Compétition ASA Circuit Monde Washington 2004
  • Champion du Monde amateur de Rampe (ASA Los Angeles) 2003/2004

Liens utiles

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Mis en ligne  le 16 November 2019 - Lu 536 fois

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Fondateur et webmaster de rollerenligne.com. Alexandre est un passionné de roller en général et sous tous ses aspects : histoire, économie, sociologie, évolution technologique... Ne le branchez pas sur ces sujets sans avoir une aspirine à portée de main !

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