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Le 25 August 2018 à 16:08 | mise à jour le 25 August 2018 à 19:02

Interview de Thibaut Dejean - vainqueur solo des premières 24 Heures roller en Chine

Interview de Thibaut Dejean - vainqueur solo des premières 24 Heures roller en Chine

Thibaut Dejean écume les routes à roller depuis plus de 20 ans. Au fil des années, il s'est forgé une solide réputation dans les courses d'endurance, conciliant vie professionnelle à l'étranger et entraînement. Portrait.

Mis en ligne par  Alexandre CHARTIER

Thibaut Dejean de la Batie : un spécialiste de la longue distance en roller

Bonjour Thibaut, à quel âge as-tu débuté le roller ?

J'ai reçu mes premiers rollers à l'âge de 9 ans. C'était dans un magasin de sport aux Etats-Unis, et j'ai immédiatement pris du plaisir à patiner dans les allées. Quelques mois plus tard, en 1996, j'ai déménagé à Pékin, en Chine. C'est dans la résidence diplomatique puis dans les rues de Pékin que j'ai vraiment débuté le roller. J'étais poussé par l'envie d'aller toujours plus loin par mes propres moyens, sans adulte, sans voiture, et de manière ludique. C'est encore ce qui me pousse aujourd'hui à faire des voyages à roller et à vélo.

Qu'est-ce qui t'a fait choisir la course plutôt qu'une autre discipline ?

Arrivé en France à Paris en 1999, l'envie de mettre des rollers m'est revenue en rentrant d'un séjour au ski l'hiver. Il n'y a pas de neige à Paris, mais il y a des rues très pentues tout autour de chez moi. La recherche de vitesse et d'adrénaline me poussaient à faire l'effort de remonter la pente à chaque fois. Puis mon désir d'aller toujours plus loin a pris le dessus et je suis parti à la découverte de la ville de plus en plus loin. C'est lors d'une de ces promenades que j'ai vu un jour le PUC Roller à l'entraînement sur les quais de Seine. J'ai tout de suite eu envie de savoir patiner comme eux, et c'est ainsi que j'ai poussé la porte du club à l'hiver 2002. L'ambiance du club, la diversité des personnalités, la qualité des cours... tout ça m'a entraîné dans le patinage de vitesse sans être vraiment interessé par la compétition. C'est la première FIC Goëlo (en 2003) qui m'a mis au départ d'une course. Je voulais avant tout être du voyage dans cette région de France qui m'est chère ! C'est dans une autre région qui m'est chère, la Provence, que j'ai eu comme une sorte de révélation pour les efforts d'endurance. Ça s'est passé en 2002 lorsque je suis monté au Mont Ventoux pour la première fois en vélo.

Thibaut Dejean de la Batie

Progressivement, tu t'es orienté vers les courses d'endurance, pourquoi ?

Parmi les patineurs de vitesse de ces années-là à Paris, il y avait un vrai engouement pour les randos longues. Nous étions du PUC, de Planet ou du PHC, guidés par des formidables meneurs. Grâce à l'entraînement de vitesse pour les marathons, nous pouvions partir de plus en plus loin de Paris : Paris-Chartres, Paris-Orléans, Giens, Dieppe... C'est ça qui me plaisait, plus que la compétition elle-même. C'est donc naturellement que j'ai privilégié les courses plus longues dès que possible. La One-Eleven de l'été 2003 (une boucle de 111 km à Saint-Gallen en Suisse) fut ma seconde compétition, 8 mois après avoir eu mes premiers «5 roues ». Lorsque la catégorie solo est arrivée aux 24 Heures Mans 2005, le challenge était trop beau pour passer à côté, même si j'étais à l'époque en classe prépatoire.

Parles-nous de ton parcours dans le monde du roller...

De 2003 à 2006, j'ai participé avec le PUC à la plupart des marathons en junior puis en national. J'y ai pris beaucoup de plaisir et j'ai réalisé parfois de bonnes places, mais je n'étais pas assez à l'aise en peloton et en sprint pour gagner des courses (mis à part des épreuves locales).

En 2005, j'ai terminé 2e de la One-Eleven en catégorie « moins de 20 ans », quelques semaines après mon premiers Mans en solo (422 km). A partir de 2007, les courses de 6 heures se sont développées avec notamment le Challenge du Centre. Je me suis davantage consacré à ces courses dont le format me convenait mieux. Mais j'ai toujours regretté la richesse spécifique à notre sport qu'on trouve sur beaucoup marathons : pouvoir prendre le départs avec les meilleurs patineurs du monde, et essayer de tenir le peloton le plus longtemps possible. Je me réjouis que le niveau ait beaucoup monté récemment sur les 6 heures même si je ne m'attends pas y voir des patineurs élites de si tôt.

En parallèle, j'ai participé de nouveau aux 24 Heures du Mans en solo en 2008, 2010, 2012, 2014 et 2017. J'ai un très bon souvenir de mes secondes places en 2008 et 2012, année où je me suis fait reprendre dans le dernier tour après 550 km de course sans même m'en rendre compte ! J'ai appris de mon abandon en 2010 (déshydratation trop sérieuse pour continuer). En 2014, mon objectif était d'atteindre les 600 km. J'étais plus prêt que jamais, et ma course me confirmera ma capacité à faire un zéro pause en trouvant des solutions aux problèmes d'hydratation et d'alimentation des éditions précédentes. Malheureusement, il a plu pendant presque toute la course, au détriment de la vitesse, et me forçant à rouler beaucoup seul. J'ai gagné la course avec 515 km, mais la conviction que dépasser 600 km est bien à ma portée. En 2017, je suis revenu tenter les 600 km au Mans. Je me suis malheureusement contracturé les muscles du cou une semaine avant la course, et cette blessure m'a handicapé du début de la course jusqu'à me faire abandonner après 200 km.

Thibaut Dejean de la Batie

Parles-nous de tes divers voyages et raids solitaires...

Je pense que je tiens ma passion pour le voyage de mes parents. Mais j'ai un intérêt en plus pour le sport d'endurance. Associer sport et voyage enrichit l'un et l'autre. D'un côté on trouve des défis sportifs qui n'existeraient pas chez soi. De l'autre, se retrouver sur la route sans voiture, sans chauffeur, sans agence, là où peu de touristes vont, c'est la meilleure façon de « sentir » le pays qu'on traverse et de susciter des rencontres.

En 2006, je revenais d'un voyage au Ladakh (Cachemire Indien) où j'avais gravi en VTT un col à 5360 m dans des conditions épiques. L'envie de faire un pareil col en roller était très forte. Des photos prises par mon père en 1997 non loin de là, en Chine et au Pakistan, me laissaient penser que le revêtement était correct de l'autre côté du Cachemire. Restait à résoudre les problèmes du portage et du freinage. La solution est tombée du ciel comme par magie lorsque Michel Humeau m'a contacté pour tester son prototype de Skatedrive sur le Mont Ventoux (que nous montons chaque année avec des patineurs du PUC et du sud de la France).

L'été suivant, je suis ainsi parti pour mon premier raid en roller dans l'Himalaya. J'étais accompagné d'un autre patineur du PUC (Thomas Thiriez) et un copain cycliste. Partis de Kachgar, au Xinjiang, en Chine, après une traversée du Kirghizstan en voiture, nous avons roulé des centaines de kilomètres sur la Karakorum Highway. Au fil de paysages extraordinaires, de cols éprouvants à plus de 4000 m, et de quelques péripéties, nous avons atteint le col du Khunjerab, 4880m, frontière avec le Pakistan. Notre périple a continué au pied des géants de 8000 m du Karakorum pakistanais. Ce fut un voyage incroyable, dont rien ne disait à l'avance qu'il soit réalisable en rollers. Marqué par cette expérience de l'Asie Centrale et de la Route de la Soie, j'ai fait un autre raid en Iran en 2009. Cette fois-ci, j'ai voyagé tout seul et sans tente , parfois très loin des villes touristiques. Je n'ai quasiment jamais dormi à l'hôtel tant les Iraniens se sont montrés accueillants. J'ai fait également d'autres raids en roller avec Romy (aujourd'hui mon épouse et la maman de nos deux enfants) : dans les Alpes, en Tunisie, du Mont Ventoux à la région de Venise par le Queyras et les Grands Lacs italiens.

Depuis mon installation en Inde en 2015, j'ai privilégié le VTT au roller en matière de raid. Cela m'â permis de découvrir des zones de l'Himalaya inaccessibles en roller (Spiti, Lahaul, Ladakh, Zanskar). J'ai même alterné les sports au Zanskar en fonction du terrain : en roller jusqu'à 4000 m, en VTT jusqu'à plus de 5000 m, puis à pied avec le VTT arrimé sur un cheval jusqu'à retrouver une piste quelques jours de marche plus tard.

 

Que fais-tu dans la vie ?

Je travaille pour une grande banque multinationale. Je suis aujourd'hui basé à Chennai (ex Madras), dans le sud de l'Inde. Je travaille dans la mesure des risques que prend la Banque dans chacun des pays où elle opère pour assurer la direction et les régulateurs qu'ils sont maîtrisés.

Qu'est-ce qui t'a amené à participer à la première édition des 24 Heures roller en Chine ?

Je n'avais pas prévu de faire de 24 Heures cette année. Lorsqu'au mois de mai j'ai appris par Caroline Jean que le projet de 24 Heures à Ordos se concrétisait, je n'ai pas pu m'empêcher d'y rêver ! La Chine est le pays de mon adolescence, elle est d'une certaine façon en moi. Y retourner pour le premier 24 Heures en Asie ne pouvait donc que me tenter. C'était tout de même un projet un peu fou avec un délai de préparation court et les vacances familiales en France prévues de longues date au mois de Juillet... J'en ai parlé avec Christophe Audoire, et il a su me convaincre même quitte à accepter une préparation pas aussi optimale que d'habitude.

Thibaut Dejean de la Batie

Peux-tu nous raconter ta course ?

La course démarre à 16h00 avec un départ en chaussettes, comme au Mans. Je découvre le circuit lors du premier tour et prends du plaisir dès le début tant il est ludique. Si bien que je roule trop vite les premières heures ! Pour moi qui m'entraîne toute l'année sur une longue route rectiligne et plate, difficile de résister au plaisir de croiser dans les virages, d'être le plus aérodynamique possible dans la descente etc. Mais tout ça se paie sur 24 heures ! Il faut autant économiser son dos, son cou, que ses jambes. La première descente ne permet pas de récupérer beaucoup de vitesse à cause des ses virages, dont un « à l'envers ». La seconde a une section très rapide, mais se termine par un virage très serré qui ne permet pas de conserver beaucoup de vitesse pour le faux plat montant qui suit. Avec un tour 500m plus court que celui du Mans, les chronos semblent comparables. Le revêtement un petit peu moins roulant et peut-être l'altitude de 1300m doivent jouer un petit peu aussi. Le gros avantage de ce circuit, c'est qu'on ne s'y ennuie jamais et qu'il offre une vue panoramique sur la plaine d'Ordos.

Les solos chinois étant débutants sur la distance, le « peloton solo » est trop lent pour moi. Il n'y a pas de duos non plus. J'essaie un temps de rouler avec les équipes, mais ce n'est pas avantageux. L'effort consenti pour suivre le rythme au début du tour est à pure perte, car mon lièvre ne me suit plus lorsque la route s'élève. La descente pose aussi problème à des patineurs plutôt bons par ailleurs. Enfin, les relayeurs qui se succèdent ont des niveaux trop hétérogènes. Je me prépare donc mentalement à rouler tout seul pendant toute la course.

J'ai beau m'être entraîné sous des températures plus chaudes, je me retrouve vite exposé à un problème d'hydratation. Même en buvant plusieurs fois par tours, j'ai la gorge de plus en plus desséchée. Diluer plus ma boisson n'a pas l'air d' y changer grand-chose, et je n'arrive pas à avaler d'aliments solides. Au bout de 4 heures de course, je commence déjà à en faire les frais. Par chance, la nuit tombe entre 20h00 et 21h00, ce qui apporte de la fraîcheur. Je n'arrive portant pas mieux à boire, et encore moins à manger. A 22h00, je prends donc la décision de m'arrêter. Je dois absolument trouver un moyen de boire et de manger quelque chose. Je n'ai pas pu briefer mon assistante avant le départ, donc je sors du circuit pour me faire un bouillon de légumes et préparer une boisson énergétique différente. Dans ces situations, l'arrêt de l'effort au-delà d'une dizaine de minutes permet un retour relatif du sang vers l'estomac, ce qui débloque le cercle vicieux dans lequel j'étais. En repartant, j'arrive enfin à avaler une demi barre de céréales.

La nuit est belle ! Elle est inaugurée par un feu d'artifice. Le circuit est éclairé juste ce qu'il faut, ce qui permet de voir les étoiles. La lune se lève, monte, puis redescend derrière l'horizon avec une couleur jaune orangée. En haut de la montée, on domine la ville d'Ordos et ses lumières. Le grand pont suspendu a des jeux de lumières colorées. Par moments, je me retrouve tout seul sur une partie du circuit et c'est vraiment étrange. Cela tend à faire oublier la course, mais la tentation est forte de m'arrêter pour m'allonger dans l'herbe ! Je sens bien que mon corps n'est pas dans son meilleur état : gorges sèche, sensation d'écœurement, crampes abdominales, tensions dans les muscles du cou à cause de la position de descente. Mais malgré ça, je me sens bien dans mes patins, bien dans mes jambes, et je prends du plaisir jouer avec le circuit, à fignoler chaque trajectoire, à maximiser la glisse. Je m'arrête quand même trois fois dans ce deuxième quart de course pour repasser au stand essayer de boire et de manger. Avec peu de succès... Le thé vert bien chaud fait du bien sur le moment, mais n'est pas très indiqué dans ces circonstances.

Le cap des 4h du matin est un moment essentiel pour le mental, car il marque la mi-course et le début de la fin de la nuit. Je sais d'expérience que le lever du soleil redonne des forces et que l'arrivée du jour chasse l'envie de dormir. C'est exactement ce qui se produit, et j'en profite pour diminuer les pauses. Il faut profiter qu'il ne fasse pas encore trop chaud pour avancer, et c'est précisément ce que je fais. Mais avec les heures qui passent et l'alimentation qui ne passe pas, ça ne peut pas durer. Je traverse mon premier vrai « tunnel » vers 8h00 ou 9h00 du matin. Je me fais doubler beaucoup plus qu'avant, je ne patine plus en descente, et fléchis à peine. Je monte à moins de 10 km/h... Bref, c'est un passage à vide qui se profilait depuis un certain temps. J'en suis conscient, mais je sais d'expérience que cet état n'est pas irréversible. Il faut s'accrocher jusqu'à voir la lumière au bout du tunnel.

La première place n'est pas en risque, mais je préfèrerais qu'elle le soit et avoir Claude, Igor, ou Nico avec qui faire des relais. C'est en étant seul sur une aussi longue durée que je me rends compte de l'aide mentale que procurent les autres solos d'habitude. Ça donne aussi la mesure de ce qu'ont fait Anthony Rondel ou Philippe Coussy lors de leurs records en pur solo. Pour en revenir à moi, je n'ai pas le choix, alors je tiens en acceptant la situation telle qu'elle est. Je me donne pour objectif de ne pas m'arrêter jusqu'à 10h00. Je réfléchis tout en roulant à comment mettre à profit cet arrêt. Je décide ainsi de changer de patins pour les six dernières heures. Non que j'ai mal aux pieds, mais parce que les platines 3x110+100 devraient être plus facile à emmener que les 3x125 vue la fatigue. Je me souviens aussi de deux Pom'Potes que Romy m'avait donné avant de partir. Elles n'existent pas en Inde, donc celles ramenées de France sont normalement exclusivement réservées aux enfants, et c'est donc un ravito de luxe qui me fait bien envie. Et là c'est le jackpot ! Après 20 minutes d'arrêt, la compote et le passage en 110mm, je retrouve un second souffle !

Les six dernières heures se passent ainsi beaucoup mieux que les précédentes. Je ne m'arrête quasiment plus au stand, je retrouve des ressources pour prendre de la vitesse en descente et monter à bon rythme. Enfin, au fur et à mesure que la fin de course approche je reçois de plus en plus d'encouragements. Un group de chinois qui ne me connaissaient pas la veille crie mon nom à chaque passage devant leur stand. Ça fait chaud au cœur ! J'augmente le rythme dans les dernières heures grâce à ma deuxième compote et dans l'espoir de mettre la marque à 450 km. En réalité, je devais déjà être au-dessus puisque je termine la course avec 495 km.

Thibaut Dejean de la Batie

Tu peux nous parler de l'ambiance sur place ?

J'espère que le récit que je viens de faire rend compte de la belle ambiance de cette première édition. D'une certaine manière, on se sent au Mans malgré les milliers de kilomètres qui séparent les deux évènements. Mais il y a une touche particulière du fait d'être en Chine avec des gens qui découvrent ce format de course pour la première fois. Que ce soit sur la piste ou dans les stands, l'enthousiasme est visible sur les visages. Quelquefois c'est plus inattendu : des patineurs poussent des cris de guerre dans la montée pour ce donner du courage, ou se ravitaillent au Red Bull ! Etre solo attire beaucoup de sympathie, et les patineurs en équipe n'hésitent pas à ralentir pour m'encourager. A l'issue de la course, un beau moment d'échange a lieu entre les participants, malgré la barrière de la langue. Je reçois même des cadeaux de la part de mes concurrents.

Thibaut Dejean de la Batie

Comment vois-tu le potentiel de développement du roller en Chine ?

Je ne connais pas assez bien le monde du roller chinois pour parler de manière générale. Ce que je peux dire, c'est que ces 24 Heures d'Ordos ont été très bien organisées pour une première édition. Les participants semblaient tous heureux de l'expérience, et je suis confiant dans la capacité de cet évènement à fédérer plus de patineurs chaque année. A titre personnel, je me réjouis particulièrement du nombre de solos. C'est peu par rapport au Mans aujourd'hui, mais c'est beaucoup pour une première fois. La course en solo n'a de sens que par pure passion pour le roller, l'ultra-endurance. Elle a moins sa place pour des compétiteurs classiques qui doivent performer sur les courses traditionnelles tout au long de l'année. Le lancement réussi de cette catégorie montre qu'il y a de la place pour cet état d'esprit aussi. La Chine, et en particulier Ordos, offre des routes d'une taille et d'une qualité incroyables. Il y a un potentiel énorme aussi pour les amateurs de longue distance.

Tribune libre : si tu souhaites ajouter quelque chose...

Je voudrais en premier lieu remercier Christophe Audoire et l'organisation chinoise pour cette belle expérience. Je voudrais aussi faire savoir que j'ai passé 18 heures dans mes patins Sierra sans la moindre douleur, sans avoir mis le moindre sparadrap sur mes pieds. Je le souligne pour rendre hommage au savoir-faire de Jean-Stéphane, et à celui de mon ami Walter Gomez qui au mois de juin a fait les ajustements nécessaires là où j'avais noté des points de pressions lors de mes sorties les plus longues.

Enfin, je voudrais répondre par anticipation à une question que l'on me pose souvent : comment concilier la préparation d'un solo avec des responsabilités professionnelles et familiales ? L'expérience indienne m'a beaucoup appris de ce côté. Ici, à Chennai, le cyclisme et l'ultra-endurance (brevets cyclistes, course à pied) sont en plein essor. Tous ces passionnés s'entraînent en semaine comme le week-end à partir de 4h00 du matin. Personnellement, mes entraînements sont un peu plus tardifs, de 5h30 à 7h30 en moyenne. Cette contrainte apparente vient du climat et de la circulation. En réalité, c'est moins une contrainte qu'une formidable opportunité pour concilier sa passion avec le reste. Et ce n'est pas un rythme si difficile à mettre en place !

 

Fiche technique

Nom: Dejean
Prénom : Thibaut
Date de naissance : 19 juillet 1986
Lieu de naissance : Voiron, près de Grenoble
Taille: 1m78
Poids : avant ou après ? 62 kg avant ma préparation, 59 kg avant la course, 56 kg juste après !
Pays : France
Vit à : Chennai, province du Tamil Nadu dans le sud de l'Inde
Premiers pas sur les patins à l'âge de : 9 ans
Catégorie : senior homme
Études : école de commerce (Essec, à Cergy Pontoise)
Travail : dans la banque
Point fort : je patine par passion pour le roller et l'endurance
Point faible : je ne travaille pas assez ma technique
Dernier film vu : 3 Idiots, un film indien avec Aamir Khan précisément sur l'importance de faire les choses par passion
Musique préférée : ça dépend vraiment des circonstances. Sur l'épreuve, je suis passé de la Trance à l'Opéra
Jeux vidéo ? Si je retrouve mon regretté petit frère au Ciel et qu'il y a une N64 là haut, je prendrai ma revanche à GoldenEye ! Je n'ai pas touché à une console depuis.
Livres : Bêtes, Hommes et Dieux de Ferdinand Ossendowski. Un jour d'hiver de 1920, l'auteur qui vivait alors en Sibérie comprit qu'il devait fuir dans la forêt sans repasser chez lui pour échapper au Goulag. S'ensuivent des années de survie à travers la Sibérie, le Tibet, l'Inde, et en Mongolie justement.
J'aime : la richesse du monde, les merveilles de la Nature
Je n'aime pas : la destruction de notre planète et l'uniformisation des modes de vie
Qualité : tenace
Défaut : têtu
Club / équipe : ?
Langues parlées : français, anglais, un peu d'allemand, des bribes de chinois
Alcool ou jus de fruit ? le vin n'est-il pas aussi un jus de fruit ?
Plage ou montagne ? Montagne
Matin ou le soir ? Matin
Fromage ou dessert ? Tiramisu
Rap, métal ou techno ? Techno
Football ou rugby ? Rugby
4x110 ou 3x125 ? 3x125

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Mis en ligne  le 25 August 2018 - Lu 1520 fois

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Fondateur et webmaster de rollerenligne.com. Alexandre est un passionné de roller en général et sous tous ses aspects : histoire, économie, sociologie, évolution technologique... Ne le branchez pas sur ces sujets sans avoir une aspirine à portée de main !

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