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Le 18 March 2005 à 00:00 | mise à jour le 13 November 2015 à 11:11

Championnat de France de Grand Fond 2005 à Grenade-sur-Garonne (31)

Championnat de France de Grand Fond 2005 à Grenade-sur-Garonne (31)

Le championnat de France de Grand Fond 2005 s'est déroulé les 12 et 13 mars derniers à Grenade-sur-Garonne (31). Nous avons récupéré les impressions de Caroline Jean, Ghizlane Samir et Tristan Loy sur les courses élites. Vous pouvez maintenant lire l'article complet ou consulter les résultats sur le forum et y déposer vos impressions !

Mis en ligne par 

Conditions de courses

La saison a débuté sur une note mitigé. Nous sommes à moins d'une semaine des élection à la F.F.R.S. et le Grand Fond 2005 qui s'est tenu dans la ville de Grenade sur Garonne ne semble pas avoir trouvé le souffle de l'édition précédente à Lyon en 2004.

Avant même le début de la compétition, de nombreuses remarques ont fusées sur les forums : manque de communication, parcours étroit, portions de grattons...
Le sentiment des athlètes après course a d'ailleurs confirmé ces craintes, hormis les soucis inhérents au parcours, il a aussi été question du danger que couraient les patineurs au milieu de la circulation automobile. Heureusement, le beau temps s'est invité pour cette édition 2005.

Interviews de Gizlane Samir

Ghizlane Samir - Championne de France du Contre la Montre 3000m Chrono et 3ème au Marathon 

Grand Fond Roller Course 2005

Pour le contre la montre, j'ai fait le vide autour de moi et je suis restée concentrée pour tout donner. J'ai fait ma course comme je l'avais imaginée et préparée. Je crois que j'ai fait un super temps et surtout créé des écarts des écarts que je n'attendais pas.
C'est mon premier titre élite puisque lors de mes deux premières années dans cette catégorie, j'avais obtenu deux troisièmes places en contre la montre.

Pour le Marathon, il y a eu peu d'attaques pendant la course, et j'ai donc attendu. Le parcours ne se prêtait pas aux échappées avec d'interminables lignes droites qui auraient facilité les points de mire et un revêtement pour le moins gratton.
De plus, les filles relayaient bien, il y avait du rythme et je pense qu'une échappée aurait difficilement abouti, d'autant que le Peloton féminin était beaucoup moins fourni que le peloton masculin.

J'ai donc misé sur le sprint et la tactique. Dans ce groupe, on marquait Angèle, la favorite. Je me suis placée derrière elle. Un peu avant l'arrivée, le peloton a bougé et nous nous sommes replacés.
J'ai alors démarré à 150m du dernier virage et à environ 300m de l'arrivée. Je suis sortie en tête du virage. Angèle a déboulé, suivie de Justine, et elles m'ont dépassées sur la ligne. Justine lance la jambe alors qu'Angèle se relève et mange ainsi sa rivale sur le fil. Ce fut un joli week-end pour moi et pour mon retour au P.H.C. (Paris Hockey Club)

Caroline Jean (5ème au Marathon et 2ème au contre la montre)

Marathon

Il y a eu pas mal de relais bien appuyés mais pas assez d'attaques à mon goût. On savait qu'il fallait attaquer pour limiter le monde au sprint lors de l'arrivée. Malheureusement, je n'étais pas assez en forme. J'ai essayé d'attaquer deux fois, Caroline Lagrée a tenté également. Justine n'a pas quasiment pas pris de relais pendant la course et a déboulé comme un boulet de canon sur la ligne d'arrivée, à mon grand étonnement. Quelqu'un de fort aurait pu attaquer dans les grattons, en sorties de virages et les parties montantes. Je termine finalement 5ème au marathon.

3000 m

Comme à mon habitude sur ce type d'épreuve, je suis partie le plus vite possible pour maintenir un bon rythme. J'ai bien aimé le fait que la distance soit indiquée tout au long du parcours. Le parcours était vraiment sympa avec la descente et l'organisation bien callée. Je fini 2ème au contre la montre. Globalement je suis assez satisfaite du week-end. J'étais très contente car Augustine Pithon a super bien réussi son contre-la-montre, puisqu'elle termine première de sa catégorie et 3e au scratch ! Et Sébastien Henry est 6e pour ses débuts en élites. Le travail a été payant.

Quels sont tes objectifs pour cette saison ?

Pour moi peu de F.I.C., mais surtout les championnats de France, avec plusieurs W.I.C. comme courses de préparation, pour me confronter au haut niveau. A la mi-mai, il y a le championnat de France sur route à Lamballe et début juillet celui sur piste à Coulaines. Venez nous y encourager, le spectacle vaut le coup !!!

Tu veux ajouter autre chose ?

Concernant les garçons de mon club (le P.U.C), Yannick Meilladec a pu aider Sébastien Henri à attaquer chez les élites, avec Philippe Renard également, j'ai trouvé ça génial ! En national, les garçons se sont bien débrouillés sur le contre la montre, ils sont dans le haut du tableau. Hélas ils se sont fait coincer sur le 50 km ; ça n'est que partie remise. Il y a encore du travail pour nous tous (juniors, seniors, vétérans), mais je suis contente de ce qui a déjà été fait, on n'est qu'au tout début de la saison. Merci à tous les gens qui m'ont encouragée !

Le contre la Montre et le Marathon de Tristan Loy

Peux-tu nous résumer ta course contre la montre ?
5km contre la montre, en quasi ligne droite, en graton, deux descentes jalonnent le parcours. C’est une première pour un championnat de France, la course devrait être intéressante.
Je pars en dernier car j’avais gagné l’année passée, mon départ est prévu à 12h25, je pars m’échauffer vers 11h45 en patin pour 20 minutes au train, je resserre mes lacets, puis je fais trois accélérations de 1 à 2 minutes.
Je m’installe dans l’aire de départ 4 minutes avant mon départ. Je vois Alban et Pascal partir, j’essaie de me concentrer, le départ se rapproche,le starter annonce 5… 4… 3… 2… 1… 0 !
J’ essaie de partir le plus vite possible, je sais qu’il y a la première descente à 2 km et que je pourrais récupérer un peu, mais je ne trouve pas mon rythme, je n’arrive pas à patiner comme un « robot », je n’arrive pas à poser mon patinage, je lutte au lieu de me laisser rouler, je sens le vent venir de ¾ face sur la droite, je cherche le meilleur revêtement possible mais je ne trouve pas ce que je veux et je passe trop de temps a naviguer de droite a gauche de la route, la descente se rapproche je donne tout jusqu'à ce qu’elle commence, je vais pouvoir récupérer un peu, mais une fois dedans je dois continuer à pousser le vent est plus fort que je ne l’avais pensé.
La veille, à l’entraînement, j’étais a fond et je pouvais me laisser rouler. Pas maintenant, puis je me déconcentre un peu, je cherche à voir Pascal parti une minute avant moi. Je vois quelque chose au loin devant mais je ne sais pas si c’est lui. La seconde portion de plat arrive, je devais l’enchaîner à bloc jusqu'à la deuxième descente mais je tarde à relancer. J’arrive dans la second descente et même problème que dans la première. Au bas de celle-ci, on peut voir l’arrivée, je donne tout ce qu’il me reste je sens que les gens n’ont pas la même attitude que les deux dernière année, je sais que je ne gagne pas avant d’avoir passer la ligne.

Peux-tu nous raconter ton Marathon ? 

La course est partie assez tranquille. Pendant à peu près 20 km Sebastien Henri était devant seul. Il avait attaqué dès le départ, mais le peloton est reste groupé derrière. Puis, peu avant le 2ème passage sur la ligne la course a sérieusement accélérée. Je place un contre et je tente de rattraper Sébastien Henri. Pour l’avoir vu sur plusieurs French Cup l’année passée, je sais que ça peut être un bon compagnon d’échappée. Mais le peloton chasse, et me rattrape juste quand je suis sur le point d’effectuer la jonction. Ça contre et là je passe un sale quart d’heure, pas facile de récupérer dans les roues sur un circuit aussi gratton.
Ensuite la course est vraiment animée. Beaucoup d’attaques prennent de l’avance mais les Salomon contrôlent. Finalement la « bonne » échappée est composée de 5 patineurs, Franck Cardin, Sébastien Sergent, Julien Levrard, Michael Mannezval et moi.
Puis, à environ 17km de l’arrivée, Franck place son attaque et s’en va tout seul. Nous essayons de rester organisés et de rouler derrière lui, mais il nous prenait toujours du terrain ! On a rien pu faire. Franck gagne et on arrive à quatre au sprint. Je prends la 4eme place, Mickael et Julien me précède, Sébastien fait 5eme.

Comment as-tu trouvé ce championnat de grand fond ?

Globalement je ne l’ai trouvé pas très bien organisé. Pas terrible pour l’image de notre sport, Je trouve toujours dommage quand la seule difficulté d’un circuit ait été le mauvais revêtement.
Sinon je pense qu’il a vu de beaux vainqueurs, Cardin, Contin, puis Thierry Zocca, chez lui le jour de son anniversaire, c’est beau non !

La course vue par Julien Levrard et Sébastien Babault (Team Roll'X)

Le départ a eu lieu vers 15h00 sous un beau soleil. Dès les premiers hectomètres Sébastien Henry s’est mis à attaquer à plusieurs reprises. Dans les deux premiers tours, il était intenable et a réussi à s’échapper une fois en compagnie de Philippe Boulard du Levallois sporting club .
A partir du deuxième tour , la course s’est animé fortement. En effet les attaques ont commencé à fuser de partout. La course semblait très ouverte. Plusieurs échappées prennent vie, mais toutes sont rattrapées plus ou moins vite par le peloton, déjà amaigri par les attaques répétées. Pourtant, de petits groupes ont réussi à s’échapper .Le premier est composé d'Alexis Contin, Pascal Briand et Tristan Loy (si je me souviens bien). Derrière, un groupe de chasse s’est formé avec Sergent , Levrard et Sierra. Ce groupe revient difficilement sur le groupe de tête a la chance de trouver sur son passage l’homme fort de cette journée : Frank Cardin.

Peu après un groupe plus important s’est reformé en tête. Mais pas pour longtemps ! Il explose de nouveau. Cette fois c'est la bonne échappée. Elle était formée de Cardin, Lannezval, Loy, Sergent et Levrard. Les 5 hommes s’entendent bien et accentuent leur avance. Ils ne seront jamais rejoint. Derrière, trois coureurs partent en contre : Boher, Boucher, Provost, suivis par le peloton où l'on retrouve des hommes comme Gicquel, Briand, Contin...
A deux tours de l’arrivée, Franck Cardin (Lamballe) ressort seul de ce groupe. Il rallie seul la ligne d’arrivée en 2h06, avec 1’15 d’avance sur ses poursuivants. Derrière, Lannezval doit lancer toutes ses forces dans le sprint afin de s’adjuger la médaille d’argent devant un Julien Levrard très combatif.

Photos

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Photos : Momo et Rollerenligne.com
Mis en ligne  le 18 March 2005 - Lu 4639 fois


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