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Le 16 April 2015 à 21:04 | mise à jour le 29 April 2015 à 21:39

Rencontre avec Michael Seitz, organisateur de l'Ultra Skate Challenge 2015

Rencontre avec Michael Seitz, organisateur de l'Ultra Skate Challenge 2015

L'organisation d'un raid de 1800 km n'est pas à prendre à la légère, surtout quand on s'embarque dans l'aventure avec un peloton entier de patineurs de nationalités différentes. Nous sommes allés à la rencontre de Michael Seitz, organisateur de l'Ultra Skate Challenge 2015...

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Le mot de l‘organisateur de l’Ultra Skate Challenge

Bonjour Micha, vous n'en êtes pas à votre coup d'essai avec l'USC, quel est le programme pour 2015 ?

Ultra Skate ChallengeL’idée n’est plus nouvelle maintenant. Lors de l'Ultra Skate Challenge Germany 2013 et du « petit » Ultra Skate Challenge 2014, cinq patineurs ont relié Göteborg à Koblenz. L'aventure de 2015 promet d'être éprouvante.

Quelques kilomètres supplémentaires vont s'ajouter, en comparaison avec les ultra-tours des années antérieures... pour un total de d'environ 1800 km à parcourir ! Les participants auront à faire face à presque 140 kilomètres par jour : un défi à roller pour nombre de patineurs. Il faudra attendre 8 étapes avant le premier un jour de repos.

Comment vous est venue l'idée d'emprunter ce parcours ?

Le tracé de l‘USC2015 est né de l’idée de patiner de mon lieu de résidence actuel à Fribourg vers ma ville natale Aachen. Le goudronnage de la Vennbahn il y a deux ans a rendu cette entreprise possible ! On peut désormais traverser la montagne de l‘Eifel. Ma recherche sur place l'a confirmé. Par contre, le trajet Fribourg-Aachen est d'un peu moins de 600 kilomètres (seulement), un peu court pour un Ultra Skate Challenge.

La deuxième inspiration à l’USC2015 est survenu grâce à une invitation au Rondje Ijsselmeer Markermeer 2014. Je n'ai pas pu y répondre pour des raisons d'agenda. Ce périple de 350 km autour de I’IJsselmeer ne se fait malheureusement pas en 2015. Cette manifestation aurait été sûrement une étape précieuse de l’USC2015.
Du coup, on découvrira de notre propre chef cette région extraordinaire. Les terres gagnées sur la mer au fil des siècles tout au long de la côte frisonne de la mer du Nord offrent un contraste du tonnerre avec les vallées des rivières françaises et allemandes que nous allons traverser avant d’y arriver.

Vous partez de la capitale des Gaules...

Oui. Pour en faire un vrai USC, j’ai choisi Lyon comme point de départ. C'est une ville facilement accessible et peu éloignée des routes utilisables en roller. Elles mènent à des pistes déjà déjà connues qui nous dirigeront vers l’Allemagne. Les étapes 2, 3, 4 et 5 se déroulent donc sur un terrain en majorité connu et très beau.

A l'exception des deux dernières étapes, les tracés de l’USC2015 sont définitifs. Il y a des parties de rêve et quelques unes moins plaisantes qui nous obligeront à une brève randonnée pédestre...

Partir à plusieurs, c'est un gage de sécurité ?

Grâce aux expériences accumulées les années précédentes, je sais comment ça marche. Le plus impressionnant est de se dire qu'il y a d'autres fous et folles qui partagent les même idées. Bien que nous soyons tous, d’une façon ou d'une autre, des individualistes, cette expérience reste plus intense, diversifiée et plaisante à plusieurs., C'est tout simplement une solution plus sûre. Un projet de ce type ne manquent jamais de situations où on constate que c’est beaucoup plus facile quand on peut s'entraider. Quelques fois, il suffit de prendre l'aspiration d'un autre patineur ou tout simplement de sentir sa présence au milieu d’une pampa inconnue qui semble ne jamais finir pour être rassuré.

Je sais, par ma propre et pénible expérience, qu'après des journées de patinage sans interruption, la concentration diminue et les sens ont parfois tendance à se disperser. Quand il arrive à ce moment-là, qu'un paysan sorte d'un champ avec une moissonneuse à grand vitesse, il vaut toujours mieux ne pas être seul !

Vous avez prévu des solutions de repli en cas d'intémpérie ?

Dans le cas où on ne pourrait pas rouler durant une étape en raison de la météo, on pourra monter dans les bus accompagnateurs pour gagner la fin de l'étape planifiée. C’est pour cette raison que l'on peut tout planifier à l'avance.

En règle générale, il n’est pas nécessaire de dire à des patineurs de longues distances expérimentés comment s’équiper. Nous aurons, en plus, la possibilité de retrouver les bus qui nous accompagnent tous les 30 à 40 km. Les conducteurs possèdent un road-book détaillé avec tous les points de rencontre marqués.

Comment avez-vous déterminés quels patineurs pourraient se joindre à vous ?

Ultra Skate Challenge 2014

Les raids antérieurs sur des distances de 1000 et 1600 kilomètres ont montré que les participants à une telle manifestation se recrutent à moitié parmi les patineurs course expérimentés et à moitié chez des patineurs qui avalent les kilomètres, pas forcément compétiteurs.
En 2012, en fait, il y avait des champions de marathon allemands, suédois et hollandais avec nous, des gens capables de rouler le marathon à l’époque en 1h10. Pas de raison de se sentir éblouis, les deux profils peuvent se retrouver sans problème dans un bon esprit. Celui qui se sent obligé d'exhiber sa double poussée récoltera un sourire en coin car il sera certainement parmi les passager du bus dès le troisième jour, les jambes et les joues gonflées.
L'utilisation d'une paire de roller de fitness n’est pas forcément une tare pendant ce type de parcours longue distance. La plupart du temps, la vitesse de croisière est inférieure à 20 km/h. Du coup, la position du corps est déjà plus droite. Peu de rapport avec une position de course ! Plutôt position asperge...

Ultra Skate Challenge 2014

Merci Micha, bonne route !

Ultra Skate Challenge 2014Ultra Skate Challenge 2014

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Notre page consacrée à l'événement

Page de l'Ultra Skate Challenge

Traduit de l'allemand par Sigrid Melanchthon
Relecture par Alfathor
Photos : organisation 
Mis en ligne  le 16 April 2015 - Lu 4435 fois


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