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Le 11 June 2013 à 21:06 | mise à jour le 11 June 2013 à 23:10

Bilan du championnat de France de slalom à Roscoff (29)

Bilan du championnat de France de slalom à Roscoff (29)

Les 8 et 9 juin 2013 se déroulaient le championnat de France de slalom à Roscoff (29). Cette épreuve, en plus de décerner les titres nationaux, comptait pour les World Slalom Series...

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Retour sur la compétition

Championnat France Roller Slalom 2013 à Roscoff (29)Les épreuves sont donc réparties sur deux jours avec un samedi consacré au speed slalom, saut en longueur, et aux qualifications de « battle », et le dimanche réservé au slalom « classic », au water jump et aux finales de « battle ».

N’étant pas présent le samedi, nous resterons donc factuel en ne livrant que les résultats du speed slalom.

Le dimanche

Passons donc à la journée qui nous intéresse ici, à savoir le dimanche. Départ à 8h30 de Brest, la bonne humeur est de mise car nous sommes en route pour le « must » du roller français. Alors quand en plus on nous amène deux panini nutella, la journée ne peut pas mieux démarrer malgré le temps breton : grisaille et crachin. Et après les bretons osent dire à qui veut bien l’entendre qu’il fait beau plusieurs fois par jour en Bretagne. Nous vous rassurons, ceci est un mythe, il fait juste gris toute la journée… tout du moins ce fut le cas dimanche.

Arrivés à 9h20 sur place. Heureusement, ces championnats se tiennent dans un gymnase. Et oui, ils ont beau essayé de nous faire croire au soleil en Bretagne, les bretons sont tout de même des gens réalistes. Ils organisent donc les évènements en intérieur. Bien vu !
La compétition a déjà commencé, ce qui est tout à l’honneur de l’organisation de commencer à l’heure. Après avoir salué quelques personnes, nous prenons place dans les gradins sur lesquels quelques accompagnants ou bénévoles se trouvent déjà.

Le slalom « classic »

Championnat France Roller Slalom 2013 à Roscoff (29)

Le matin est dédié au slalom « classic ». Les catégories jeunes débutent. Comme toujours lorsqu’il s’agit de slalom « classic », il est amusant de pronostiquer quelles musiques seront les plus utilisées. Et cette année, l’artiste ayant cet immense privilège est... C2C ! Croyez-nous quand on vous dit que si vous aimiez ce groupe avant la compétition, vous n’aurez plus envie de l'entendre pour plusieurs mois en sortant tant il est passé en boucle !

Le « classic » en quelques chiffres, cela représente 82 patineurs dont 27 (15 féminines et 12 hommes) pour la seule catégorie CJS (Cadet Junior Senior), une quinzaine de clubs représentés, 8 titres en jeu, 1’ à 1’30’’ de run pour faire pencher la balance en sa faveur. Ce championnat restera un franc succès chez les catégories de jeunes, en revanche, on pourrait déplorer le manque de compétiteurs dans la catégorie CJS masculine.
Il n'y avait pas moins de 6 patineurs absents classés parmi les 100 meilleurs mondiaux dont notamment Alexandre Claris (n°3 mondial), Igor Cheremetieff (n°9 mondial) qui était juge sur la compétition, Boris Rozbroj (n°25), Hervé Guillou (n°39), Antoine Colange (n°63), ou encore Pierre-Yves Blanchard (n°100).

En benjamine, Lily Granjon (SAM Roller) nous a une nouvelle fois montré l’étendue de son talent avec un run très abouti techniquement.
En benjamin, Romain Farthoat (SAM roller) s’impose devant Yoan Rayer (Roller Mania) et Etienne Marechal (Sauterelles). Ces trois-là passent déjà des toe footgun et promettent pour l’avenir.

Zoé Granjon (SAM Roller), n°5 mondiale, nous aura vraiment impressionnés par sa technique, sa fluidité, et sa facilité à exécuter des figures aussi complexes qu’une back toe footgun par exemple.
Mais celui que tout le monde attendait, c’est bien Romain Lebois (Dragon Riders), le n°1 mondial au dernier ranking WSSA. Et le constat est très simple, les autres compétiteurs ont eu du mal à exister tant sa domination est forte. Nous avons eu droit à une panoplie de tricks, tous plus incroyables les uns que les autres avec des shifts, sevens,...Bref que du lourd. Teddy Thierry (USC Acroller), le n°20 mondial, a essayé de résister avec de nombreux tricks de haut niveau, notamment en wheeling, mais cela aura été vain. Il termine à une belle seconde place toutefois.
A noter également, la très belle performance de Auguste Sow (AIR), qui finira 3ème du « classic » grâce à un run plein d’énergie, très propre, et réalisé à la vitesse mach 12, le tout en rythme avec sa musique.

Le water jump

Spécialité de Roscoff, le water jump est une nouvelle fois à l’honneur cette année. Malheureusement, le temps breton étant ce qu’il est, peu de participants prennent leur courage à deux mains pour affronter la température plus que fraîche de l’air et de l’eau. Une dizaine de jeunes sauteurs téméraires répond présente. On aura pu voir des premières fois, des front flip, un back flip avec une super amplitude d’Etienne Maréchal, des poussettes pour aider un patineur à retomber dans la piscine, et pas mal de lèvres bleues après le second saut… Pour résumer, nous avons assisté à un water super sympa qui s’est déroulé dans une bonne ambiance, avec beaucoup d’encouragements pour compenser le manque de chaleur. On pourra noter également l’audace de proposer du water jump dans une compétition regroupant majoritairement des slalomeurs.

Le « battle »

Les qualifications ayant eu lieu la veille, il ne reste plus que les demi-finales, la consolante et la finale pour les filles et garçons. Commençons tout d’abord avec les filles. Zoé Granjon aura maîtrisé sans grande difficulté la concurrence tant la différence de niveau était flagrante. Eva Cochey-Cahuzac (Dragon Riders) prend la seconde place grâce à un run propre et technique comme elle en a l’habitude. La troisième place revient à Lily Granjon qui sera à n’en pas douter une sérieuse rivale pour sa sœur d’ici peu. Enfin la quatrième place est occupée par Léa Néhache (Roller S Valence) qui a fait une bonne performance.
La consolante est remportée par Salomé Pham-Van-Hue (ROCS) avec des lignes très propres et des wheeling bien tenus. Maëliss Conan (Dragon Riders), MallauryDubernet (USC Acroller), et Clémence Salmon (SMA) se classent respectivement 6ème, 7ème, et 8ème.

Romain Lebois, nous aura montré pourquoi il est le n°1 mondial sur ce battle : back toe christie, une toe christie posée comme si de rien n’était après une ligne de toe footgun et wheeling, des seven en avant et en arrière, des shifts, un super freestyle d’une fluidité remarquable. Il a montré qui était le patron et remporte aisément le titre de champion de France de battle.
La seconde place est prise par Teddy Thierry qui justifie également son rang et préserve la hiérarchie devant Ambroise Nicolao (Dragon Riders) et Romain Farthoat, qui sont deux jeunes qui montent.
La consolante, et donc la 5ème place, est remportée par Auguste Sow. La place en finale lui ayant échappé au best trick face à Romain Farthoat, il justifie donc qu’il en était très proche. Comme en « classic », sa décontraction, sa vitesse, son énergie et son patinage tout en rythme a ravi l’assemblée. Suivent ensuite Alan Rayer (Roller Mania), Vincent Pujol (RSA), et enfin Yoan Rayer.

Il est 18h00 passées, la compétition arrive à son terme, et il est temps pour nous de reprendre la route. Ce week-end s’est donc bien passé avec de belles performances à la clé. L’organisation fut sans faille d’un point de vue extérieur, le Roller Club de Roscoff mérite donc toutes nos félicitations. Par ailleurs, tous les résultats sont consultables ici.

Championnat France Roller Slalom 2013 à Roscoff (29)

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Résultats complets du championnat de France Slalom à Roscoff (29)

Texte : PHD
Photos : droits réservés 
Mis en ligne  le 11 June 2013 - Lu 1647 fois


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