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Le 28 February 2013 à 22:02 | mise à jour le 04 March 2013 à 23:15

Les chantiers de l'IIDA, un an après... rencontre avec Alexandre Lebrun

Les chantiers de l'IIDA, un an après... rencontre avec Alexandre Lebrun

Un an après son élection à la tête de l'IIDA, Alexandre Lebrun revient sur les différents chantiers qui ont été lancés au sein de l'instance internationale en charge du roller de descente...

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Interview

Bonjour Alexandre, un an après ton élection à la tête de l'IIDA, quels sont les grands chantiers qui ont été entamés ?

Peyragudes par Dim ElsonUne grosse réflexion a été menée sur l’ensemble des sujets stratégiques, je reviendrai sur les principaux :

Une mise à jour de notre règlement a été mise en œuvre et va être achevée dans les prochaines semaines. La dernière version datant de l’été 2008, la tâche n’a pas été facile !
Nous souhaitons être les plus transparents possibles en y décrivant notre organisation interne. En effet, l’IIDA est juridiquement une association de loi française. Nous souhaitons aussi décrire nos évènements et essayer de cadrer au maximum en partant du retour d’expérience des saisons précédentes. Celui-ci n’est pas limitant mais plutôt structurant. Il est destiné bien sûr aux compétiteurs mais aussi aux organisateurs. On y décrit les pré-requis de l’organisation d’évènements de descente.

En terme de communication, nous avons modifié notre identité visuelle à travers deux nouveaux logos. Le premier basé sur une roue se veut comme le logo institutionnel. Le second est basé sur une forme de descendeurs avec les lettres IIDA. Il sera utilisé pour toute communication visuelle sur des bannières, Facebook, visuel Internet etc.
Ces 2 logos validés récemment vous nous permettre de communiquer à travers des stickers, bannières et autres documents officiels. Tout ceci sera mis à jour sur notre nouveau site Internet.

Justement, peux-tu nous en dire plus au sujet du site Internet ?

Le premier gros changement est son adresse. Auparavant, nous avions www.IIDA.it qui n'était pas très parlant pour les visiteurs et avec une extension italienne. Nous avons donc récupéré le nom de domaine www.InlineDownhill.com qui donne une image internationale et généraliste pour notre association.

En terme de contenu, nous avons fait une refonte visuelle du site Internet plus "actuelle" avec la création de nouvelles rubriques telles que "Tutorials" qui est liée à des articles de fonds sur la disciplines hébergés sur REL / OLS.

Il nous reste un gros travail à faire sur le fond afin de changer l'interface et la migrer au profit d'une plateforme WordPress. L'intérêt étant de pouvoir mettre en ligne des informations rapidement à partir de n'importe quel ordinateur ; le site Internet actuel étant en Html et géré par notre webmaster Grant Du Plessis.

Une grosse communication est prévue sur ce nouveau site web à travers les réseaux sociaux, Rollerenligne.com, réalisation de bannières affichées sur nos évènements, Newsletters et autres mailings, etc.

Quels sont les principales tâches à venir ?

En terme de priorité et d'échéances, la publication de notre nouveau règlement est prévue au 1er mars afin d’exposer les principaux changements d’organisation notamment liés à nos évènements.
Nous allons aussi créer un système d’adhésion à l’IIDA d’ici au 15 mars afin d’aider l’association dans son développement.

Nous sommes en discussion en terme de sponsoring avec Seba qui sera partenaire officiel sur 2013 et d’autres contacts en cours qui devraient déboucher dans les prochains mois.

Enfin, nous devons mieux gérer nos relations avec les organisateurs en amont d’ici au début de la saison pour l’ensemble des évènements de notre circuit 2013 afin de pouvoir relayer notamment l’information aux compétiteurs au plus tôt.

As-tu pu trouver de l'aide ? Une équipe de bénévoles ? Quelles sont leurs origines ?

Nouveau logo IIDAL’IIDA a toujours fonctionné sur le principe de « representatives » au sein d’un comité IIDA, c'est-à-dire une personne nommée dans chacun des principaux pays pratiquant la discipline. Ceux-ci avaient un droit de vote sur les questions posées mais sans véritables responsabilités.

Nous avons souhaité conserver ce comité mais plutôt leur confier des tâches opérationnelles liées notamment à la promotion du sport dans leur pays, être le premier point d’entrée avec les organisateurs d’évènements dans leurs pays et être engagé dans l’organisation de ceux-ci.

Les membres du comité IIDA ayant un rôle consultatif dans les décisions de l’association.

Au niveau stratégique, nous avons mis en place un conseil d'administration pour se charger des sujets stratégiques. Il est composé de membres européens. Ceux-ci ont des responsabilités clairement établies et  nous aident véritablement à avancer sur les sujets tels que le règlement, le site Internet, le sponsoring, relations avec la FIRS etc.

Bien sûr, tout ceci est bénévole. Nous n’avons pas encore la surface financière suffisante pour ne serait-ce que rembourser les frais de déplacements. Toutefois, ceci ne nous gêne pas pour aller de l’avant.

Où en est-on dans la mise en place du circuit international de descente ?

Une refonte de nos évènements s'est achevée. En effet, jusqu’à la saison dernière nous n’avions qu’entre 5 à 7 Coupes du Monde principalement basées sur les runs chronométrés.
En 2013, les Coupes du Monde persisteront avec une partie de run chronométré ainsi que l’Inline Cross (courses par poules de 4) qui seront toutes les deux obligatoires. Cette dernière discipline est extrêmement spectaculaire et totalement différente du run individuel avec son aspect stratégique. Sur chaque World Cup, un représentant de l'IIDA sera dédié à l’organisation de l’évènement. Il garantira ainsi que celui-ci se déroule dans de bonnes conditions.

Les évènements réalisés dans des pistes de bobsleigh feront aussi partie de notre classement car la plupart de ses adeptes sont des descendeurs. Un système de « Coupe Nationale » sera aussi mis en place et se définissant comme un évènement majeur dans un pays pouvant potentiellement accueillir des riders internationaux et pouvant concerner le run chronométré ou l’inline cross.  Enfin, et même si ce n'est pas encore appliqué sur cette saison, nous mettrons aussi en place des Coupes régionales pour inclure dans notre classement général de tous petits évènements accueillants des descendeurs en rollers. 

Quelles sont les relations avec la FIRS ?

Jusqu’ici, celles-ci étaient limitées à la validation de notre Championnat du Monde annuel sur une étape avec la venue d’un juge FIRS.

J’ai pris contact avec Roberto Marotta afin d’avoir une entrevue avec lui à Rome à l’occasion du congrès FIRS du 23 février ; nous avons pu discuter de l’avenir de la descente et du développement des relations IIDA / FIRS. J’ai de bons espoirs d’avancer sur ce sujet dans les mois à venir.

Quels sont les pays où la descente est la plus développée ?

Suite à un sondage réalisée avec environ 150 retours, nous avons pu lister les pays les plus actifs que sont : la France (bien sûr), le Brésil (en très forte augmentation), la Suisse, l’Allemagne et l’Italie.

Ces résultats sont à nuancer et ne représentent pas une véritable cartographie car elle a été lancée uniquement sur Internet. Ainsi, un seul espagnol a été recensé alors que ceux-ci s’avèrent être au moins une dizaine sur les évènements populaires en local. Le principe de pareto s’applique ici dans ce cas et est représentatif avec environ 70% des pratiquants recensés sur seulement 5 pays.

Pays

Nombre de formulaires remplis

France

49

Brésil

22

Suisse

12

Allemagne

9

Italie

8

Nouveau logo IIDACes 5 pays restent les principaux de la discipline, nous pouvons faire un petit focus sur les spécificités de chacun.

La France est donc le principal pays avec un circuit de Coupe de France, un Championnat de France et de nombreux entrainements sécurisés (dit « Freeride »).

Le Brésil apparait comme le deuxième pays le plus actif avec de nombreux évènements prévus cette année. La discipline est jeune dans ce pays et les évènements sont prévus mais confirmés définitivement seulement quelques mois avant l’évènement pour des raisons de bureaucratie locale très handicapante.
Nous aurons l’occasion d’avoir notre première étape de coupe du monde IIDA à Teutonia en fin d’année sur une descente assez peu technique mais parmi les plus rapides au monde avec des vitesses dépassant les 100km/h pour les rollers. Une association de promotion de la descente au Brésil est actuellement en cours de création (Federação Brasileira de Inline Downhill).

Derrière, la Suisse est réputée pour avoir de nombreux pratiquants principalement à Lausanne, véritable Mecque de la descente en roller ou comment pratiquer la descente dans la ville en transports en commun comme on peut le faire dans une station de ski et ceci grâce à une certaine tolérance historique des autorités locales. Principalement axés sur le freeride, très peu d’entre eux se déplacent sur les évènements.

L'Allemagne est en augmentation importante marquée par une relative jeunesse des pratiquants et le fait qu'ils viennent tous de l'Alpin Slalom. Nous misons beaucoup sur cette convergence entre ces deux disciplines car l'Alpin Slalom à travers la discipline du « Giant Slalom » est celle qui se rapproche le plus de la descente et donne déjà de bonnes sensations à ses pratiquants. Nous aurons d'ailleurs l'occasion d'avoir de plus en plus d'évènements conjoints comme cette année les Coupes du Monde de Cisterna d'Asti (Italie) et Schonberg am Kamp (Autriche).

Enfin, l'Italie est historiquement très active dans le discipline avec l'organisation d'étapes de la Coupe du Monde chaque année. Souvent présents sur l'ensemble des étapes, le développement du circuit national italien est une de mes priorités.

Il existe d'autres instances régissant la descente ?

Au niveau mondial, deux instances régissent la descente en longboard, street luge et buttboard que sont l'IGSA (International Gravity Sports Association ) et l'IDF (International Downhill Federation). L'IDF a été lancée à la fin d'année 2012 et représente un circuit alternatif à l'IGSA qui était jusqu'ici la référence dans le monde du Skate.

Au niveau roller de descente, nous sommes la seule association régissant la descente au niveau mondiale. Au niveau de chaque pays, des instances officielles sont présentes tel qu'en France à travers la Commission Nationale Skateboard, l'Angleterre à travers l'IDUK (International Downhill United Kingdom), l'Italie ou encore l'Allemagne. Ces pays ont tous reconnus officiellement la discipline au sein de leur Fédérations respective.

Il reste donc cependant du pain sur la planche pour l'ensemble des autres pays !

Quelles sont vos relations avec ces instances ?

Au niveau mondial, nous collaborons avec ces deux associations et plus particulièrement avec l'IDF de par son ouverture d'esprit et son président (Cyrille Harnay) français et ayant travaillé largement pour la promotion du sport en France. Nous avons des évènements communs sur lesquels nous travaillons ensemble en termes d'organisation et il s'agira ici d'un axe de travail à l'avenir afin d'apporter une meilleure qualité d'organisation aux organisateurs en mutualisant nos ressources à la fois humaines et matérielles.

Au niveau des fédérations nationales, nous travaillons à travers des représentants dans chaque pays qui sont les relais avec leurs fédérations respectives : notamment Grant Du Plessis pour le Royaume Uni et Valentina Liguori pour l'Italie.

Nous travaillons en outre pour la mise en place d'un circuit de Championnat d'Italie officiellement reconnu par la Fédération Italienne vu que nous accueillerons cette année 3 étapes sur les terres italiennes.

L'objectif est de créer un réseau (Championnat de France, Championnat d'Italie) permettant de dynamiser en local ce qui ressortira au niveau national et ainsi permettra de développer la discipline à la fois en terme de pratiquants ainsi qu'en organisateurs et reconnaissance de la part des fédérations respectives.

Des projets ?

J'en ai déjà exposé beaucoup. Un gros travail a déjà été fait et il en reste encore beaucoup. Je reste toutefois confiant dans le bon déroulement de cette saison 2013 qui devrait voir une augmentation de la participation à nos évènements et faire ainsi revenir la discipline sur le devant de la scène après quelques années difficiles. Le point d'orgue étant bien sûr le Championnat du Monde à Lyon à l'occasion du Lugdunum Contest qui sera une magnifique vitrine en tant que Championnat du Monde organisé dans le centre ville d'une des plus grandes villes de France. 

Alexandre Lebrun sur le stand rollerenligne en 2010

Liens utiles

Rencontre : Alexandre Lebrun, nouveau président de l'IIDA

Texte : Alfathor
Relecture : iggnorance
Photos : Dim, rollerenligne.com, droits réservés
Mis en ligne  le 28 February 2013 - Lu 2700 fois


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