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Le 19 July 2012 à 18:07 | mise à jour le 22 July 2012 à 13:31

Bertrand Floquet : 2400 km à roller

Bertrand Floquet : 2400 km à roller

Bertrand Floquet a parcouru plus de 2400 km à roller en un mois tout juste. Ce n'est pas un habitué du roller, plutôt un adepte de la course à pied. Retour sur sa préparation et son aventure...

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Rencontre...

Bertrand Floquet

Parti de Grisy-Suisnes, il est passé par Lyon, Montpellier ou Bordeaux. Sur ses rollers, Bertrand Floquet s’est lancé dans un véritable tour de France en 31 étapes de 80 km. Cet informaticien de 39 ans s’entraîne depuis plusieurs années pour accomplir ce défi personnel…

Un désir pas si facile à combler lorsque l’on est marié et père de trois enfants. « Après de longues négociations, ma femme a compris que j’avais besoin de ce voyage », raconte-t-il en riant.
« Ce qui me plaît, c’est de rencontrer des gens, poursuit Bertrand Floquet. Lorsqu’ils m’accueillent pour la nuit ou qu’ils me laissent un petit bout de gazon pour planter ma tente. » Au cours de son périple, il a fait de nombreuses rencontres. Son attirail de voyage y est pour beaucoup. Il pousse un Skatedrive, monocycle à guidon qui supporte ses 30 kg de matériel. Casque, tee-shirt rouge et pantalon moulant complètent la panoplie de ce voyageur sur roulettes. « Grâce à ça, il y a toujours quelqu’un pour venir me voir et me donner un coup de main quand j’arrive dans un village », se réjouit-il. Et d’aide, il en a eu besoin. Entre les blessures, les campings fermés et les crevaisons, il a souvent dû compter sur la générosité des habitants du coin. Des péripéties dont Bertrand Floquet a tiré une bonne leçon : « Les Français sont plutôt râleurs, mais ils sont toujours prêts à aider. »

Bertrand Floquet

Interview

Bonjour Bertrand, peux-tu te présenter ?

Bertrand FloquetJe m’appelle Bertrand Floquet, j’ai 40 ans. Je suis informaticien, je suis marié, j'ai 3 enfants de 10, 7 et 4 ans… Je suis surtout pratiquant de courses à pieds (marathon), plus que de roller que je ne pratique qu'en loisir.

Depuis combien de temps fais-tu du roller ?

J’ai commencé le roller dans les années  2003/2004... Initialement pour faire les randos de Paris, notamment Rollers et Coquillages en loisir uniquement..

Pourquoi le raid et pas la course ?

Parce que pour la course, il faut une technique que je n'ai pas du tout... Et l’esprit de compétition ne m'intéresse pas...

Que trouves-tu dans le raid ?

Savoir jusqu'où on peut aller, repousser les limites... Le fait de pouvoir repousser ses limites, d’avoir une sensation de liberté, le fait d'être tout seul, d’être un aventurier du bitume, de subir les aléas, de la météo, mais surtout le partage avec les gens, les rencontres et aussi un défi sportif et humain.

Comment as-tu tracé ton parcours ?

J'ai d'abord fait un tracé grossier sur google map pour évaluer le total de killomètres. Puis, j'ai divisé pour avoir une distance journalière. Enfin, j'ai finalisé le tracé avec l'aide de street view. Puis, j'ai refait chaque étape sur map source (logiciel garmin) afin de le retranscrire sur mon GPS portable, Xtrex de Garmin, avec toutes les données de camping.

Combien de km par jour ?

Entre 80 et 100 km. J'ai commencé petit, de 50 à 60 km pour mettre la machine en route, pour adapter l'organisme, pour que le corps s'habitue.

Parle nous de ton matériel...

J'utilise un Skatedrive chargé de 30 kg  de matériel; Je roule avec une paire de roller Fila M100.Mon skatedrive est tout équipé pour le camping en autonomie totale. J’emporte 3 gourdes car l’eau est indispensable. Je porte un tee-shirt rouge avec écrit en gros tour de France en roller qui est visible de loin et qui me permet d’être encouragé et d’être en quelque sorte en sécurité sur la route.

Y-avait-il un but particulier à ton tour de France ?

Non, juste un défi sportif personnel.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Ce sont les belles régions de France parcourues comme par exemple la traversée de Beaune avec ses vignes, la Via Rhona, l’étape avec Youb, de partager l’étape avec lui, de traverser la Camargue, de voir la mer.
En fait  il y a eu beaucoup de bons moments comme la traversée de Royan, Marennes d'Oléron, le passage sur l'île de Noirmoutier, la voie verte de Givry/Cluny en compagnie du club Clunysois qui a partagé mon arrivée de l’étape, une  rencontre insolite avec des allemands parcourant la France en mobylette. Ils m’ont attendu en haut d une côte difficile avec une saucisse grillée et une bière... Mais aussi l'hospitalité spontanée des gens qui proposent le gite et le couvert.

Quel est ton pire souvenir ?

J'en ai 2 ! La tramontane après Narbonne jusqu'à Carcassonne avec du mauvais revêtement. Quelques jours avant l'arrivée dans la traversée de la Beauce où tout est plat, monotone, avec pas trop de points de ravitaillement. Mais aussi Vers Nantes où j’ai essuyé un gros coup de mauvais temps.

Quel est  ton prochain objectif / défi ?

Comme j’ai une vie de famille, pour l'instant, je n’ai pas trop d'objectif rolleristique mais je vais faire pas mal de course à pied type marathon pour entretenir la forme. Peut être un raid en compagnie de ma femme? Un projet me trotte tout de même, celui de faire un raid à l’étranger comme paris Moscou.

Bertrand Floquet

Liens utiles

Le blog de Bertrand Floquet avec son récit au jour le jour

Texte : Youb Solo
Relecture: Iggnorance
Photos : Bertrand Floquet, Youb Solo
& Jean-Philippe
(correspondant Ouest-France à Port-Saint-Père)

Mis en ligne  le 19 July 2012 - Lu 2686 fois


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