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Le 16 January 2012 à 07:11 | mise à jour le 27 April 2015 à 20:30

Interview : Nicolas Pelloquin (France)

Interview : Nicolas Pelloquin (France)

Nicolas Pelloquin fait partie des meilleurs patineurs de vitesse français. Il est devenu l'une des figures incontournables de l'équipe de France ces dernières année et l'un des pourvoyeurs de médailles tricolore. En 2012, il roulera sous les couleurs d'EO Skates...

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Rencontre...

Nicolas PelloquinPrénom : Nicolas
Nom : Pelloquin
Pseudonyme : PELOK
Date de naissance : 1er septembre 1988
Taille : 1,74 m
Poids : 64 kg
Né à : La Roche-sur-Yon (85)
Habite à : Nantes (44)
Pratique depuis l'âge de : 4 ans
Catégorie : Elite
Etudes : BTS assurance
Profession : Gestionnaire accident de la route pour MMA
Points forts : Vitesse, départ
Points à améliorer : Endurance, résistance dans l'effort
Autres sports : musculation, vélo, course à pied
Sportif préféré : Michael Johnson
Dernier film vu : Braquo
Musique préférée : Reggaeton, Rap, RnB
Jeux vidéos : FIFA 12
Lectures : NC
Fringues préférées : Jean / polo
Adore : Les personnes franches
Déteste : Les hypocrites
Qualités : Assidu
Défauts : Rancunier
Club : CPR Mouilleron
Team / sponsors : EO Skates
Meilleur souvenir : Titre de champion d'Europe du 300 m en Italie en 2010
Pire souvenir : 300 m raté au championnat du Monde 2010 en Colombie
Langues parlées : Seulement le Français malheureusement
Alcool ou jus de fruit ? Jus de Fruit
Glace ou roller ? Roller
Route ou piste ? Piste
Sprint ou marathon ? Sprint
Gomme tendre ou dure ? Tendre
Mer ou montagne ? Mer
Matin ou soir ? Matin
Fromage ou dessert ? Fromage
Rap ou techno ? Rap
Foot ou rugby ? Les deux
Simple ou double poussée ? Double poussée

Palmarès

  • Vice Champion du Monde 2008
  • Double médaille de Bronze au mondial 2011
  • 5 fois Champion d'Europe
  • 10 fois Champion de France 

"A ce niveau, ça se joue sur des détails..."

Bonjour Nicolas, à quel âge as-tu débuté le roller ? 

Interview de Nicolas Pelloquin
J’ai commencé le roller à l’âge de 4 ans au club du CPRM. J’ai découvert ce sport lors d’une initiation à l’école maternelle. Après cette belle découverte, j’ai demandé à mes parents de m’inscrire dans le club de ma commune. Une année à l’école de patinage et destination la course pour faire de la compétition.

Tu as toujours fait du roller ?

Oui c’est le seul sport que j’ai fait en club. J’ai pratiqué d’autres activités sportives à l’école comme le football, le tennis de table et le rugby. J’ai participé à différents championnats départementaux ou régionaux, mais rien n’était comparable aux sensations du roller.

Tu as toujours fait de la vitesse ou tu as essayé d’autres pratiques ?

Non c’est la seule discipline à laquelle j’ai goûté en compétition. J’ai pratiqué le hockey afin de travailler la stabilité et l’agilité mais seulement en entrainement.

Qu’est ce qui te plait dans le roller de vitesse ?

Ce qui me plait dans cette discipline c’est la sensation de liberté, d’équilibre et surtout de vitesse. Sur 8 roues nous arrivons à atteindre une vitesse conséquente qui permet d’avoir de très bonnes sensations de glisse. Aujourd’hui, ce qui me plait le plus, c’est la compétition et l’importance du détail.

Comment t’es-tu orienté vers la piste ?

Je me suis orienté vers la piste plutôt naturellement. Quant j’étais dans les catégories inférieures (de poussin a cadet) j’avais un petit gabarit qui m’a handicapé sur route. Manque de puissance par rapport aux autres donc moins performant. Alors que sur piste je profitais de ma petite taille et de ma technique de patinage pour faire la différence. Par conséquent j’ai toujours préféré la piste.

Quel est ton parcours professionnel ?

Je suis salarié pour une compagnie d’assurance depuis 2 ans. Je gère les accidents de route pour les assurés et m’occupe de leurs préjudices matériels. Auparavant j’ai eu mon Bac au Cens (pole de Nantes) et après j’ai acquis un BTS Assurance.

Ton employeur t’accorde t’il des facilités pour les compétitions et l’entraînement ?

Mon employeur ne m’accorde aucune facilité pour les compétitions ou entrainements pendant la saison. Je travaille comme tout le monde 5 jours par semaine et je m’entraine le soir ainsi que le weekend. Le seul avantage avec mon employeur est qu’il me permet de poser des congés sans solde pendant l’été afin d’être libre pour les championnats d’Europe et du Monde.

Ce n’est pas trop compliqué de concilier vie professionnelle et sportive ?

C’est vrai que ce n’est pas facile car le travail et le sport prennent beaucoup de temps. Une journée se résume au travail jusqu'à 17h30 / 18h et après je pars à l’entrainement. Donc la journée est bien remplie et c’est vrai que le soir quand je rentre chez moi je suis content de me mettre dans mon canapé. Le plus compliqué c’est de prendre mes congés payés pour aller faire des compétitions. Au lieu de me reposer pour reprendre le travail en forme, je pars en compétition et rentre encore plus fatigué. C’est pour ça qu’il faut que je gère mes semaines d’entrainements après une compétition car je ne peux pas récupérer comme tout le monde. Pour l’instant je suis content car j’y arrive plutôt bien.

Tu flirtes avec le plus haut niveau mondial en sprint, qu’est-ce qui fait la différence entre les meilleurs ?

C’est compliqué de répondre à cette question car si on avait les cartes en main on pourrait résoudre le problème. C’est vrai que l’année dernière je me suis rapproché des meilleurs. A ce niveau ça se joue sur des détails. Sur le 300 m il ne m’a pas manqué grand-chose. Un dixième de gagné sur le départ m’aurait permis d’aller plus vite sur mon tour lancé. Après sur le 500 m je pense que j’avais ma chance, mais se retrouver contre 2 colombiens en final ne m’a pas permis de jouer ma carte. Après, il faut savoir qu’au niveau mondial il faut être très minutieux dans sa préparation avant le championnat. La différence peut se faire sur la connaissance de la piste. Par expérience le fait d’être présent 2 à 3 semaines avant sur les infrastructures  permet une meilleure connaissance et surtout donne le temps de tester les roues. Depuis quelques années, les lieux de championnat ne nous permettent pas de nous déplacer 3 semaines avant par manque de moyen.

Quelles ont été tes anciens sponsors et tes sponsors actuels ?

Mes anciens sponsors ont été Salomon, Roll’X, Rollerblade, Rollertech. J’en profite pour les remercier et surtout la société Rollertech et Serge qui ont été d’un grand soutien durant plusieurs années. Aujourd’hui j’ai deux partenaires locaux : AVA et Espace Vélo. De plus pour cette année j’ai signé un contrat avec la société française EO SKATES. Je les remercie pour cette confiance. Pour ceux qui ne connaissent pas la marque, c’est une marque française qui produit des platines en carbone. Cette nouvelle technologie est vraiment un pas en avant pour notre sport comme il y a eu au vélo il y a quelques années. EO SKATES est mon partenaire depuis l’année dernière et grâce à eux j’ai fait une belle saison.

Ont-ils été difficiles à trouver ?

A une époque du roller, les petits sponsors comme Salomon, Roll’x voire Rollerblade n’était pas très compliqués à avoir pour les athlètes qui avaient des résultats réguliers. Maintenant c’est une autre histoire. J’ai eu des partenaires pour chaque saison mais cela n’a pas été facile à trouver et cela ne permettait pas de couvrir les frais d’une saison. Maintenant c’est un peu grâce à eux que je suis à ce niveau là.
Pour EO SKATES, je les ai contacté après un article paru sur rollerenligne.com. J’ai découvert qu’ils avaient amélioré leur produit donc j’ai demandé de tester la platine H2. Après quelques tests, j’ai tout de suite accroché et ils m’ont aidé.

Quels sont tes objectifs pour 2012 et pour la suite de ta carrière ?

Interview de Nicolas PelloquinPour 2012, l’objectif principal est le championnat du monde. Je vise la couronne mondiale sur une distance bien précise. Après  je souhaite faire une grosse saison avec l’équipe sur les Coupes d’Europe. Pour la suite de ma carrière, je vois seulement à court terme car je ne sais pas de quoi sera fait mon avenir professionnel et privé.  Pour 2013, il y aura deux grosses compétitions qui seront mes deux principaux objectifs. Les jeux mondiaux en Colombie (grand pays du roller) et les championnats du monde en Belgique. Après 2013, je réfléchirai à mon avenir dans le roller et je ferai le bilan de mes performances et de ma marge de progression restante.

Les sud-américains et les asiatiques trustent les premières places, le retour des championnats du monde en Europe pour 2 ans va-t-il changer la donne selon toi ?

Selon moi cela ne changera pas beaucoup de chose. Je pense qu’ils ont un système différent du notre et une autre vision du sport de haut niveau ce qui les rends plus forts. Maintenant grâce à cela, à nous de prendre notre chance et de préparer ces championnats comme il se doit. C'est-à-dire, de mettre les moyens humains et financiers en conséquence. Pour moi, si on décide de partir 3 semaines avant sur le site des championnats nous allons avoir un avantage. A nous d’être précis dans nos choix et de s’investir.

Un mot pour conclure ?

Pour conclure je souhaite juste remercier toutes les personnes qui me soutiennent comme ma famille, mon club et mes partenaires. Plus particulièrement je souhaiterai remercier et dédier ma dernière saison à ma coach Chrystelle Bouchet qui s’investit beaucoup dans ma préparation et cela depuis 10 ans. Grâce à elle je suis à ce niveau aujourd’hui et j’espère encore décrocher des titres.

De plus je remercie la société EO SKATES et surtout toutes les personnes qui se sont lancées dans ce projet d’équipe. Merci a  DANIEL, FREDO et ERIC pour leurs investissements humains et financiers.

Bonne saison à tout le monde !

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Texte : Alfathor
Photos : EO Skates
Mis en ligne  le 16 January 2012 - Lu 3520 fois


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