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Le 22 August 2011 à 18:20 | mise à jour le 25 August 2011 à 12:16

Les nouveaux coachs : le « fighting spirit » d’Elisabeth Schrenk

Les nouveaux coachs : le « fighting spirit » d’Elisabeth Schrenk

L'autrichienne Elisabeth Schrenk n’est pas forcément très connue dans le monde de la vitesse. C’est sans doute parce qu’elle a multiplié les activités sur les rollers, mais pas toujours dans la même discipline. Elle a également évolué dans le monde de la descente et encadre aujourd'hui les patineurs du Danemark...

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Elisabeth SchrenkEn plus d’avoir fait partie du team Salomon au début des années 2000 (avec Caroline Lagrée, Pia Knecht et Nathalie Barbotin), elle a été une pionnière et une championne du roller de descente (avec notamment un titre mondial à son actif). Depuis 2004, Elisabeth coache l’équipe nationale du Danemark. Elle essaie d’insuffler à ses athlètes ce qu’elle appelle le « fighting spirit. »

Elisabeth Schrenk est Autrichienne. Elle vit d’ailleurs encore à Vienne avec Mathieu Grandgirard et leur petite fille. « Je ne suis pas coach à plein temps pour le Danemark : à part en France et dans quelques autres cas, ça n’existe pas dans le monde du roller de vitesse… »
Pour aller entraîner ses protégés, Elisabeth doit donc se déplacer régulièrement jusqu’à Copenhague. « Je prends l’avion. C’est très facile, ça ne me prend que deux heures. J’y vais une fois par mois pour des sessions de trois ou quatre jours et j’organise des stages de quinze jours avant les grands championnats. » Pour l’Autrichienne, le coaching n’est donc qu’un job à mi-temps.

Pourtant, elle s’est beaucoup investie dans cette mission depuis sept ans : « Quand je suis arrivée, c’est simple, il n’y avait rien… ».
C’est elle qui a fait grandir les patineurs, qui a mis en place tout le développement dans le pays. « Les premières années, je me suis fixé de constituer un groupe de patineurs. » C’est toujours primordial de pouvoir s’appuyer sur une base solide. Mais un groupe ne suffit pas : « aujourd’hui, j’essaie de leur inculquer le fighting spirit, le goût de la victoire ! »

Ça marche ! Au début, ses athlètes lui répondaient qu’un Top 10 ou un Top 5 leur convenaient. « Ils étaient trop timides face aux grandes nations comme l’Italie ou la France... » Tout cela a bien changé. A Pollenza, lors des derniers championnats d’Europe des jeunes, le Junior B Stefan Schmidt a gagné quatre médailles : deux en or (sur le marathon et le 15km élimination piste) et deux en bronze (sur le 300m chrono et le 10km points/élimination piste). Des résultats qui parlent d’eux-mêmes !

Pourtant, Elisabeth n’est pas arrivée au bout de son travail. « Alors que nous analysions une course sur la vidéo avec Stefan, celui-ci m’a dit qu’il n’avait pas réussi parce qu’il était fatigué : à la vue des images, on s’est rendu compte qu’en fait, il n’avait tout simplement pas osé ! » Il y a toujours moyen de faire mieux. En France, on commence aussi à se rendre compte que le Danemark entre dans la cour des grands : Sara Bak-Briand et Viktor Thorup en sont deux brillants ambassadeurs.

Comment la coach du Danemark ressent-elle les courses, maintenant qu’elle est passée de l’autre côté des barrières ?
« Parfois, je bous de voir les patineurs sur la piste. Mais mon rôle de coach reprend le dessus : de l’extérieur, on voit mieux les courses et j’en profite pour noter les corrections possibles… »
Son regard extérieur, elle le porte aussi sur son ancienne coéquipière du team Salomon, Nathalie Barbotin, qui a gagné deux titres européens aux Pays-Bas : « elle est tout simplement incroyable ! On en a parlé avec Pia Knecht, et on se disait la même chose ! » Mais Elisabeth a définitivement rangé les rollers, tout comme Pia et Caroline. Des années Salomon, il lui reste ce « fighting spirit » que ses Danois ont aussi, maintenant, en eux !

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Site officiel d'Elisabeth Schrenk

Texte : Vincent Esnault
Photos : droits réservés 
Mis en ligne  le 22 August 2011 - Lu 4405 fois


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