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Le 14 August 2011 à 11:48 | mise à jour le 25 August 2011 à 10:08

Les nouveaux coachs : Desly Hill trace la voie

Les nouveaux coachs : Desly Hill trace la voie

C’est la génération montante des coachs internationaux. Ils ont arpenté les compétitions internationales de tous ordres ces dix dernières années et viennent juste de raccrocher les rollers, quoique... Nous sommes allés les voir à l’occasion des championnats d’Europe de Heerde et de Zwolle. C’est tout naturellement que Desly Hill ouvre cette série de portraits...

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Rencontre

Desly Hill aux championnats d'Europe 2011L’Australienne est une des pionnières du passage du quad au inline au début des années 90. Elle a fait partie d’une des premières équipes pro à la fin des années 90, en l’occurrence Rollerblade avec Kalon Dobbin, Jorge Botero, Massililiano Presti (dont nous reparlerons) et Arnaud Giquel (qui coache l’équipe de France Senior). Voilà sept ans qu’elle est installée aux Pays-Bas pour diriger l’équipe nationale : Desly récolte aujourd’hui les fruits de son travail !

Elma de Vries, Mariska Huisman, Bianca Roosenboom, les frères Mulder, Lars Schenstraa, Ruurd Dijkstra ou encore Crispijn Ariens : ces noms ne vous disent peut-être rien. Tout simplement parce que les Pays-Bas ont tendance à vivre le roller de vitesse en circuit fermé. Les patineurs ne sortent pas souvent de leurs chers Pays-Bas. Il faut dire qu’ils disposent de tout ici : un circuit de courses sur piste, des marathons et une saison sur glace bien fournie. Depuis la fusion entre les Fédérations de la roulette et de la glace KNSB (Koninklijke Nederlandsche Schaatsenrijders Bond), les choses s’accélèrent encore. Le roller peut vraiment accéder aux moyens gigantesques de la glace et donner aux athlètes les meilleures recettes pour se préparer.

Ca n’a pas toujours été ainsi. « Au début que je venais ici, c’était seulement pour l’été. J’avais du mal à disposer de mes patineurs très longtemps, car les coachs de la glace me les reprenaient rapidement » explique Desly Hill. Aujourd’hui, l’Australienne est vraiment mieux considérée par la Fédération : elle est coach à plein temps et possède le pouvoir de contrôler la préparation de ses athlètes, soit toute seule, soit en collaboration avec les coachs de la glace, et ce douze mois sur douze. « Il m’a fallu quelques années pour apprendre ce fonctionnement et je dois toujours faire quelques deals avec les coachs de la glace. »

Au début, Desly a notamment trouvé en Alexis Contin un soutien de poids. Il était à l’époque l’un des rares patineurs sur roulette à tenter l’expérience. « Alexis m’a beaucoup aidé à comprendre comment ça marche, les liens possibles entre la roulette et la glace, ce que ressentent les athlètes. » Elle a également dû faire des choix, et notamment délaisser les Seniors qui tenaient le haut du pavé sur la glace au début des années 2000. Ils étaient déjà trop formatés… En revanche, elle s’est concentrée sur les Juniors comme Bianca Roosenboom, Crispijn Ariens ou les frères Mulder : Desly récolte aujourd’hui les fruits de son travail.

« Je suis très contente de mes athlètes. Au départ, nous nous battions pour le Top 10. Aujourd’hui, nous prenons des victoires et des podiums ! » Rome ne s’est pas faite en un jour : cette solide équipe des Pays-Bas non plus ! « Nous avons dû beaucoup travailler, mais le niveau a aussi beaucoup augmenté… » Desly peut cependant se réjouir : elle est parvenue à garder des patineurs qui normalement seraient définitivement partis sur le circuit des marathons sur glace. Pourtant, elle n’est pas certaine du tout d’emmener des athlètes en Corée du Sud : la préparation pour la saison sur glace aura déjà recommencé. Elle doit se résoudre à les partager encore et à voir ses protégés cumuler deux saisons en une…

Desly a connu les joies de la victoire quand elle était sur la piste. Aujourd’hui, même si elle ressent encore beaucoup d’émotions en regardant ses athlètes de l’autre côté de la barrière, elle a définitivement tourné la page. De ces années pourtant, il reste des traces. « J’essaie d’inculquer ce qu’on m’a appris quand j’étais à leur place : le culte de la victoire. » A voir les résultats des Oranges à Heerde et à Zwolle, force est de constater que le message est bien passé !

Desly Hill aux championnats d'Europe 2011

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Texte : Vincent Esnault
Photos : Vincent Esnault
Mis en ligne  le 14 August 2011 - Lu 4518 fois


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