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Le 30 June 2011 à 16:12 | mise à jour le 29 June 2011 à 16:26

Interview avec Nolan Beddiaf

Interview avec Nolan Beddiaf

Nolan Beddiaf est l’un des chefs de fil de la relève dans la catégorie Elite, avec d’autres patineurs comme Brian Lépine, Elton De Souza ou encore Valentin Joyau. Le Lamballais du RIL s’est exilé voilà deux ans à Toulouse pour poursuivre ses études et intégrer le groupe d’entraînement de la Ville Rose. Depuis, il s’est révélé dans la catégorie reine...

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« J’ai fait un bon en avant depuis 2010 ! »

Nolan Beddiaf en Espagne...la preuve, il est actuellement troisième du provisoire de la Coupe de France et huitième du provisoire de la World Inline Cup (qu’il coure avec une « single licence »). A quelques jours du championnat de France piste de Valence d’Agen, Nolan affiche ses ambitions...

Bonjour Nolan. Voilà deux saisons que tu patines avec le team RPM Poli. Peux-tu nous présenter l’équipe de cette année ?

Cette saison, dans le team, nous sommes cinq, dont quatre qui ont moins de 21 ans : Brian, Elton, Joris (Gardères) et moi. Le cinquième homme fort de cette équipe, c’est Julien (Despaux) qui est là pour nous guider et nous canaliser. Nous sommes tous plus ou moins tout-terrain puisque que nous avons tous un bon niveau, autant sur courses traditionnelles que sur les marathons. Les résultats en témoignent d’ailleurs, avec de très bonnes places à Lille, à Rennes, à Dijon, à Valence... mais aussi aux 3 Pistes, à Bologne ou encore à Gross-Gerau !

Depuis le début de cette saison, tu tournes autour comme on dit...

Depuis le début de la saison, j’ai fait quelques places d’honneur lors de la World Inline Cup de Valence en Espagne (5ème derrière quatre Suisses), à Lille où je signe mon premier podium en Coupe de France (3ème place) et sur des courses comme Dijon (WIC) où je fus très actif et où mon finish m’a permis de décrocher une belle 7ème place. Je suis très satisfait de mes résultats avec le team. Et même si je n’ai toujours pas de victoire à mon actif en marathon, j’espère y arriver avant la fin de saison, notamment en Coupe de France...

Quelles seront vos prochains grands rendez-vous d’ici à la fin de la saison ?

Avec le team RPM Poli, l’objectif est bien évidement le classement général et le classement individuel de la Coupe de France. Brian et moi-même, nous sommes à la lutte pour un podium final. Par équipe, il nous faudra maintenir la tête du classement durant les dernières étapes de cette Coupe de France : c’est pour cela que les prochaines manches durant le mois de septembre vont êtres déterminantes pour essayer d’atteindre nos objectifs. En ce qui me concerne, j’aimerais accrocher un podium au classement général de la Coupe de France, mais aussi, si cela est possible, aller faire une des deux dernières manches de la Coupe du monde et arracher quelques points qui me permettraient de me maintenir dans le Top 10 !

On sent que tu as passé un pallier en 2011. Comment pourrais-tu expliquer cela ?

Cela fait maintenant deux ans que je suis arrivé à Toulouse pour mes études, mais aussi et bien évidement pour le roller. La première année, Matthieu Barrault et Julien Sourisseau ont été de vrais moteurs pour m’entrainer dans la Ville Rose. Cette année, Pascal Briand m’a vraiment fait prendre confiance en moi, en mes possibilités, à condition que je m’y mette sérieusement ! Et puis, avec son palmarès et son vécu, ça motive forcément. Durant ces deux années, j’ai fait un bon en avant, en travaillant sur tous les points et au contact de ces trois patineurs, j’ai véritablement appris beaucoup de choses : je les en remercie !

Comment travailles-tu à l’entraînement pour être au top ?

Je ne révélerai pas la potion magique du « druide » Pascal Briand (sourire), mais c’est une base que beaucoup de patineurs suivent je pense, avec du foncier, des fractionnés et une attention particulière sur la technique... Je ne sais pas trop où j’en suis cette année au niveau de mon corps : je passe un cap et il faut qu’il s’habitue au rythme, donc j’ai un peu de mal à me situer pour le moment. A l’entrainement, ce que je préfère, ce sont les exercices de fractionné et aussi le travail technique en peloton : je trouve que ce sont les principales qualités pour être le meilleur possible...Nolan Beddiaf et Roger Schneider

C’est toujours difficile de se juger soi-même, mais pourrais-tu évoquer tes qualités et tes défauts ?

Je pense avoir une bonne base physique qui me permet d’être performant sur de longues distances ainsi qu’un mental assez résistant pour ne pas que les épreuves quotidiennes viennent entacher la qualité de mes entrainements. Pour les aspects négatifs, je dirais que c’est toujours le côté technique, avec des défauts que j’essaye de corriger à chaque entrainement, mais aussi une vitesse de pointe pour le moment encore trop limitée pour pouvoir rivaliser sur les sprints. Quant à mon point faible, je pense que ce sont mes relances.

Les championnats de France piste arrivent dans une semaine : quels sont tes objectifs à Valence d’Agen ?

Sur cette piste où j’ai fait de bons résultats dans le passé, j’espère réitérer mes exploits en accrochant au moins un podium dans toutes les courses proposées durant le weekend. Je sais que mes chances seront plus élevées sur les courses de fond. Mais je voudrais surtout prendre du plaisir, car je veux être satisfait de mes courses avant tout. Bien sûr, je garde un espoir de sélection, comme beaucoup, mais aussi pour avoir une réelle récompense du travail que j’ai effectué depuis le mois de septembre.

Projetons-nous au-delà : quand on s’entraîne comme toi, on vise forcément une sélection et les rendez-vous internationaux...

Comme on dit, le jeu en vaut la chandelle ! Et c’est aussi pour cela que je me suis donné beaucoup de mal cet hiver, pour être compétitif et pouvoir disputer une sélection. Je ne me laisse pas le droit d’y penser pour le moment, pour ne pas entacher mes courses : je veux vraiment prendre du plaisir et commencer par faire quelques podiums. Si j’arrive à en faire, je pourrai envisager une éventuelle sélection...

Et la glace ?

La glace laisse rêveur quand on voit les résultats d’Alexis Contin, qui se place comme un grand modèle de réussite et de transition concluante entre le roller et la glace... J’ai déjà effectué un stage cet hiver et la sensation de vitesse qu’on a sur glace est vraiment incomparable, même si les doublements et le sens tactique sont complètement absents en long track... Je suis resté sur ma faim après ce séjour aux Pays-Bas et y retourner serai un grand bonheur !

Merci Nolan et bonne chance à Valence d’Agen ce week-end !

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Blog de RPM Poli

Texte : Vincent Esnault
Photos : Alfathor
RPM Poli
Mis en ligne  le 30 June 2011 - Lu 2897 fois


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