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Le 04 June 2011 à 18:06 | mise à jour le 04 June 2011 à 19:11

Stage régional de Petit-Quevilly (Haute-Normandie)

Stage régional de Petit-Quevilly (Haute-Normandie)

Dimanche 29 mai, 10h du matin : il fait beau et déjà chaud sur Rouen. La ville se réveille à peine brouillée par la contre-performance du club de foot local, le FC Rouen. Les « rouge-et-blanc » viennent en effet de perdre leur dernier match de la saison à domicile contre l’En Avant de Guingamp (1-3), mais de toute façon, ils restaient en National...

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2h30 intensives sur la piste !

Pas un mot sur le sujet autour de la piste de Petit-Quevilly (banlieue Sud de Rouen). Ce qui retient surtout l’attention, c’est la montée du club local, l’US Quevilly, dans cette même catégorie Nationale : une vraie victoire pour les footballers amateurs demi-finalistes de la Coupe de France en 2010. C’est le sujet de conversation des pères qui sont venus accompagner leurs patineurs en herbe pour ce stage organisé par le Comité Régional Course Haute-Normandie.

Julien Levrard n’est pas très amateur de foot. En revanche, c’est lui qui a la charge ce stage. Il est 10h10 : il rameute bientôt ses patineurs : « nous sommes partis pour 3h, mais on va pouvoir raccourcir si tout s’enchaîne bien. » Tout s’est bien enchaîné, en effet : le stage aura duré 2h30, d’une rare intensité pour la quinzaine de patineurs ainsi que Jean-Patrick Gabriel, président du CRC et lui-même sur les rollers. Vu l’écart de niveau entre chacun, Julien a également dû s’adapter et concocter des exercices où chacun trouvait son compte.

Un échauffement comme une montée en puissance

30 minutes d’échauffement, c’est plutôt inhabituel. Ca peut paraître long, sauf pour Julien Levrard, fondeur patenté. Pourtant, le vice-champion de France du marathon en 2011 a bien précisé à ses stagiaires que tout le monde suivrait. Démarrant par plusieurs tours au train à petite vitesse, il s’est ensuite écarté et a demandé à tous de prendre un tour de relais : une bonne quinzaine de minutes passe ainsi.

A nouveau, les patineurs restent en file indienne derrière le meneur pour dix minutes. Les tous derniers tours sont plus ouverts et finissent par une petite montée en puissance. Globalement, le but d’un tel échauffement, c’est d’habituer les patineurs à un peloton, les obliger à ne pas rester cantonnés dans un schéma et prendre la tête, même quand on est un niveau en-dessous. En bref, tout le monde y passe !

Les tours lancés

Julien avait pensé tester ses stagiaires sur des 500m et/ou des chronos. Mais il faut aussi savoir s’adapter au nombre de patineurs présents et à leur niveau. En parlant de niveau, celui des Hauts-Normands présent ce dimanche matin est très hétérogène : certain(e)s sont en équipe de France et suivent les stages interrégionaux ou nationaux. D’autres sont rarement sortis de leur Normandie. Tous sont sur la même piste en même temps : comment concilier les « extrêmes » ?

La solution : une série de tours lancés individuels. Les temps vont de plus de 20 (secondes) à presque 16. Le coach dessine ensuite trois groupes en fonction des niveaux, de trois patineurs minimum par groupe. Chaque groupe part ensuite pour trois séries de tours lancés avec un principe de base : celui qui lance doit rester en tête jusqu’après le dernier virage. Le but de l’exercice, c’est encore une fois de responsabiliser les « leaders » successifs, mais aussi d’obliger ceux qui suivent à calculer une trajectoire pour doubler.

Placement et américaine

Dans la continuité, Julien confectionne de nouveaux groupes, des binômes cette fois-ci, pour un tout autre exercice : les groupes contiennent un « fort » et un « faible » ou deux « moyens » (selon les temps acquis au tour lancé). Les binômes partent tous dans une course de dix tours à répéter cinq fois. Huit tours durant, Julien mène au train et derrière, il faut se placer, le coéquipier allant chercher la place pour positionner son leader. Dans les deux derniers tours, Julien lâche les chevaux. Les stagiaires mettent en application leurs tactiques : dans la première manche par exemple, ce sont les filles qui l’emportent, Alexia Deroo bloquant les garçons pour laisser filer Salomé Malheud vers la victoire.

 Plus de deux heures sont déjà passées. Il commence à faire très chaud et personne n’a triché : tout le monde se donne bien. Attentif à la concentration de ses troupes, Julien décide de les mener vers un dernier exercice : une américaine. Cette fois, les équipes sont composées de trois patineurs. Les sept premiers relais sont menés au train et les trois derniers sont libres. A la fin, les écarts se creusent encore un peu plus entre les équipes, mais c’est normal : les répétitions de tours rapides ont entamé les forces de chacun. Finalement, le coach relâche ses élèves avec une petite vingtaine de minutes d’avance par rapport à l’horaire officiel. Après tout, c’est normal : c’est jour de fête des mères et il n’y a pas que le roller dans la vie !

Les clubs représentés : le ROC Petit-Quevilly, le Rouen Roller Club, le Mont-Saint-Aignan RS et le RS Saint-Pierrais.

La piste de Petit-Quevilly : une piste de 200m aux virages relevés. La piste est un peu abrasive mais aussi assez rapide et en parfait état.

Carte

Piste de vitesse du Petit Quevilly


Texte ; Vincent Esnault
Mis en ligne  le 04 June 2011 - Lu 1106 fois


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