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Le 20 May 2011 à 09:33 | mise à jour le 18 May 2011 à 10:32

Interview de Greg Mirzoyan

Interview de Greg Mirzoyan

Il est fort probable que la plupart d'entre vous, quelle que soit votre pratique du roller, ayez déjà vu une vidéo ou entendu parler de Greg Mirzoyan. Le rider de Rollerblade est notamment connu pour sa mythique vidéo ROB (Ride On Babylone). retour sur son année 2010 au sein du team Rollerblade Original avec Vincent Esnault...

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"J'essaie d'être original dans mes creations!"

Salut Greg. Tu as vécu une année 2010 plutôt riche avec l'Original Team de Rollerblade. Si tu regardes en arrière, j'imagine que tu vois une multitude de voyages et de rencontres… Alors quel voyage t'a le plus inspiré en 2010 ?

Interview de Greg MirzoyanEn dehors du tour en Chine qui était très intéressant/dépaysant, je pense que le voyage qui m'a le plus marqué était celui à Barcelone au début du mois de juillet pour l'évènement « Movistar Barcelona Extreme ». Nous avons profité du cadre pour shooter les produits 2011. J'y ai rencontré beaucoup de gens mais surtout réalisé une grande quantité de shoots (photos et vidéos). Les tournages et photoshoot s'enchainaient dès le matin de bonne heure pour profiter de la lumière et de la température mais devaient malgré tout s'enchaîner toute la journée étant donné la quantité de travail que j'avais à réaliser. Cependant, nous avons sorti beaucoup de contenu de ces quatre jours d'expéditions car, en termes d'inspiration, on peut dire que Barcelone est une ville très intéressante et très diversifiée. C'est d'ailleurs pour cela que je viens d'y déménager...

Quelles sont les rencontres qui t'ont le plus marquées cette année ?

J'ai rencontré pour la première fois Rob Guerrero (international TRS team) cette année dès les premiers shoots 'Original Team' que nous avons fait, j'ai trouvé très intéressant le fait de le rencontrer car j'ai moi même pratiqué le roller agressif depuis le tout début, tout comme Rob. Je pense aussi que, du fait que nous soyons issus de cette même culture, cela nous a permis de nous comprendre très vite aussi bien d'un point de vue professionnel que personnel.

Quand tu travailles pour Rollerblade, que tu prends des photos ou que tu fais des vidéos, que recherches-tu avant tout ?

Lorsque je travaille pour Rollerblade pour de la production photo/vidéo, il y a deux choses qui m'importent énormément. La première, c'est que j'arrive à apporter de l'originalité dans ma création, à changer d'idées, de cadrages, de montages, d'histoires... tout en conservant mon style. La deuxième chose qui est très importante à mes yeux, c'est que le rendu final concorde avec la pratique concerné. Je dois parfois mettre ma vision street de côté afin de m'adapter à un segment parfois complètement différent et ainsi faire en sorte que chaque spécialité de skating garde son intégrité.

Ce qu'on voit, c'est toujours le travail abouti : le cliché, le clip… Mais on n'imagine pas les heures qu'il faut pour aboutir à ce résultat…

Interview de Greg MirzoyanAh, cette partie fait moins rêver ! C'est un véritable fardeau que je porte avec moi au quotidien, que je surveille constamment, auquel je prends soin... Apres les shoots, une fois que je suis rentré chez moi, ou à l'hôtel, la première chose que je fais est une sauvegarde des données en double voir même en triple en fonction de l'importance du shoot. Quand il en vient à l'editing pour les photos, c'est une très longue phase de sélection qui commence : durant cette phase, je regarde toute la liste de photos une à une plusieurs fois en éliminant celles qui ne me plaisent pas. Et une fois que je suis prêt, je commence la retouche puis je fais des propositions. En ce qui concerne le montage vidéo, c'est quasiment le même fonctionnement, le même travail de sélection, mais plus long cette fois. Puis la recherche du style, de la musique et de l'introduction des images (lorsqu'elle n'est pas prévue à l'avance) peut prendre de très longues heures, voire même des jours : c'est très aléatoire et cela dépend de la complexité de la commande.

Tu es aussi un skater accompli. Combien de temps pratiques-tu par jour (ou par semaine) ?

C'est périodique. En ce moment par exemple, je patine tout les jours car je me déplace de cette manière a Barcelone. Je ne prends jamais les transports et de plus, c'est une ville très propice au patinage urbain, car tout y est assez condensé. Cependant, je pratique de manière naturelle, parfois très rapide/risquée lorsque l'envie m'en prend, et d'autre fois très calmement. Je n'ai jamais eu de notion d'entrainement.

Liens utiles

www.rollerblade.com

Texte : Vincent Esnault
Photos : Rollerblade, Greg Mirzoyan
Mis en ligne  le 20 May 2011 - Lu 9828 fois


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