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Le 04 March 2011 à 00:00 | mise à jour le 06 March 2011 à 09:08

Guyader : J2 Blue Ridge Challenge et NSC (1/2)

Guyader : J2 Blue Ridge Challenge et NSC (1/2)

La journée commence à 4h00 du matin où il faut se lever pour être présent au rink à 5h00. Dur dur après avoir fini la veille à 22h30 et avoir dormi seulement 4h. J ai des courbatures partout de la veille et pourtant je vais devoir m'attaquer à la journée la plus dure...

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Jour 2 : Blue Ridge Challenge et NSC

Les courses commencent par le 1.000 m, puis suivront le 1.500 m, le 500 m et l'open race de 50 tours.
Et encore une fois il faut s'adapter à d'autres paramètres. En effet, la piste est totalement différente de la veille en NSC. Alors qu'en NSC la piste a des virages serrés et de longues lignes droites pour favoriser les dépassements, la piste pour le Blue Ridge Challenge a des lignes droites beaucoup plus courtes et des virages plus larges. Autre chose différente, tout contact est interdit contrairement au NSC, c'est à dire que la disqualification peut être facile puisqu'il n y a pas d avertissement au préalable. En plus de cela, pour couronner le tout, je dois m'habituer à de nouvelles roues. Je cours sous les couleurs de mon sponsor et donc je n'utilise pas les mêmes roues que la veille lors du NSC. Au niveau feeling, c'est un peu déroutant entre la nouvelle piste, les contacts interdits et les nouvelles roues...

Course 1 : Le 1.000 m ou comment continuer dans la même ligne que la veille

Je tombe dans une série facile où je n'aurai (selon moi) aucun problème pour me qualifier. Je prends les devants au bout de deux tours et mène tranquillement la danse jusqu'à ce que je me fasse disqualifier alors que je mène la course sans aucun problème. Incrédule, je demande alors au juge si c'est bien de moi qu'il s'agit en pensant limite à une farce ! Non c'est bien moi qui suis disqualifié. Je commence à croire au complot.
Je reviens dans le stand en en riant tellement ca me parait absurde ! La c'est le fou rire général avec Harry Vogel, Jorge Botero et les autres qui se foutent de moi en me disant qu'eux non plus n'ont rien vu de mal. Un peu énervé quand même, je décide alors que je ne participerai plus aux courtes distances et que je me concentrerai sur le 50 tours open qui me sera beaucoup favorable.

Course 2 : L'open race... Enfin le bout du tunnel

La course regroupe environ 30 coureurs des catégories juniors et seniors. La course débute par un départ lancé avec un juge faisant le train se retirant en sortie de virage. A l'instar d'un pace car en auto, puis tous les tours paires il y a prime sur la ligne pour le premier ainsi qu'à l'arrivée pour le vainqueur. L'idée étant bien entendu d'éviter une course ennuyeuse ou seulement les 10 derniers tours seraient animés.
Les patineurs sont, en général, motivés puisqu'en faisant plusieurs sprints dans la course et en gagnant l'arrivée, il y a moyen de récolter une somme conséquente.
Pour l'ordre de départ, chaque patineur pioche une carte qui lui donnera une position dans la file indienne de départ. Avec la chance que j'ai depuis ce début de week-end, je tire forcement un des derniers numéros. Partent derrière moi deux patineurs seulement mais non des moindres, les deux meilleurs sprinteurs du NSC, William Bowen et Stephen Carter, vétéran du circuit, ancien médaillé au mondial au 300 m.
La course s'élance sur les chapeaux de roues puisque devant le train est mené par Harry Vogel et Justin Stelly, qui, tour à tour se disputent les primes. Derrière, le peloton est très étiré et je dois batailler pour remonter les patineurs un par un sans pour autant m'affoler. Cela me prend 20 tours avant de pouvoir revenir premier du peloton.
Malheureusement, Harry Vogel et Justin Stelly se sont font la malle et pointent avec un demi tour d'avance à mi-course.
Sachant que j ai une meilleure résistance, je décide d'entreprendre la chasse à mon train. Je vais finir par revenir sur eux à 23 tours de l'arrivée. Ils sont émoussés après avoir fait presque 30 tours à fond pour récolter le plus d'argent possible. J'ai fait 30 tours à un train soutenu mais sans grand changement de rythme, je me sens capable d'en remettre une couche. Je décide d'attaquer de suite. Les deux cherchent alors à s'accrocher et Harry arrive à me chiper une prime... mais l'illusion ne dure pas. Les deux patineurs lâchent prise alors que nous doublons les retardataires.
A 15 tours de l'arrivée, nous ne sommes plus que 3 sur la piste puisque les doublés sont sortis. Le public commence à m'encourager pour que je mette un tour à tout le monde et donc finisse seul sur la piste. La chose sera faite à 6 tours de l'arrivée et je vais réussir le petit exploit de non seulement m'imposer en terre américaine devant les cadors du circuit mais aussi de finir seul après avoir mis un tour à tout le monde.
Je retire bien évidemment une grande satisfaction de cette victoire sur le moment puisque je deviens le premier étranger à gagner en salle et d'autant plus de cette façon en mettant un tour à tout le monde, les meilleurs y compris. Cela me motive d autant plus pour la soirée à venir en NSC.

Bilan de la journée

Après un jour commencé à 5h00 du matin, la première journée du Blue Ridge Challenge se termine à 18h00. La salle est vidée puisque le NSC reprend à 19h00. Seules les personnes payant leur 15 Dollars journalier pourront assister au "gala"...

Liens utiles

Communiqué de presse NSC
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Vidéos du Blue Ridge Challenge de février 2011Texte : Yann Guyader
Photos : droits réservés
Mis en ligne  le 04 March 2011 - Lu 2916 fois


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