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Le 28 March 2010 à 00:00 | mise à jour le 27 March 2010 à 17:31

SPB Battle - 13/14 mars 2010

SPB Battle - 13/14 mars 2010

La deuxième édition de Battle SPB s'est déroulée aux mêmes dates et au même endroit que la précédente (13-14 mars, dans la roller-rink Lider à l'intérieur du complexe de shopping et loisir Grand Canyon)...

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SPB Battle 2010 - 13-14 mars 2010

Battle Saint-Petersburg 2K10 men final from rollercontests on Vimeo.

La compétition est montée en grade depuis l'année dernière, passant d'une compétition basique zéro cone à un main event trois cones – le premier de la saison, le véritable coup d'envoi pour 2010. Donc contrairement à 2009 où SPB n'était qu'un échauffement pour le main event de la semaine suivante à Moscou, cette année il n'y avait pas de répétition générale.
Arrivés la veille au matin comme un grand nombre de riders, nous avons pu (re)prendre connaissance du le sol avec une grosse session de mise en jambes.
Du beau monde, pour changer : avec tout le gratin russe, ukrainien, les français du SebaTeam, les speed-slalomeurs italiens, les allemands, et un coréen (je vous laisse deviner qui).
A noter dans l'organisation, grosse amélioration, un très bon choix de DJ (comparé à la DJette Drum'n Bass de l'année dernière) – tellement rien à redire sur ses mix qu'il fallait que je le mentionne.
Un emploi du temps assez classique, avec le samedi l'intégrale du speed slalom (qualifications et KOs des femmes et des hommes) et le premier round de qualification du Battle Men ; et le dimanche, la suite et fin des Battles (femmes puis hommes).
Un public bien présent, dû à l'emplacement de la rink, ainsi qu'à la même stratégie que l'année précédente qui consistait entre autres à laisser la rink ouverte à la pratique libre.

Samedi 13 : Speed Slalom

Speed Slalom Femmes

Le speed slalom aurait été vite expédié s'il n'y avait pas eu de grève de cellules au beau milieu des qualifications féminines. C'est seulement après de longues minutes de parlementation que les juges ont fini par leur faire entendre raison, et que la compétition a pu reprendre. Vite expédié car les concurrentes n'étaient que sept : trois russes, trois ukrainiennes et une française.
Seules les quatre premières sont qualifiées pour les KO Systems qui commencent avec deux demi-finales, opposant la première des qualifications Kristina Lysenko (RUS, best time : 5,15) à la quatrième Marina Boyko (UKR, best time : 6,24) ; et la deuxième Chloé Seyrès (FRA, best time : 5,36) à la troisième Ksenija Komarchuk (UKR, best time : 6,19).
Les deux favorites remportent leurs demi-finales respectives en deux manches gagnantes. Elles se retrouvent en finale, une finale aux temps serrés (dans les 5,8) mais Chloé Seyrès avec une légère avance et des perfects remporte cette finale en deux manches gagnantes, face à Kristina Lysenko qui termine deuxième.
En petite finale Ksenija Komarchuk remporte le round après trois rounds, étant plus propre que sa concurrente Marina Boyko.

Résultats du Speed Slalom Féminin

1-Chloé Seyrès (Fra)
2-Kristina Lysenko (Rus)
3-Ksenija Komarchuk (Ukr)
4-Marina Boyko (Ukr)

Speed Slalom Hommes

Avec 23 inscrits dont 7 dans le top-10 au world ranking, la compétition promettait d'être intéressante...
Les huit premiers des qualifications sont retenus pour les KO systems.
Dès les quarts de finales, le spectacle est au rendez-vous. Le suspense l'est moins, étant donné que trois des quarts sont pliés en deux manches par les favoris (i.e. la tête du classement des qualifications) : Tiziano Ferrari (Ita), Kim Sung Jin (Kor), et Simone Nai Oleari (Ita) éliminent respectivement Igor Cheremetieff (Fra), Alexey Tsokolov (Rus), et Sébastien Laffargue (Fra). Le troisième quart est plus serré, opposant les russes Kiril 'ReKiL' Ryazantsev et Andrei Shitov : trois manches dans les 5,5 avec des strikes des deux côtés selon les manches... au final, Andrei Shitov sort ReKil (pourtant le favori).
Les demi-finales promettent aussi d'être jolies, étant donné le casting. Pourtant, comme pour les quarts, les deux favoris italient Tiziano Ferrari et Simone Nai Oleari éliminent leurs adversaires Kim Sung Jin et Andrei Shitov en deux manches gagnantes – leurs adversaires étant un poil plus lent et un poil moins propre.
Les deux recalés en finale de consolation, s'affrontent en deux manches aussi serrées que propres, les deux remportées par Kim Sung Jin qui décroche la troisième place : 5,52 contre 5,6 avec une pénalité pour chacun pour la première manche, et deux perfects en 5,44 contre 5,47 pour la deuxième.
Les deux premiers des qualifications se retrouvent en finale, une finale 100% italienne opposant Tiziano Ferrari (#1) à Simone Nai Oleari (#11), qui a remporté la semaine précédente une demi-finale contre Tiziano à Battle Busto (Ita). Tiziano Ferrari peu difficilement rivaliser avec les temps de son adversaire, et malgré deux perfects en 5,33 et 5,27 il ne parvient pas à rattraper Simone qui tourne à moins de 5,2.

Résultats du Speed Slalom Masculin

1-Simone Nai Oleari (Ita)
2-Tiziano Ferrari (Ita)
3-Kim Sung Jin (Kor)
4-Andrey Shitov (Rus)

Dimanche 14 - Freestyle Battle

Battle Féminin - Quarts de Finales

Les filles étaient 15, dont quatre non-classées et quatre dans le Top-10 mondial. La française, les quatre ukrainiennes, et une majorité écrasante de russes, ont attaqué les hostilités par des quarts de finales quelque peu mouvementés. Seuls deux quarts sur les quatre se déroulent sans surprise et sans encombre, les concurrentes se classant dans l'ordre logique du world ranking.
Dans le groupe 4, le jury demande un Best Trick pour départager les deuxième et troisième places : et c'est Natalia Sannikova (Rus), pourtant non-classée, qui sort Maria Nikolaenko (Rus, #29).
Mais le plus gros coup de théâtre se déroule d'entrée lors du premier groupe des quarts : Yulia Kulagina (Rus, #35) challenge la #1 mondiale Chloé Seyrès... Si bien qu'un Best Trick est nécessaire pour déterminer qui remportera la première place du groupe : Best Trick remporté haut-la-main par les sept Sevens de Yulia Kulagina – contre un combo de figures assises pour Chloé Seyrès.

Demi-Finales

Chloé Seyrès finissant deuxième de son groupe, le jeu des tableaux croisés veut qu'elle passe en bas du tableau (i.e. qu'elle se retrouve dans le deuxième groupe de demi-finale au lieu du premier). La qualification pour la finale est chère : dans chacun des deux groupes, trois des quatre demi-finalistes sont préposées à la finale...
Dans le groupe un, Yulia Kulagina (Rus, #35), Marina Boyko (Ukr, #9) et Sabina Ismailova (Ukr, #22) ne se font pas de cadeau ! Marina Boyko finit loin devant grâce à des wheelings bien assurés (retournés dans tous les sens, sevens tenus...) complétés par des combos techniques de spins (en normal et switch) et des figures assises qu'elle a perfectionnées depuis la saison dernière (kasakspins et autres cafetières spins) ; c'était entre Yulia Kulagina et Sabina Ismailova que le duel était serré : qui de la russe dont le niveau technique a explosé pendant l'hiver (double retournés, sevens avant et arrière, specials one foot, etc.) ou de la jeune ukrainienne posée et réfléchie aura le dernier mot ? C'est – pour moi – sans trop de surprise que Sabina Ismailova est retenue pour la finale, grâce à des runs moins osés techniquement, mais beaucoup plus propres et finalisés. Yulia Kulagina deviendra très dangereuse une fois qu'elle saura gérer son stress !
Dans le groupe deux, nous retrouvons un joli trio de prétendantes : Chloé Seyrès (Fra, #1), Angelika Babiy (Rus, #5), et Polina Semenova (#3).
Pour aucune des trois, rien n'était gagné d'avance. Alors qu'Angelika Babiy (sous la pression ?) ne finalise pas ses tricks, Chloé Seyrès assure trois runs propres et variés (cafetière spin to kasakchoc arrière, seven, retourné, un bon paquet de compas croisés arrières heel-toe, et un peu de style), et Polina Semenova qui semblait suivre le même chemin qu'Angelika Babiy se ressaisit miraculeusement sur son troisième run en balançant des wheelings dans tous les sens qui passent (à la grande surprise de tous, y compris la sienne) : elle place un 50s parfait avec un wheeling arrière sur une quinzaine de plots, un joli retourné en toe, et un escargot en heel avec retour en wheeling arrière... Ce run salvateur, appuyé par des figures assises maîtrisées, lui fait décrocher la première place qualificative pour la finale. Elle est suivie de Chloé Seyrès. « We're still alive. »

Finale de Consolation

C'est sans trop de surprise que Angelika Babiy remporte ce round – une habitué des finales qui gère mieux le stress que ses adversaires. Elle est suivie de Kristina Lysenko, qui malgré une (très) mauvaise chute en Quarts, a tenu toute la compétition avec un genou violet. Yulia Kulagina termine troisième (septième au classement général)... ses prestations ne sont pas encore en adéquation avec son potentiel en training... les concurrentes n'ont qu'à bien se tenir, la relève de Nadezhda Zelenova est déjà là ! Natalia Sannikova, la russe non-classée termine en huitième position générale pour son premier battle.

Finale

Théoriquement, les dés sont à peu près jetés pour la première place... bien qu'en réalité tout reste à faire : Parmi les quatre finalistes, Marina Boyko possède une assise en wheelings que les trois autres concurrentes, Chloé Seyrès, Polina Semenova, et Sabina Ismailova, n'ont pas. Encore faut-il qu'ils passent...
Au final, c'est bien elle qui remporte ce Battle SPB 2010 sans contestation : des wheelings moins bien réussis que ce qu'elle espérait mais largement au-dessus de ceux de ses concurrentes (20 plots en arrière sur son last trick).
Les trois autres places sont tellement difficiles à déterminer que le jury débat pendant de longues minutes (pas si) insoutenables (que ça) – puisque les finalistes papotent tranquillement de « trucs de filles » (qu'elles répondent au speaker qui leur demande comment elles gèrent l'attente du verdict). Le verdict en question est le suivant : Chloé Seyrès termine deuxième (des combos propres malgré un petit embrouillage dans le troisième run, un seven sur quatre plots, et un joli retourné 1x5x4), Polina Semenova termine troisième, n'étant pas parvenue à réitérer sa performance wheeling-esque de demi-finale, et Sabina Ismailova quatrième.

Résultats du Battle Féminin

1-Marina Boyko (Ukr)
2-Chloé Seyrès (Fra)
3-Polina Semenova (Rus)
4-Sabina Ismailova (Ukr)

Battle Masculin : qualifications

Le Battle masculin avait commencé déjà la veille avec le premier tour de qualifications, histoire d'alléger d'une bonne dizaine de participants pour le lendemain. Les inscrits étaient au nombre de 36, dont dix-sept dans le Top-50 (parmi lesquels six dans le Top-10) et cinq non-classés.
Rien à signaler sur ce premier round, mis à part dans le groupe 10 (sur 12) où Viktor 'Generator' Meleshkevich (Rus, #16) présente deux runs un peu faibles qui le relèguent en deuxième place qualificative derrière Alexey Tsokolov (Rus, #50).
En deuxième round de qualifications, les classements par groupes restent prédictibles – encore que... Parmi les groupes pour lesquels les deuxièmes places étaient serrées, Boris Rozbroj (Fra, #43) le Poulain du King of Style se fait sortir par Mischa Gurevich (Ger, #29) ; Ivan Misevran (Rus, #89) un russe très prometteur pour seulement deux ans de ride dans les pattes, se fait sortir par le même Alexey Tsokolov sus-mentionné qui n'a pas chômé pendant l'hiver ; et Kirill 'ReKiL' Ryazantsev (Rus, #22) avec un style old-skool mais propre et technique, se fait sortir par Viacheslav 'Slavka' Syniushko (Ukr, #36).

Quarts de Finale

C'est véritablement à partir des quarts de finales que les places qualificatives deviennent chères. Dans chaque groupe, au moins trois concurrents sur quatre se battent pour deux places :
Ainsi, Martin Sloboda (Ger, #1) et Dimitry Shevarutin (Rus, #10) éliminent Denis 'Disa' Islamov (Rus, #31), pourtant propre et technique... mais pas assez pour rivaliser avec ses monstres techniques de concurrents ;
C'est également la fin pour le style italien de Tiziano Ferrari (Ita, #13), recalé par Rudy Op't Veld (Ger, #5) et Roman Gordin (Rus, #19) l'extra-terrestre du toe wheeling ;
Kim Sung Jin (Kor, #3) et Xuan Le (Fra, #6) le King of Style règlent son compte à Alex Shulhan (Brs, #32), le Biélorusse qui fait des jumps à la Karaté Kid ;
Et, groupe le plus serré, Igor Cheremetieff (Fra, #2) et Andrey Shitov (Rus, #20) mettent Viktor 'Generator' Meleshkevich (Rus, #16) à l'amende – pourtant, cette année il fait des heel fishlegs sur 20 plots.. 99% de réussite en entraînement ! Pour ce dernier groupe, la deuxième place s'est jouée au Best Trick entre les deux russes : il est vrai que Shitov, étant parti le premier, a probablement mis la pression à Generator avec son special one foot sur six plots lancé depuis un toe wheeling arrière enchaîné à un toe wheeling avant et un transfert sur les 10 plots de 80s... Generator part sur du wheeling aussi, mais rate en beauté ses deux essais...

Demi-Finales

Il s'agirait presque d'un euphémisme de qualifier les demi-finales de boucheries !
Peut-être qu'avec la composition des groupes, vous comprendrez mieux ce que je veux dire : le premier groupe rassemble Martin Sloboda, Rudy Op't Veld, Xuan Le, et Andrey Shitov ; et le deuxième groupe est composé de Dimitry Shevarutin, Roman Gordin, Kim Sung Jin, et Igor Cheremetieff...
Les pertes, bien qu'assez prévisibles, sont lourdes : fin de la partie pour les français Xuan Le (pas assez technique), et Igor Cheremetieff (qui semble avoir tout donné dans son excellent quart de finale) ; Martin Sloboda, Dimitry Shevarutin et Kim Sung Jin se qualifient pour la finale – malgré une baisse de régime pour KSJ.
Quant à la place vacante pour la finale, elle se joue entre Rudy Op't Veld et Shitov : deux prestations de même envergure (de la variété, de la technique, des combos construits)... difficile de départager... Mais c'est Rudy qui décroche le ticket gagnant pour la finale.

Finale de Consolation

La finale de consolation réunit les disqualifiés des demi-finales : Andrey Shitov, Roman Gordin, Xuan Le et Igor Cheremetieff... un fight franco-russe, organisé en deux runs et un last trick.
Les deux français reprennent du poil de la bête puisqu'ils finissent devant les deux russes, des cinquième et sixième places générales bien méritées !
Igor Cheremetieff roule proprement et tient ses tricks (le jour et la nuit par rapport à sa demi-finale), propose un panel varié de figures et termine bon premier du round. Xuan Le le suit, avec toujours son style bien à lui (nouveauté de la saison, le King se met aux cafetières arrières...), et son last trick favori – heel wheeling arrière parti de l'arrêt – en rythme sur Song #2 de Blur, pour les connaisseurs (Woohoo !).
Shitov passe à côté du round, laisse beaucoup de déchets sur son passage et rate la plupart de ses tricks, il est relégué à la quatrième place.
Quant à Gordin, sa facilité déconcertante en wheelings (il se paie le luxe – en wheeling – de remonter son jeans pour passer à l'aise la figure d'après) ne suffit pas à pallier son manque de variété.

Finale

Les quatre finalistes sont dans le Top-10 mondial... Une finale qui envoie du lourd !
Surtout du côté de Martin Sloboda
qui balance un aller-retour sur le 50s en heel wheeling arrière (oui, 40 plots en tout), des sevens sur sept plots au minimum, et un last trick de fou qui excède les 30 secondes autorisées : special one foot (10 plots), to aller-retour en wheeling sur 10 plots, to special one foot (10 plots – dont trois chutés), ...et finit par se faire stopper par le speaker sur son retour !
Kim Sung Jin s'auto-handicape en ratant son premier run... il se rattrape du plus possible sur les deux autres. Dommage, pourtant, que ses combos ne tiennent pas aussi bien que pendant les rounds précédents : des combos à base de heel wheeling arrière to heel machine à coudre (répétés ad vitam aeternam en temps normal), des wheelings to special one foot, des day-nights to wheeling. Mais deux bons runs sur trois et un énorme last trick (special one foot sur 20 plots, stabilisation, et c'est reparti pour un retour de six specials one foot) ne suffisent pas à lui faire rattraper le retard pris sur son premier run... Il finit deuxième derrière Martin Sloboda.
Les troisième et quatrième places sont serrées entre un Dimitry Shevarutin en baisse de régime et un Rudy Op't Veld qui assure une très jolie finale avec des combos personnels et un bon taux de réussite : des figures assises, un double-retourné, des spins à toutes les sauces, un peu de style, mais un last trick un peu faible comparé à ceux de ses rivaux (un heel wheeling arrière sur 9 plots lancé par un special one foot de 6 plots). C'est Shevarutin qui, malgré un troisième run raté, s'empare de la troisième place, grâce à ses combos super-techniques (special one foot to papillon to machine à coudre sur une dizaine de plots ; ou encore special one foot to toe seven) et à un beau last trick : un special one foot to toe seven – et il finit la ligne !

Résultats du Battle Masculin

1-Martin Sloboda (Ger)
2-Kim Sung Jin (Kor)
3-Dimitry Shevarutin (Rus)
4-Rudy Op't Veld (Ger)

En conclusion, pas de conclusion cette fois-ci puisque nous avons été injustement punis d'after-party. Motif ? Tout le monde partait le soir même (comment ça, c'est un bon motif ?) Espérons que la prochaine en vaudra deux !
See you next battle : Vendredi et samedi 19-20 mars 2010 à Adrenalin Skatepark à Moscou !

Liens utiles

Site du Rollerdrom Lider
Site des World Slalom Series
Résultats complets
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Finale hommes
Co-finale hommes
Demi-finale hommes 1
Demi-finale hommes 2
Finale femmes
Co-finale femmes
Photos d'Oksana Pervenenok sur facebookTexte : Close Yr E's
Photos : droits réservés
Mis en ligne  le 28 March 2010 - Lu 2300 fois


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