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Le 26 November 2009 à 00:00 | mise à jour le 26 November 2009 à 20:14

Finale Coupe d'Europe des clubs champions

Finale Coupe d'Europe des clubs champions

Quatre des huit équipes présentes en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions ce week-end à Rethel sont françaises. Outre la confirmation du niveau des clubs de l'hexagone, c'est aussi une donnée qui permet d'espérer sérieusement voir la Coupe d'Europe revenir en France après le sacre d'Asiago ces deux dernières saisons...

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Une chance sur deux

Rethel (08) du 27 au 29 novembre 2009

Les Ardennes vont accueillir ce week-end à Rethel le plus haut niveau européen, voire mondial, du roller hockey. Le tournoi final de la Coupe d'Europe avec ce qui se fait de mieux comme équipes et comme joueurs.
La France et sa Ligue Elite ne seront pas en reste avec donc pas moins quatre participants. Rethel, bien entendu, champion de France en titre et organisateur de l'évènement. Mais aussi l'Artzak d'Anglet, les Yetis de Grenoble et les Hawks d'Angers. Que du beau linge, et de fait, mathématiquement, une chance sur deux de voir une équipe française sur le toit de l'Europe dimanche soir.
Mais les quatre autres équipes vendront cher leur peau. Si le champion allemand d'Assenheim et les Italiens de Trieste sont présentés comme plus abordables, les deux autres ne sont pas des premiers communiants. Majorque et son armada de joueurs étrangers parmi lesquels Itan Chavira, l'un des meilleurs joueurs du monde et ancien attaquant de Rethel. Le champion d'Espagne n'a jamais été titré sur la scène européenne et entend bien faire vaciller cette statistique. Puis Asiago, triple vainqueur de la compétition et double tenant du titre.

Rethel

Face à eux, les Français ont des arguments à opposer. Rethel, sept fois champion de France de rang, trois fois vainqueur de la Coupe d'Europe, est bien entendu le prétendant numéro un. Avec dans ses rangs des garçons aussi expérimentés que le gardien de buts canadien Martin Bradette, son compatriote en défense Fred Corbeil ou bien l'international français Julien Thomas, les Diables sont armés pour une quatrième couronne. Les Ardennais affronteront Trieste et sa star slovène Nejc Sotlar en quart-de-finale.

Anglet

Anglet, vice-champion de France, vainqueur de la Coupe de France et vice-champion d'Europe en 2006 est certainement l'équipe la plus homogène. Avec des garçons comme les frères Benoit et Jean-François Ladonne, ou bien l'international Karl Gabillet, les Basques ont tout à fait le talent et l'expérience nécessaire pour créer l'exploit. Face à eux, l'armada de Majorque sera un très gros client, certainement.

Grenoble

Les Yetis de Grenoble auront la redoutable tâche d'affronter d'emblée l'ogre d'Asiago. Les Vipers que l'ont présente parfois comme la meilleure équipe au monde seront un énorme morceau, mais Grenoble a de quoi répondre avec des Yohan Jalinier, des Jérémy Lapresa, des Alex Goncalves ou même encore l'expérience du défenseur international Jean-François Zapata.

Angers

Angers enfin a pour lui ce qu'on peut appeler le meilleur tirage possible de ces quarts-de-finale, bien qu'à ce niveau, cette formule n'ait pas de sens réel. Face à Assenheim, les Hawks devront opposer l'expérience de ses cadres tels que le capitaine des Bleus Geoffry Tijou, mais aussi Benjamin Desroches ou encore Vincent Charbonneau.

Programme du week-end

Vendredi 27 novembre

14h30 : Assenheim (ALL) - Angers (match 1)
16h00 : Majorque (ESP) - Anglet (match 2)
17h30 : cérémonie d'ouverture
18h00 : Asiago (ITA) - Grenoble (match 3)
20h00 : Rethel - Trieste (ITA) (match 4 Samedi 28 novembre
14h30 : perdant 1 - perdant 4
16h00 : perdant 2 - perdant 3
18h00 : gagnant 2 - gagnant 3
20h00 : gagnant 1 - gagnant 4

Dimanche 29 novembre

9h00 : match 7e - 8e place
10h30 : petite finale
12h30 : match 5e - 6e place
14h00 : FINALE
15h30 : cérémonie de clôture

Paroles d'experts

Bernard Séguy (sélectionneur de l'équipe de France)

« Les équipes françaises sont d'autant plus méritantes car contrairement à certains clubs européens, elles n'ont pas recours à des renforts étrangers ponctuels et ne privilégient pas ce mode de fonctionnement. En effet, c'est une chance donnée à un plus grand nombre de joueurs et notamment à certains jeunes de clubs comme Baptiste Boitard d'Anglet ou Arthur Bourret d'Angers pour ne citer qu'eux. Notre championnat national est bon, il se structure de plus en plus, les conditions de jeu s'améliorent également. Il est donc évident que cela a un effet bénéfique pour les joueurs qui peuvent mieux s'exprimer et cela s'en ressent forcément ensuite sur les compétitions internationales comme la Coupe d'Europe. Toute expérience internationale est bonne à prendre, pour le joueur en championnat comme pour l'équipe de France. Nous avons un cruel déficit en nombre de rencontres internationales avec les Bleus alors si les joueurs peuvent en acquérir en Coupe d'Europe, il est évident que les répercutions ne peuvent qu'en être positives pour la suite. Il faut donc impérativement que ces compétitions perdurent dans l'intérêt des joueurs et de l'équipe nationale et que pourquoi pas, qu'elles se développent encore, avec plus d'équipes et plus de matchs. »

Yohan Jalinier (défenseur des Yetis de Grenoble)

« Nous sommes satisfait dans un premier temps de ne pas jouer d'entrée contre un club français. ça aurait enlevé un peu de saveur de jouer contre des équipes que nous rencontrons tout au long de l'année. Nous venons pour aller au bout, en aucun cas pour être spectateur de quoi que ce soit, alors jouer Asiago d'emblée n'est pas simple, mais pour être champion d'Europe, il faut être capable de battre tout le monde. »

Geoffroy Tijou (défenseur d'Angers)

« Nous connaissons bien cette formation d'Assenheim puisque ce sera la quatrième fois que nous les rencontrons lors d'une compétition européenne. Ils sont très physiques, font pas mal de fautes… C'est sans aucun doute le tirage le moins compliqué, ça compense notre statut de petit poucet. L'objectif réel est encore indéterminé mais nous espérons pouvoir arriver en demi-finale, donc battre Assenheim. Ce tournoi n'est pas au niveau d'un Mondial, mais c'est proche, la majorité des joueurs présents ont une expérience internationale. »

Olivier Dimet (entraîneur-joueur d'Anglet)

« Le bon tirage en finale de la Coupe d'Europe, je pense que ça n'a pas réellement de sens. Si on a des prétentions on ne doit pas regarder ce genre de choses. Majorque, nous les connaissons, nous savons leur valeur et j'estime que c'est du 50/50. La crainte que nous devons avoir vient de nous-mêmes. Serons-nous mentalement prêt à en découdre et à appliquer toute la rigueur que le niveau de jeu impose ? On le saura très vite. »

Julien Thomas (défenseur de Rethel)

« Evidemment, a priori, je préfère jouer contre Trieste au premier match que contre Asiago, et devant notre public en plus. Mais sur ce tournoi, tous les matchs sont des finales, il n'y a donc aucune question à se poser, si ce n'est de savoir si nous sommes capables de proposer enfin deux périodes homogènes et pleines. Si nous ne sommes pas assez concernés, et bien il ne faudra pas s'étonner d'un éventuel faux-pas. »

Itan Chavira (attaquant de Majorque)

« Je suis très impatient de pouvoir rejouer à Rethel. Je sais à quoi nous devons nous attendre là-bas, c'est une grande équipe soutenue par des fans qui aiment le roller hockey. Notre équipe n'est sans doute pas favorite pour ce tournoi, mais un très sérieux outsider sans aucun doute. La formation qui sera la plus déterminée aura le plus de chances, car à ce niveau, ça se joue a tellement peu de choses... »

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Mis en ligne  le 26 November 2009 - Lu 3365 fois


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