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Le 12 February 2009 à 00:00 | mise à jour le 12 February 2009 à 08:41

World Slalom Championship WSSA : Partie 2

World Slalom Championship WSSA : Partie 2

Voici le second volet de bilan du World Slalom Championship WSSA qui s'est déroulé à Singapour du 12 au 14 décembre dernier. Close Yr E's revient sur le troisième jour de compétition et les finales masculines et féminines du battle...

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12-13-14 décembre 2008 à Singapour - Battle

L'organisation

Nous voilà au troisième (et dernier) jour de compétition. Après deux jours de Classics sur la grande dalle de Chong Pang (slides, speed, individuel, et jam), la compétition opte pour un décor un peu plus urbain en plein centre de Singapour pour l'épreuve ultime de Battle. Situé devant le shopping mall de Novena Square, le battleground était certes moins grand que l'énorme dalle des deux jours précédent, mais ça a justement permis de créer une promiscuité entre le public qui s'amassait contre les barrières et les riders au milieu. Le tout orchestré par un MC adepte du "Uh-uh, uh-uh Yeahh !".
Un incident (climatique) complètement indépendant de notre volonté a quelque peu compliqué l'organisation : la pluie. Bonne réactivité cependant, et le temps que les bus nous conduisent sur le spot il y avait une bâche de montée, et des passeurs de serpillère pour éviter l'inondation du battleground.
Conséquence majeure : la surface du battleground fut limitée par la force des choses à celle de la bâche. Néanmoins, on a quand même eu droit à quatre lignes (un 50 de 20 plots, un 80 de 10, un autre de 16, et un 120 de 10 plots).
On a mobilisé une allée du shopping mall et on l'a recyclée en aire d'échauffement (entre le sol nickel et l'air conditionné, c'était royal !).
Le Battle a duré toute la journée, en alternant entre catégories hommes et femmes (qualifications des hommes jusqu'aux quarts, compétition féminine, puis reprise et fin des hommes).

Battle Men

Quelques riders et moments choisis

Des chiffres : 38 participants, venus de 15 pays différents (Chine, Taipeh, Corée, Singapour, Thaïlande, Japon, France, Allemagne, Italie, Angleterre, Belgique, USA, Russie, Ile Maurice, Australie) répartis en 12 groupes de qualification.
Quant aux riders présents on retrouve les mêmes que les jours précédents, notamment Igor Cheremetieff (FRA, #1), Rudy Op't Velt (GER, #2), Guo Fang et Lan Wang Heng (CHN, #3 et #5), Yu Jin Sung (KOR, #6), Tiziano Ferrari (ITA, #7), Xuan Le (FRA, #8), Clarence et Terence Cheung (SIN, #17 et #19), Kim Tae Bin et Kim Sung Jin (#23 et #25) pour ne citer que le top du world ranking WSSA.
Sont également présents d'autres adversaires dont le nom (dont le niveau surtout) commence dangereusement à grimper... des riders qui ont amorcé un décrochage du peloton en début de saison, et qui se retrouvent à challenger les pointures pour cette finale des championnats du monde de Battle.
En résumé, du niveau, des personnages, du suspense et des temps forts.
Et en voici quelques-uns :

Les forces en présence

Le Team SkateFreestyle, coaché par Naomi Grigg. Il n'y a encore pas si longtemps ils avaient un petit niveau sympathique, mais cette année ils s'y sont mis d'arrache-pied : un style reconnaissable, et un niveau technique qui monte. Bonne surprise pour Tim Schraepen (BEL) et Jon Bell (UK) qui sortent leur épingle du jeu et atteignent respectivement les huitièmes et les quarts.
John Bae (SIN) 3ème aux championnats de Singapour en août dernier derrière les deux frères Cheug, qui sort en huitièmes seulement à cause d'un tirage peu avantageux (Kim Tae Bin et Lan Wang Heng dans sa poule).
Lee Jon Suk (KOR) le gagnant du Battle aux World Leisure Games de ChunCheon (Kor) en septembre dernier (voir article ChunCheon), qui se fait sortir – avec Clarence Cheug – en quarts face à Igor Cheremetieff (FRA) et Kim Tae Bin (KOR) ; Terence Cheug aussi arrête au niveau des quarts, éliminé par Rudy Op't Veld (GER) et Liao Jie (CHN).
Et Liao Jie... je l'avais déjà repéré pendant le Beijing Slalom Open en mai dernier (le p'tit gars qui s'amuse à faire passer la casquette sous la jambe libre pendant ses sevens et à replaquer des 5.4 en fin de ligne) : très rapide et précis, un niveau technique au-dessus de la moyenne (asiatique, bien entendu), de la créativité et de l'originalité qui lui permettent de s'approprier les tricks, et un punch peu banal chez un asiatique. Il atteint sans problème les demi-finales, mais à ce niveau, la concurrence est difficilement qualifiable. Dans sa poule de demi, il se retrouve face à Kim Tae Bin, Wang Heng et Guo Fang. Pas évident de trancher entre Guo Fang et Liao Jie pour la deuxième place (qualificative pour la finale)... et c'est finalement Guo Fang qui a été retenu, avec Wang Heng (1er de la poule).

Seconde demi-finale

L'autre demi-finale aussi était délicate à gérer : elle était composée de deux titans européens Igor Cheremetieff (FRA) et Rudy Op't Veld (GER), et de deux titans coréens Kim Sung Jin et Yu Jin Sung. Ce sont Igor Cheremetieff et Kim Sung Jin (un de chaque !) qui gagnent leur passe-droit pour la finale.
Les deux demi-finales étaient deux temps forts à suspense (qui sera gardé pour la finale ?), et le suspense était d'autant plus fort qu'il était impossible de faire des pronostics !

Groupe 2

Un autre temps fort qui a marqué les esprits... mais dans un tout autre style : c'était le groupe 2 des quarts de finale qui réunissait Tiziano Ferrari (ITA), Xuan Le (FRA), Kim Sung Jin (KOR), et Wang Heng (CHN). Ici, pas vraiment de suspense insoutenable, les deux européens sachant qu'ils ne faisaient pas le poids techniquement contre les deux asiatiques ; mais une grande complicité entre eux et ils sont partis à l'abattoir avec une telle détermination et une telle sérénité (rien à perdre : donc lâchage...) que le show dont on a été témoin reste un des moments les plus mémorables de cette compétition. Et ils se sont fait plaisir ! Les images sont plus parlantes :

Les tricks

Jusqu'à présent j'ai beaucoup parlé du déroulement, mais j'ai fait peu de commentaires sur le contenu (les tricks proposés etc.)
Les tricks... des trucs qui tournent (de préférence vite et longtemps) : du seven, dans tous les sens (interne, externe, arrière, avant, aller-retour, toe, heel) ; du spécial one foot, aussi dans tous les sens (normal, opposite, heel, toe) ; du wheeling, toujours dans tous les sens (des combos en toe et en heel, des retournés avant-arrière et arrière-avant, vers l'intérieur et vers l'extérieur...) Tout est possible, tout est réalisable ! ; et toute cette technique pure entrecoupée de moments de style afin de donner un liant aux gros tricks.
Au final, pas trop de variété dans les tricks proposés... mais ça respecte une certaine logique : pour être le meilleur il faut balancer du gros, et souvent. D'où cette profusion de tricks de type wheeling (y compris les retournés, sevens, et spécials one foot – à la mode).

La Finale Hommes

L'ordre de passage a été décidé par les finalistes comme suit :
1) Igor Cheremetieff (FRA, #1)
2) Lan Wang Heng (CHN)
3) Kim Sung Jin (KOR)
4) Guo Fang (CHN)

Premiers Runs

Un premier run un peu fébrile pour Igor Cheremetieff (FRA), fébrilité due en grande partie au fait qu'il ne se soit pas ménagé pour la finale: la concurrence était rude pour arriver à ce stage et le numéro #1 mondial WSSA a préféré s'assurer des passages haut-la-main pour chaque poule.
Malgré quelques hésitation, il passe tout de même un back heel seven sur deux plots, et un joli combo – pas très précis mais qui passe – à base de dérapage en Mario (Igor's style) to toe seven (2 plots aller + 2 retour).
Wang Heng, qui lui s'est gardé des forces, attaque cette finale avec un premier run stylé et rapide comportant quelques pics assez impressionnants : un back heel seven sur 3 plots (avec un tour complet autour du 3e plot) fini par une toupie talon, et un retourné heel arrière-avant – et il s'offre le luxe de catcher en avant !
Kim Sung Jin quant à lui semble plus posé – ou moins vindicatif ? – et mis à part un toe special one foot sur 4 plots et un retourné arrière-avant qui passe au 2e essai sans grande motivation, il n'est pas très convaincant.
Guo Fang l'est beaucoup plus : il challenge Wang Heng sur la vitesse d'exécution, passe un superbe toe wiper sur 6 plots en sortie de 50s (il aurait bien continué mais la ligne était finie), lance un toe seven qui décroche au bout de trois plots – mais décrochage maîtrisé et rattrapé en toupie, et passe une kasatchok arrière joliment amenée avec un mouvement de footspin coulé – et finit accessoirement dans les barrières pour la petite histoire...

Deuxièmes Runs

Igor Cheremetieff se ressaisit sur son deuxième run où il enchaîne des tricks puissants : une entrée en seven externe à plat sur 3 plots, un toe special one foot sur 4 plots en réponse à Kim Sung Jin, deux gros low compas croisés arrières, et un combo de figures assises sur le 120s (cafetière, kasatchoc, kasakspin) en réponse à Guo Fang.
Wang Heng aussi s'attaque aux figures assises avec une kasatchok to cafetière arrière, et replace un long heel seven de 5 plots (légèrement décalé par rapport à la ligne) qu'il finit en toupie... to barrière (pour faire comme son copain Guo Fang).
Au tour de Kim Sung Jin de rivaliser sur les sevens avec un heel seven sur trois plots to toupie ; un joli combo de wheelings sur le 50s dans ce 2e run à base de back heel wheeling lancé en toe wiper retourné to front wheeling (compliqué).
Quant au 2e run de Guo Fang, il est assez bluffant, surtout le passage où il fait presque 5 plots en seven (jusque là, rien d' « impressionnant ») et qu'il enchaîne sur le même, mais en switch (là, c'est impressionnant). Il place également un toe special one foot sur 4 plots (5 s'il n'avait pas shooté le dernier), et un joli déboulé de toupies tout le long du 80s.

Troisièmes Runs

Les 3e et derniers runs continuent sur la lancée d'étalage de tricks de plus en plus complexes :
Igor Cheremetieff attaque sur le 50s en toe wheeling aller, fait le tour du plot, et revient en arrière (reposé au bout de 2 plots), tente une transition heel wheeling to heel seven – mais repose entre – mais son seven fait quand même 4 plots, et il squatte le 4e plot pendant quatre tours (c'est parce que c'était le dernier de la ligne).
Wang Heng s'énerve sur le 50s avec un combo de retournés en heel (arrière-avant-arrière) et essaie d'aller chercher le 50s mais repose pendant son demi-tour – osé ! Il tente aussi un heel seven aller-retour (mais repose sur le retour) et passe 2 tours en heel chicken leg arrière externe.
Kim Sung Jin passe quelque peu à côté de son 3e run : il tente un toe special one foot mais finit hors des plots, et il essaie de challenger Wang Heng sur le 50s avec des retournés mais repose après son premier.
Guo Fang aussi se prête au jeu de la série de retournés sur le 50s (toe arrière-avant-arrière) et ça passe... et il finit avec un toe special one foot de 4 plots et un toe seven de 5.

Les Last Tricks

1-Igor Cheremetieff tente une série de retournés sur le 50s mais repose sur les deux essais.
2-Wang Heng présent un heel wheeling avant-arrière to special one foot (impressionnant).
3-Kim Sung Jin tente probablement un toe seven (pas vraiment définissable)…
4-Guo Fang passe 10 plots en toe seven (légèrement en-dehors).
Le grand gagnant de cette épreuve de Battle clôturant les championnats du monde WSSA 2008 est Lan Wang Heng (CHN) – pas très étonnant étant donné sa propreté sur les tricks hautement techniques qu'il a pu proposer.
Guo Fang, double champion du monde en speed slalom et freestyle classic, n'est pas passé loin du triplé en finissant deuxième du battle.
Igor Cheremetieff, le seul européen qui soit passé entre les mailles du filet des éliminatoires, prend la troisième marche du podium.
Enfin Kim Sung Jin termine 4e de cette finale de haut niveau.

Résultats du Battle Hommes

Wang Heng (CHN)
Guo Fang (CHN)
Igor Cheremetieff (FRA)
Kim Sung Jin (KOR)

Le Battle Femmes

Les compétitrices

Les têtes de série présentes étaient les mêmes que pour les deux jours du Classic : Chen Chen (CHN, #1), Chloé Seyrès (FRA, #2), Polina Semenova (RUS, #3), Naomi Grigg (UK, #4), Fanny Violeau (FRA, #11), Jung Jae Won (KOR, #16), Ye Run Shi (CHN, #19), Su Fei Qian (CHN, #142)...
Il y avait une quinzaine de compétitrices, réparties sur quatre groupes pour les qualifications. Des compétitrices de Chine, de Taipei, de Singapour, de Thaïlande, de France, de Russie, des USA, d'Angleterre, et de Hollande.
Le niveau technique était, comme d'habitude, globalement moins élevé que chez les hommes, mais le style et l'originalité étaient au rendez-vous.
Moins de suspense que chez les hommes également, étant donné que le niveau général était plus hétéroclite.

Les éliminations

Les filles du Team Freestyle, Naomi Grigg (UK), Carmen Plate (NED), et Megan McIntosh (USA) ne passent pas les qualifications. Naomi Grigg se fait sortir, avec Hsiao Wan Ju (TPE), par Fanny Violeau (FRA) et la petite prodige Shu Fei Qian (CHN) – la 2e place du groupe se jouant entre N.Grigg et F.Violeau.
Chen Chen (CHN), Shu Fei Qian (CHN), Polina Semenova (RUS), et Chloé Seyrès (FRA) finissent chacune en tête de leurs groupes et accèdent aux demi-finales avec les deuxièmes Mabel Ang (SIN), Fanny Violeau (FRA), Ye Runshi (CHN) la speed slalomeuse, et Lin Chia Chi (TPE).
Pas trop de surprises en demi-finales, et ce sont les quatre têtes de classement des World Slalom Series qui se qualifient pour la finale, aux dépens de Ye Run Shi, Lin Chia Chi, Fanny Violeau et Mabel Ang.

La Finale Femmes

L'ordre de passage est le suivant :
1-Chloé Seyrès (FRA, #2 WSSA)
2-Shu Fei Quian (CHN)
3-Chen Chen (CHN, #1)
4-Polina Semenova (RUS, #3)
La finale est quelque peu déstabilisante : les européennes se prêtent au jeu du battle en gérant leurs stratégies tactiques – mais les deux chinoises semblent passer à côté de ce paramètre et présentent des bouts de runs assez décousus...
Sur son premier passage, Chloé Seyrès se concentre sur les tricks assis et présente des combos à base de kasatchoks (avant-tournée-arrière) et de kasakspins. Elle passe également un heel-toe back compas croisé sur deux plots ainsi qu'un heel wheeling sur 8 plots. Sur son deuxième passage, elle se concentre sur le 50s où elle valide une machine à coudre sur 3 plots, des wipers en tournant et des compas heel-toe, et elle finit par un aller-express sur le 80s en heel wheeling. Enfin sur son dernier run, elle place un pink floyd to toupie catch en sortie, et un heel chicken leg de deux tours.
Shu Fei Qian, la petite prodige en technique semble un peu perdue sans ses combos tout prêts et a du mal à s'organiser. Ses runs sont assez vides, et au final elle n'aura présenté que peu de tricks : un petit freestyle sur le 50s terminé par un timide retourné avant-arrière, un superbe toe chicken leg de 4 tours (mais le plot tombe à l'amorce du 2e), une christie arrière de 4 plots sur le 120s, un essai de kasatchoc – mais il lui manque encore de la puissance dans les jambes, et un heel special one foot sur 4 plots.
Chen Chen semble moins perdue mais n'optimise pas pour autant ses 30sec de run. En tout elle aura passé un toe seven sur 3 plots, deux heel seven de 2 plots (le premier hors ligne, le second fini en toupie), 8 plots en butterfly sur le 120s, deux heel special one foot (un de 4 et un de 5), et une machine à coudre de 4 plots sur le 50s.
Quant à Polina Semenova, elle reste en grande partie axée sur son type de tricks fétiche : les compas sous toutes leurs formes, ponctués de figures assises et quelques pas de style en mode sweepers.
En figures assises elle fera 8 plots en kasatchoc arrière sur le 120s, une christie free de 2 plots sur le 80s, une cafetière arrière ; pour ce qui est des compas : un aller-retour en compas sur les 10 plots de 80s (aller en toe, retour en heel-toe), le tour de deux plots en compas heel-toe, deux godilles cross heel-toe sur 7 plots, des wipers sur le 50s ; et des wheelings : un peu de tout mais seulement sur 2-3 plots chacun (droite, gauche, toe, heel, avant, arrière).

Le moment des last tricks

1-Chloé Seyrès présente un combo en wheeling toe : elle passe 4 plots, décroche, fait le tour de 3 plots puis de 2, avant de revenir au point de départ.
2-Shu Fei Qian fait un marathon de butterfly (toutes les lignes y sont passées) mais elle repose après sa première ligne – et ce qui suit n'est donc pas pris en compte.
3-Chen Chen a passé un heel special one foot sur 6 plots (mais en fait tomber un).
4-Polina Semenova lance un marathon de compas : elle englobe la presque totalité du 80s en cross heel-toe, revient en compas croisé heel-toe et repart en toe.
Au final, c'est Chloé Seyrès qui remporte cette finale, et le titre mondial, grâce à une plus grande quantité et variété de tricks proposés. S'en suivent les deux chinoises Chen Chen et Shu Fei Qian, qui malgré une technique pure impressionnante n'ont pas su jouer sur la tactique, et leurs prestations – techniques, mais trop pauvres – n'ont pas été suffisantes pour s'emparer des deux premières places. Polina Semenova termine 4e : bien que très propre, il lui a été reproché de n'avoir pas été assez variée sur les types de tricks proposés.

Résultats du Battle Femmes

Chloé Seyrès (FRA)
Chen Chen (CHN)
Shu Fei Qian (CHN)
Polina Semenova (RUS)
La compétition s'est clôturée par un buffet général en bord de mer, au cours duquel a eu lieu une remise de trophées en rapport avec les classements mondiaux finals de 2008, récompensant les quatre premiers de chaque catégorie :
- Freestyle slalom hommes et femmes
- Speed slalom hommes et femmes
- Slides hommes et femmes
Et pour « clôturer la clôturation » en beauté, la plupart des riders se sont retrouvés au Saint James (une grosse boite) pour clubber toute la nuit !

Liens utiles

Les résultats complets en pdf
Les World Slalom Series 2009 Texte : Close Yr E's
Photos : MMJ
Mis en ligne  le 12 February 2009 - Lu 3233 fois


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