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Le 26 October 2008 à 00:00 | mise à jour le 26 October 2008 à 11:39

Battle UK III : Battle the Beast With Inlines

Battle UK III : Battle the Beast With Inlines

La troisième édition de Battle UK III, intitulée "Battle the Beast With Inlines", a eu lieu le week-end des 11 et 12 octobre 2008, en plein centre de Nottingham au Victoria Leisure Center (Angleterre) comme d'habitude. Il s'en est pourtant fallu de peu que Battle UK ne doivent s'expatrier ailleurs...

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L'ante battle

Un programme de transformation des équipements sportifs de la ville avait été proposé plus tôt dans l'année, et dans ce programme figurait la fermeture du Victoria Leisure Center (la politique étant de proposer moins d'équipements, mais d'améliorer leur qualité). Finalement, le projet ayant été pas mal controversé par les habitants, il a été décidé que le Center ne fermerait pas définitivement ses portes – seulement temporairement à partir de décembre prochain afin de rénover entièrement la piscine.
Pour les participants qui ont pu arriver la veille, il y avait un rendez-vous à 19h30 au pub "Ye Olde Trip to Jerusalem" – comme d'habitude. C'est sympa : on se retrouve, on boit des bières, et au fur et à mesure que les vagues de riders arrivent, on grossit le cercle jusqu'à squatter toute la salle de l'étage...

Le programme

Le battle officiel était prévu sur la journée du samedi. Au programme, du freestyle (hommes), du freestyle (femmes), et du freestyle (national)... et un peu de speed slalom pour finir. Quant à la journée du dimanche, il y avait deux fun contests de prévus (freejump et slides) à l'air libre sur le bord de la rivière.
L'emploi du temps du samedi était pour ainsi dire original. Je pense que d'un point de vue de spectateur ça ne devait pas être plus mal, mais d'un point de vue de rider c'était crevant : l'événement a commencé à 9h30 avec les qualifications du battle freestyle hommes ; puis ont suivi les qualifications du battle freestyle UK national, et celles du battle freestyle femmes (qui correspondaient aux demi-finales). Ensuite, rebelote : on recommence avec les quarts et demi-finales hommes, puis on enchaîne avec les quarts et demis nationaux.
En gros, le but était de faire l'écrémage jusqu'en finale de toutes les catégories, pour ensuite pouvoir présenter les trois finales les unes après les autres. La première finale était celle des nationaux. Puis ce fut le tour de la finale femmes, et enfin celle des hommes.
La journée s'est finie avec une compétition de speed rapidement pliée qui consistait seulement en deux runs (départ libre) par rider. Il suffisait ensuite de classer les riders en fonction du meilleur de leurs deux temps. Comme pour les deux premières éditions de Battle UK... Victoria Leisure Center

Les participants

Avec 19 hommes et 9 femmes, on n'était certes pas très nombreux, mais il y avait du beau monde d'un peu partout en Europe : des anglais (Jon Bell (#13 au WSSA World Ranking), Naomi Grigg (#4 chez les femmes), Cheryl Evans (#17), CJ Lee (#77) entre autres), des français (Igor Cheremetieff (#1), Xuan Le (#8), Sébastien Laffargue (#16), Chloé Seyrès (#2 chez les filles), JB Milleret (#14), Kyan Sanchez (#84)), des allemands (Rudy Op't Veld (#2), Miriam Kwasny (#7)), les espagnols (Victor Bermudez (#81) et Adrian Almazan (#96)), un Italien (Tiziano Ferrari (#31), des belges (Tim Schraepen (#59), Vicky Denissen (#75)), et même une singapourienne (Mabel Ang (#54)). Sept nationalités représentées, si l'on résume.

Le battle freestyle hommes

Les qualifications (hommes)

Les qualifications... elles ont failli coûter très cher à Rudy Op't Veld (GER) qui a été à deux doigts de se faire sortir par CJ Lee (UK). Ils étaient dans la dernière poule de qualification, tous les trois avec Adrian Almazan (SPA). Adrian se classe premier grâce à sa dextérité, à sa fluidité, et à sa vitesse d'exécution. Quant à la deuxième place de la poule, le jury hésite et finit par donner à CJ Lee et à Rudy Op't Veld un quatrième run pour les départager. Là, Rudy Op't Veld fait clairement la différence en proposant un run alternant entre technique et variété, alors que CJ Lee qui a un panel de tricks moins important se trouve à faire pas mal de redites. Qu'est-ce qui explique ce classement ? A mon avis, Rudy Op't Veld est parti serein (étant favori de sa poule) et n'a pas jugé nécessaire de prendre trop de vitesse dans ses enchaînement – largement plus techniques que ceux de ses adversaires. Et c'est peut-être cette impression générale trop lente qui l'aurait desservi au profit d'adversaires tels que Adrian Almazan et CJ Lee – plus rapides sur leurs prestations des qualifications.
Par contre dans la première poule, Igor Cheremetieff (FRA), l'autre favori pour la course à la première place, use d'une toute autre technique. Alors que Rudy Op't Veld cherche manifestement à se préserver pour les tours suivant, Igor envoie du gros dès les qualifications... tactique d'intimidation ? En tout cas, étant donné la taille du gros qu'il envoie... tactique ou pas, c'est indéniablement intimidant : il lance un toe seven avec effets de style de la jambe libre, un heel seven qui n'en finit pas ; il « finit » sa ligne (i.e. la grosse dizaine de plots restants) en toe wheeling arrière, tient des retournements de wheeling avec une propreté insolente ; et s'excite en freestyle sur le 50 – il n'y avait pas de radar, mais je parie qu'il était en excès de vitesse. Dans sa poule se trouvait Victor Bermudez (SPA), anormalement fébrile tout au long de ses trois runs, qui se fait sortir par le troisième, le lyonnais Kyan Sanchez (FRA) qui a assuré et mérité sa qualification : tricotage rapide et stylé, bonne tenue des wheelings, imperturbable (ou presque) malgré une panne de sono sur les ¾ de son premier run, des sevens qui se précisent, un beau toe chicken leg de deux tours, une succession de toe compas croisés...
La deuxième poule était composée de Sébastien Laffargue (FRA), de Phil Downer (UK), de Samer Alhabash (UK) et de Tim Rofessart (BEL). Sebastien Laffargue se qualifie grâce à son aisance, sans comparaison avec celle de ses concurrents. La deuxième place est attribuée à Samer Alhabash après bien des hésitations du jury entre lui et Phil Downer.
Dans la troisième poule des qualifications, c'est Jay-Pee Louise qui se fait sortir... Jon Bell (UK), le favori de la poule, était sans contestation un cran au-dessus ; et Grégoire Pinto (FRA), le troisième, bien que non-spécialiste du slalom, a présenté des tricks d'un niveau technique plus avancé (wheelings, spins). Néanmoins, c'est toujours agréable de découvrir du sang frais sur les compétitions !
Les trois suivants à passer étaient Robbie Smith (UK), JB Milleret (FRA) et Tiziano Ferrari (ITA). Pas de grande surprise là encore... les habitués passent (question de technique et de rodage), laissant le nouveau (prometteur, ceci dit en passant) sur le carreau. Tiziano Ferrari finit premier de sa poule, alliant style souple et léger, et technique (wheelings, sevens). JB Milleret ne déroge pas cette fois encore à cet effet smooth qui lui colle aux patins... et en bonus il a accéléré et fluidifié son patinage, et agrandi son répertoire technique (sevens entre autres). Quant à Robbie Smith (UK), lui aussi du sang frais en provenance de Serpentine Road (Londres), si en on juge par ses petites originalités d'exécution de tricks (voir ses coréennes croisées), et s'il continue sur sa lancée, il est possible qu'il devienne vraiment intéressant... à surveiller.

Les quarts de finale (hommes)

Ils ont coûté très cher à Xuan Le (FRA) : il se voit contraint d'arrêter l'aventure à ce stade, éliminé par Sébastien Laffargue (FRA) qui a usé de tous ses stratagèmes de showman pour lui passer devant. Pourtant Xuan Le a assuré un beau spectacle à base de tricot stylisé (jeux sur les variations de vitesse entre autres) dans lequel viennent se glisser de plus en plus fréquemment des éléments plus techniques et plus engagés – comme une grande coréenne à plat sur deux plots, des coréennes heel-toe, ou des retournés de wheeling ; il pense à varier son panel de figures : il place même une cafetière en fin de 80 (assez rare chez le mister pour être soulignée). Quant à Sébastien Laffargue, il valide des wheelings arrière – pas aussi bien tenus que ce qu'il aurait pu espérer, mais apparemment suffisamment pour faire la différence d'un point de vue technique avec Xuan Le ; il le concurrence également sur les spins (toe spin externe très propre), un des domaines de prédilection de Xuan Le. Et il faut croire qu'il apporte la petite touche d'originalité décisive en tentant un wheeling sur vingt plots en aveugle – c'est-à-dire avec le bonnet sur les yeux. Bien qu'il décroche au bout d'une dizaine de plots, la tentative est louable. Une autre touche d'originalité de la part de Sébastien Laffargue : il se lance dans une sorte de fish leg sauté dans un élan soudain de créativité (intéressant...). A l'originalité, il ajoute le coup fatal du comique de situation en instaurant un jeu perpétuel de remontage de bonnet...
Les deux riders étaient dans la même poule que Rudy Op't Veld (GER) qui ne retombe pas dans le piège des qualifications : il accélère un peu, assure ses enchaînements techniques, et fait largement la différence... en vrac et entre autres, pendant ses trois runs il a passé : un slide (« à la Igor », rebaptisé le Mario par les Singapourien) to coréennes to compas croisé arrière heel-toe, un slide à la KSJ to toe wheeling arrière, un wheeling to seven, un seven (hors temps et hors plot (après la ligne) en fin de deuxième run) mais qui vaut le coup d'œil pour la beauté du geste ; je passe sur le heel spécial one foot, la kasakspins sur le 80, et le heel chicken leg externe arrière. Si vous n'avez rien compris, c'est à Rudy qu'il faut se plaindre, je ne fais qu'une humble description.
Le reste des quarts de finales est beaucoup moins mouvementé, et hormis le duel pour la deuxième place qualificative entre Kyan Sanchez (FRA) et Jon Bell (UK), il n'y a pas grand-chose à signaler. Jon Bell s'empare finalement de la deuxième place qualificative aux dépens de Kyan Sanchez qui s'est pourtant battu avec conviction... Le style plus assuré et plus mûr de Jon Bell semble avoir joué en sa faveur, mais il aurait suffit d'une micro-erreur tactique pour que Kyan Sanchez lui passe devant (et inversement : à mon avis, l'erreur tactique de Kyan a été qu'il s'est entêté à vouloir passer un wheeling arrière conséquent, ce qui lui a fait perdre du temps pour montrer l'étendue de son panel.)

Les demi-finales (hommes)

Restent en liste Igor Cheremetieff (FRA), Sébastien Laffargue, Tiziano Ferari (ITA) et Tim Shraepen (BEL) qui forment la première poule ; et Rudy Op't Veld (GER), Jon Bell (UK), JB Milleret (FRA), et Adrian Almazan (SPA) qui forment la deuxième poule.
La première demi-finale oppose donc Igor Cheremetieff (FRA), Sébastien Laffargue, Tiziano Ferari (ITA) et Tim Shraepen (BEL). Igor Cheremetieff fait un premier run défiant presque la gravité : il se lance sur le 50 en heel wheeling avant sur 15-16 plots, puis stabilise pour faire un tour du plot en chicken leg externe arrière, re-stabilise et finit la ligne... histoire d'achever gentiment ses adversaires, il ponctue son premier run par un retourné de wheeling 5-5 sur les 10 plots du 80... ses autres runs, moins impressionnants, restent néanmoins un niveau au-dessus des autres riders : une ligne fétiche de sitting tricks sur le 120, un Mario slide to coréennes to compas croisé arrière heel-toe, un joli enchaînement de jumps en tournant to disaster-toe wheeling avant sur son troisième run (regardez la vidéo, ça sera plus clair), et j'en passe et des meilleures. Inutile de préciser qu'Igor Cheremetieff se place en première position de son groupe. La deuxième place se joue entre Sébastien Laffargue (FRA) et Tiziano Ferrari (ITA). Tim Shraepen, le quatrième du groupe, a fait des progrès fulgurants en quelques mois. L'évolution était déjà nettement visible aux Inline Games de Hanovre en Août dernier, mais à présent il a nettement stabilisé son style, fluide et rapide, avec en plus des éléments techniques qui s'enchaînent à bonne allure (sweeping move en s'écartant du slalom to toe chicken leg pour donner un exemple). Quant au duel entre Sébastien Laffargue et Tiziano Ferrari, il est remporté par Tiziano malgré les récidives de showman de Sébastien. Tiziano Ferrari perfectionne son style au fil du temps, il peaufine des moves sautés qui donnent une certaine relance dans son freestyle très coulé. Il est tout autant présent techniquement avec entre autres, ses sevens pendant lesquels il se paie le luxe de jouer avec sa casquette. De son côté, Sébastien Laffargue joue aussi la gagne en attaquant son premier run avec un 10 plots en heel wheeling arrière, une kasatchok de plus de 10 plots sur le 120, des toe spins propres, un retourné de wheeling 4-4... et son spécial trick du moment : les 20 plots en wheeling avec le bonnet sur les yeux (réussi cette fois !)
Dans le deuxième groupe, on retrouve Rudy Op't Veld (GER), Jon Bell (UK), JB Milleret (FRA), et Adrian Almazan (SPA). Pas de surprise quant à la première place, remportée par Rudy Op't Veld. Le challenge est plus serré quant à la deuxième place, et c'est finalement JB Milleret qui se qualifie pour la finale.

La finale (hommes)

En finale, on retrouve alors Igor Cheremetieff (FRA) et Tiziano Ferrari (ITA) de la première demi-finale, et Rudy Op't Ved (GER) et JB Milleret (FRA) de la deuxième demi-finale.
Le classement est grossièrement définissable à l'avance : Igor Cheremetieff et Rudy Op't Veld vont se tirer la bourre pour la première place, et Tiziano Ferrari et JB Milleret vont tenter d'accéder au podium (3ème place). C'est effectivement ce qui se produit : deux duel bien distincts.
Igor Cheremetieff retente le même trick sur le 50 qu'en demi-finale qu'il passe nettement moins proprement (mais quand même...), valide des sitting tricks, squatte en tournant autour des derniers plots de ses sevens, kicke et jumpe partout (Igor style). Rudy Op't Veld propose des enchaînements de haute technicité : un méga heel chicken leg arrière externe de trois plots, des kasakspins sur le 80 (il a du mérite étant donné sa taille), des enchaînements à base de toupies comme son heel-toe coréennes bloquées to retour en heel-toe compas croisé arrière (avec changement du sens de rotation sinon c'est pas drôle) – Igor Cheremetieff relève d'ailleurs le défi sur ce même enchaînement, mais repose sur le premier compas ; Rudy ne s'arrête pas là dans ses démonstrations sur une seule roue : un heel spécial one foot, un heel spin (avec le pied libre posé sur l'autre) équilibré et au ralenti de cinq tours, une tentative de seven catché en safety...
Au final c'est Igor Cheremetieff qui remportera ce Battle UK, avec un last trick qui le propulse à la première place sans aucune ambiguïté : un virage arrière en heel wheeling, retourné avant, tour autour de chaque plot de la ligne de 10 plots, et fini par des 8 – toujours en heel wheeling – sur les deux derniers plots de la ligne... Rudy Op't Veld a également tenté un trick plus qu'osé, mais n'a pas réussi à le tenir : un toe wheeling avant sur le 50 bloqué (toujours sur une seule jambe, et une seule roue) et retour en toe wheeling arrière...
Quant au duel interne entre Tiziano Ferrari et JB Milleret, c'est Tiziano qui reportera la troisième place, laissant JB Milleret quatrième (c'est la tradition chez lui : à Battle UK, il a la 4ème place réservée d'office).

Résultats du Battle Freestyle Hommes :

1) Igor Cheremetieff (FRA)
2) Rudy Op't Veld (GER)
3) Tiziano Ferrari (ITA)
4) JB Milleret (FRA)

Le battle freestyle femmes

Il y avait neuf filles présentes sur la compétition, dont quatre anglaises, deux françaises, une allemande, une belge, et une singapourienne.
Le battle a commencé directement avec des demi-finales (un groupe de 5 et un groupe de 4).

Les demi-finales (femmes)

La première demi-finale était composée de Chloé Seyrès (FRA), Cheryl Evans (UK), Mabel Ang (SIN), Ann-Marie Philip et Rosie Cohen toutes deux du Serpentine Road Crew (UK). Chloé Seyrès se qualifie en tête du classement sans problème, et la deuxième place qualificative revient à Cheryl Evans qui fait une prestation pas extrêmement rapide mais très propre : son freestyle se fluidifie et se complexifie avec le temps. Elle maîtrise bien les moves à plat et commence à explorer les wheelings et autres figures sur pointes.
Mabel Ang finit troisième de cette demi-finale. A la voir patiner, on sent un potentiel évident, mais saboté par trop de stress (plots qui chutent... et chute tout court). Elle a le mérite d'avoir des transitions originales (souvent en partant en aveugle – externe arrière), ainsi que des figures originales (un heel spécial...).
Quant aux deux rideuses du Serpentine Road Crew, Ann-Marie Philip et Rosie Cohen, elles débutent encore... mais sont prometteuses : Ann-Marie a une certaine aisance de patinage et un dynamisme naturel qui, si elle continue, devrait donner un mélange sympathique ; et Rosie possède une bonne maîtrise des figures de base, mais c'est dans l'enchaînement des tricks qu'il y a encore des hésitations.
La seconde demi-finale regroupait les quatre autres rideuses, à savoir : Naomi Grigg (UK), Miriam Kwasny (GER), Marianne Rio (FRA), et Vicky Denissen (BEL).
Naomi Grigg mène le groupe, largement au-dessus en aisance, avec son freestyle dynamique et varié (alterne entre kicks, rotations, sweeping moves...) Elle finit première, devant Miriam Kwasny. Vicky Denissen et Marianne Rio sont recalées. Pourtant le niveau monte... Marianne Rio a bien assis ses bases depuis sa dernière compétition (Inline Games à Hanovre en Août dernier) : ses enchaînements sont fluides, les figures deviennent un peu plus complexes (belle méga-volte, des toupies pointes) ; les sitting tricks et les wheelings sont encore aléatoires mais en s'y reprenant à deux fois elle parvient à passer une cafetière, et 8 plots en wheeling. Quant à Vicky Denissen, elle aussi a gagné en fluidité ; elle ne présente pas non plus des tricks extrêmement complexes mais son style est sincèrement très agréable à regarder, et qui plus est, rempli de pas originaux.

La finale (femmes)

Je casse d'entrée tout suspense en divulguant le classement final : Chloé Seyrès (FRA) remporte le battle, suivie par Naomi Grigg (UK), Cheryl Evans (UK), et Miriam Kwasny (GER).
Chloé Seyrès se classe première grâce à sa technique. Les runs n'étaient pas réellement fluides, ponctués d'à-coup qui donnaient une impression générale de freestyle assez hésitant. Néanmoins, elle comptabilise quelques tricks intéressants, en commençant par une toe machine-à-coudre (un peu comme un spécial one foot où on entrerait et sortirait à chaque plot), des coréennes croisées et décroisées, une kasatchock, un heel chicken leg, un combo à base de jumps'n kicks tournants to kasakspin sur le 120, et un craquage de jeans en faisant la maligne sur un écart américain (ça m'apprendra, tiens !).
Naomi Grigg décide de se la jouer un peu technique pour voir, et présente des toe coréennes, fait le tour complet de deux plots en toe wheeling, enchaîne des toupies russes, tente un wheeling arrière (celui-là sans trop de résultat)... mais revient irrévocablement à son freestyle, à ses moves de break et de dance, à ses sweepers et à ses kicks.
Cheryl Evans et Miriam Kwasni se répètent d'un groupe à l'autre, et représentent les mêmes combos. Cheryl est néanmoins plus fluide que Miriam, ce qui explique sans contestation sa troisième place. De plus on sent une plus grande aisance dans le patinage de Cheryl – à en juger par les heel-toe spins énervés avec lesquels elle finit ses lignes.

Résultats du Battle Freestyle Femmes

1) Chloé Seyrès (FRA)
2) Naomi Grigg (UK)
3) Cheryl Evans (UK)
4) Miriam Kwasny (GER)

Le battle freestyle UK Nationals

Le battle était mixte, et national dans le sens où étaient acceptés tous les riders présents résidant en Grande Bretagne. Ils étaient en tout 12, y compris le français JB Milleret et la singapourienne Mabel Ang.
Ce détail a son importance étant donné qu'il chamboule la compétition nationale entière : c'est en effet JB Milleret qui remporte le battle, détrônant ainsi le vainqueur 2007 Jon Bell (qui finit 2ème). La troisième place est attribuée à Naomi Grigg – constante quant à ses résultats par rapport à l'édition dernière. Notons la nette progression de CJ Lee qui accède cette année à la finale (4ème place), place acquise l'année dernière par Philip Downer (7ème) – qui ne passe pas la demi-finale cette année. Quant aux 5èmes places ex-aequo (correspondant aux deux premiers recalés des demi-finales), elles reviennent à Cheryl Evans et Robbie Smith.

Résultats du Battle Freestyle UK Nationals

1) JB Milleret
2) Jon Bell
3) Naomi Grigg
4) CJ Lee

Le speed slalom

Tout comme pour les éditions précédentes de Battle UK, la compétition de speed slalom consiste purement et simplement en deux runs (départ libre) par rider. Le classement est ensuite effectué en fonction du meilleur des deux temps réalisés par chaque rider. Pas grand-chose à commenter, mis à part un fort peloton de tête chez les hommes, constitué des trois podiomés – dans l'ordre : JB Milleret (FRA, en 4.634), Tiziano Ferrari (ITA, en 4.711) et Sébastien Laffargue (FRA, en 4.846). Igor Cheremetieff a la vitesse pour rivaliser avec les trois premiers (ses deux chronos sont dans les 4.8) mais trop de pénalités de plots le font sortir de la course au podium, et il termine 4ème. Chez les femmes, l'écart entre les temps est significatif : Chloé Seyrès (FRA) remporte le speed en 5.227, devant Miriam Kwasny (GER, 6.815) et Cheryl Evans (UK, 7.233).

Les Fun Contests (Free Jump et Slides)

Le dimanche midi, nous sommes tous partis en randonnée (pédestre pour certains, et rolleresque pour la plupart) pour faire une halte sur la promenade au bord de la rivière, en compagnie des cygnes. Là nous avons installé un sautoir pour faire un contest de free jump, et nous avons fini par un contest – encore moins formel – de slides. Très agréable, surtout étant donné le soleil radieux (en se concentrant très fort je suis sûre qu'on aurait presque pu bronzer !) – ça fait contraste avec l'année précédente où la même excursion avait été organisée... cette fois-là dans le froid, et sur le coup c'était nettement moins fun. Chloé Seyrès (FRA)

Résultats du Contest de Free Jump

1) Sébastien Laffargue (FRA)
2) JB Milleret (FRA)
3) Igor Cheremetieff (FRA)
4) CJ Lee (UK)

Résultats du Contest de Slides

1) Tiziano Ferrari (ITA) 2) Sébastien Laffargue (FRA) 3) Igor Cheremetieff (FRA) 4) Grégoire Pinto (FRA)

World Ranking WSSA

Voici les changements majeurs qu'ont entraînés les résultats de Battle UK III dans le World Ranking WSSA.
Freestyle slalom hommes :
Tiziano Ferrari (ITA) entre dans le Top 10 et passe devant Xuan Le (FRA, #8) à la place #7 mondiale.
Sébastien Laffargue (FRA) monte à la place #12, tandis qu'Olivier Herrero (FRA), absent pour cette édition de Battle UK perd des points et descend à la place #13.
Tim Schraepen (Bel) gagne 30 places et se classe #29 grâce à son bon resultat et confirme son rang de n.1 Belge. Adrian Almazan (Spa), monte quant à lui à la 33e place mondiale.
Speed slalom hommes :
Grâce à sa première place en speed à cette compétition, JB Milleret (FRA) accède à la place #3 mondiale et passe devant S.Laffargue (Fra). Tiziano Ferrari (ITA) quant à lui, monte en position #7.
Chez les femmes, le changement majeur est pour Cheryl Evans (UK) qui entre dans le Top 10 en freestyle (#10) et en speed (#7).

Liens utiles

worldslalomseries.com/Texte : Close Yr E's
Photos : Big Steeve
Mis en ligne  le 26 October 2008 - Lu 3038 fois


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