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Le 14 August 2008 à 00:00 | mise à jour le 24 October 2011 à 13:59

Championnats du Monde IFSA à Moscou

Championnats du Monde IFSA à Moscou

A gros événement, grosse organisation : les Championnats du Monde de saut-slalom se sont déroulés en Fédération de Russie à Moscou. Rollerclub, qui attendait cette compétition depuis des années, a décidé d'en mettre encore une fois plein les yeux...

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Les petites matriochkas dans les grandes

Après les sempiternels problèmes de visa et un parcours de santé à l'aéroport avec des mesures de sécurité toujours plus draconiennes, les compétiteurs sont tous soulagés de l'accueil chaleureux qu'offrent les patineurs russes.
Comme toujours, tout est fait pour le bien être des sportifs : des guides, des réservations d'hôtel directement dans le complexe olympique où se dérouleront les finales, mais surtout une attention et un sourire pour tous.
Goga et Sioma, les maîtres de l'organisation, véritables dieux du roller en Russie, se montrent toujours aussi généreux.

Les forces en présence

Et pour tous, c'est quelque chose : cette année, finale oblige, une vingtaine d'italiens (équipe Nationale et indépendants) venus de toute la péninsule ont fait le déplacement.
Bien évidemment, les voisins transalpins, avec le Team France sont également là : le club de Saint-Médard en Jalles et les plus importants indépendants comme Vincent Vu Van Kha (Rollerblade) Christophe Flinois (Rollerblade), Olivier Herrero, Skali (Powerslide), Richard Herroneaux. Caroline Lejeune (Hotz) se fait plus discrète et rejoint les compétiteurs russes).
Nous continuons notre tour de la Méditerranée avec l'Espagne, qui doit se séparer d'une de ces compétitrices dès arrivée à l'aéroport : la slalomeuse ayant un problème de passeport, elle ne pourra pas sortir de la zone internationale de l'aéroport.
Les pays de l'ex-URSS la Biélorussie et l'Ukraine envoient leurs meilleurs représentants, ainsi que la Finlande.
Pour la Russie, ceux qui s'attendaient à voir la même foule d'athlètes que lors de l'étape de la Coupe du Monde de l'année dernière sont un peu déçus : dans ce pays où le slalom est une des disciplines les plus développées, la Fédération a du procéder à des qualifications deux semaines auparavant. C'est donc la crème des patineurs qui se présente aux qualifications du vendredi.
On remarque avec plaisir chez les filles que Polina Semenova a entrainé dans son sillon les jeunes Julia Isaeva et Angelika Babiy, aux talents prometteurs.
Chez les hommes, Dmitry Milyokhin s'est parfaitement remis du très grave accident de voiture qui l'avait affecté cet hiver. Il est suivi par son homologue Shevarutin et Korotkih, ainsi que de Victor Meleshkevich, champion de Russie en titre de freestyle slalom. Anatolij Gorbatov et Vladimir, habituels représentants de l'équipe Russe, sont cette année de l'autre côté de la table des juges : l'un sérieusement blessé à la jambe, l'autre papa, ils sont promus juges internationaux quelques jours auparavant et auront la dure tâche de départager les compétiteurs. Les Russes ne sont donc amputés de leurs favoris.

L'arrivée sur les lieux

Après les qualifications de la veille, la compétition prend réellement de l'ampleur lorsqu'elle s'implante dans le gymnase olympique. Les compétiteurs étrangers sont alors les mieux lotis : leurs chambres se trouvent à moins de 300 m de l'aire de compétition.
Les patineurs locaux et les autres résidents à l'extérieur devront eux affronter plus que le gigantesque métro ou les bouchons moscovites : il faut traverser pas moins de trois checkpoints, où les militaires russes n'ont besoin que d'un regard pour vous faire ouvrir votre sac.
Enfin, dans les allées du grand parc boisé qui compose un écrin de verdure aux immenses constructions staliniennes, les militaires sont plantés plus serrés que les arbres. Dans ces lieux, a pris place la plus grosse compétition de roller du Monde, mais également des animations de ping-pong, tennis, basket-ball qui attirent sportifs et spectateurs.

Speed slalom féminin

La journée commence avec le speed-slalom féminin : s'alignent en grandes favorites les italiennes Sara Veronese, championne du Monde en titre, et qui s'est séparée de l'équipe nationale, Sara Barlocco et Chiara Lualdi. Ces dernières sont belles et bien avec la Maglietta Azura.
Chez les Françaises, tous les espoirs reposent sur les épaules de Séverine Thomas. Elle se fera cependant devancer pour Chloé Seyres aux times trials.
Chloé Hivert, sélectionnée en équipe de France, enfile la combinaison de lycra, et constitue le troisième espoir français.
Chez les Russes, le tableau des qualifications au temps est moins brillant : seule Olga Barkova et Isaeva Julia porteront les couleurs, et encore, elles seront éliminées dès les quarts de finale.
En demi-finale, les Sara italiennes s'affrontent : c'est la Veronese qui l'emporte : le sourire éclatant qui était jusque là sur son visage transforme la jeune slalomeuse, elle qui se devait de se placer devant son équipe après l'avoir quittée avec pertes et fracas.
Dans l'autre duel, Séverine Thomas s'oppose à Chloé Seyres : les deux françaises sont au coude à coude, à moins d'un centième d'écart. Il faut une seule petite erreur, un seul petit plot, pour faire la différence : c'est finalement l'expérience de Séverine qui l'emportera.
Cette dernière affronte donc Sara Veronese. Mais toute l'expérience et la vélocité du monde n'aurait pas suffit à l'emporter sur l'italienne : son parcours jusque là sans faute lui a donné les ailes de la victoire, et même si trois manches sont nécessaires, rien ne peut faire descendre sur terre Sara.
Elle réussit tout simplement merveilleusement à reprendre une parfaite concentration après des moments d'exaltation, qu'elle laisse exploser après les longues attentes durant la vérification des juges par vidéo. Sara Veronese, Championne du Monde 2007, confirme son titre 2008 avec le plus beau sourire de la journée.

Freestyle slalom masculin

Après une pause déjeuner, l'aire de compétition est ouverte aux compétiteurs pour le freestyle slalom.
L'après-midi sera longue mais palpitante. Le public est au rendez-vous, et les applaudissements seront nourris pour tous, même si bien sûr, patriotisme et nombre obligent, les patineurs russes ont droit à de véritables ovations.
Le premier à s'élancer est comme d'habitude Guillaume Barbaz. S'il montre une certaine fatigue à la fin de son premier run, le second est certainement l'un des mieux réussis de sa saison : wheelings et rotation sur une roue sont enchaînés sans déséquilibres. Pourtant, avec une 11e place, on voit bien que réaliser les nouvelles figures est loin d'être suffisant.
La même constatation peut être faire pour Christophe Flinnois, 12e. Pas de chance non plus pour Richard Heronneaux, 16e : avec toujours une blessure à l'adducteur, le vainqueur de la Coupe de France 2008 ne fera même pas sourciller l'armada russe, depuis longtemps habituée à un style rapide et parfaitement en musique, qui fait pourtant sensation dans l'Hexagone.
En effet, les Italiens et les Français semblent un peu se reposer sur leurs lauriers, comparés aux outsiders russes. Parmi eux, citons en premier Victor Meleshkevich, champion de Russie en titre : il enchaîne avec une rapidité époustouflante les toupies en wheeling et dérivés. Malheureusement un peu trop vite : il écoppe de nombreuses pénalités de plots et ne valide qu'une partie de ces audacieuses figures, ce qui ne lui offre que la 14e place.
Devant lui, Dimitry Korotkih, qui avait marqué les esprits l'année dernière par sa vélocité et sa technicité surprenante, termine 10e, c'est presque un soulagement pour les Européens. Force est de constater que malgré quelques originalités de pas, il a réduit de beaucoup la rapidité d'exécution au profit d'une chorégraphie par forcément du meilleur goût.
Son homonyme qui s'empare de la 9e place est lui une agréable surprise : discret et talentueux, le jeune Dimitry Shevarutin est certainement une graine de champion. Il ne se contente en effet pas de maîtriser le papillon et ses dérivés (aigle croisé réalisé pour la première fois en fin de saison 2007 par Robin Tessier), mais des enchaînements originaux d'une haute technicité avec la plus grande fluidité. De toute évidence, il ne lui manque plus qu'un peu de caractère pour enfin faire reconnaître son talent.
La 8e place est attribuée à l'italien Tiziano Ferrari. Ce dernier, après un premier run catastrophique, se remet en jambe avec un run désarmant de fluidité et quelques jeux de salut de casquette plus tard. Sur les notes d'Amélie Poulain, son compatriote Luca Ulivieri réalise un bel enchaînement de kasakchok. Il se place 6e ex aequo avec une petite surprise pour les habitués des circuits qui se croyaient confortablement installés : il faudra désormais compter avec le Belarusse Yasha Romanenko, qui malgré un style qui laisse encore à désirer, enchaîne les figures de manière surprenante et sur un rythme endiablé tout le long de son run.
La 5e place est une place qui fait mal au coeur : Yohan Fort, sélectionné en équipe de France, passe à coté de son run. Même si les grosses figures sont rentrées, le style « en force », peu fluide, lui coûtent les quelques points qui le séparent des podiums habituels.
Même déception pour Igor Cheremetieff, 4e, lui aussi sous la bannière de la Fédération Française : sa maîtrise technique toujours en avance par rapport à ses concurrents, notamment en rotation sur une roue, n'est pas suffisante, il faut un run parfaitement réalisé.

Le podium masculin

Le podium enfin, est très attendu : c'est un tonnerre d'applaudissement qui accompagne le favori russe Milyokhin, bien connu des Européens. Sa recette n'a pas changé d'un pouce : rotation du diable, une vitesse époustouflante, et un calage musical impeccable : même si la pointe de la technique est au rendez-vous, tout le monde en redemande !
La deuxième place, la malchanceuse, celle de tous les regrets : Vincent Vu Van Kha voit filer sous son nez encore une fois la médaille d'or. Il aura portant tout fait pour la mériter, les figures les plus pointues techniquement se retrouvent, les blocs et les dédicaces fusent, mais les cinq dixièmes de points qui le séparent de la première place ne sont pas de cela.
Robin Tessier, 16 ans, sa fraîcheur et sa jeunesse, remporte enfin, enfin, après de longues années passées à l'ombre des « grands » la plus belle victoire du Monde. Même si deux petits plots viennent jouer les troubles fêtes, son run est certainement le plus beau, parfait alliage de technique, de rythme, de style, et bien sur, d'originalité : un papillon décroisé, un croisé, une toupie papillon interne, qui peut faire mieux ?

Hauteur pure

Pour clore cette fin de journée, on installe les barres pour la hauteur pure masculine. Six concurrents s'alignent pour la première barre à un mètre. Si peu ? Sept autres sauteurs, décidant de la jouer tactique, attendent tranquillement sans se fatiguer des hauteurs plus décisives.
C'est à partir de 130 cm que la compétition commence réellement : déjà plus de la moitié des compétiteurs sont éliminés, Hakim Nait Chalal, en Team France, termine la valse des impasses tandis qu'Enrico Sordi et Laurent Catroux se font éliminer. Suivent un par un Gatsko Vitaly, 5e, avec 135 cm puis Mikhail Smirnov, au pied du podium avec 140 cm.
Ne restent en lice alors que le podium. Hakim le grand, le roi, a trouvé des adversaire à sa taille, avec et sans jeux de mot : les deux géant russes Ivan Zavrazhnov et surtout Dimitry Podgorniy. Qui aurait cru un jour que Hakim n'allait pas être la plus grosse masse de muscles à soulever ses roulettes à plus de 140 cm ? Car ce jour là est arrivé. Non seulement Hakim rate la barre 145 cm qu'il saute sans difficulté généralement, mais en plus il se fait souffler son titre par Ivan, qui s'il ne réussit pas non plus cette hauteur, gère mieux la pression et prend la deuxième place du podium.
Dimitry, privé de concurrence, tentera en vain que prouver sa supériorité en essayant deux barres à 148 cm, mais la fatigue le rattrape, et il est sacré Champion du Monde avec un parcours sans faute jusqu'à 145 cm.
Le nombreux public, qui avaient bruyamment manifesté son enthousiasme tout au long de l'épreuve, ne cache plus sa joie et déferle sur le vainqueur pour lui donner l'accolade, qui à défaut de le faire chanceler, lui donne un sourire jusqu'aux oreilles (c'est la qu'on est content que ce soit lui qui gagne, parce qu'on imagine mal comment ramasser le jeune Mathieu Rataud, qui a réussi à sauter 148 cm au dernier Championnat de France, si c'était à lui de recevoir les félicitations du nouveau Monsieur Muscle du Saut).

Fin de la première journée de compétition

C'est donc dans la bonne humeur que se termine la journée. Sous les houspilles des gardiennes du gymnase (pas plus sympathiques que l'année dernière) tout le monde finit de commenter les moments forts de la compétition en profitant du soleil moscovite. Dans l'immensité de la salle de compétition, on en aurait presque oublié qu'il existait un vrai ciel. Enfin les compétiteurs retournent se reposer pour la journée du lendemain, qui s'annoncent pas moins riche en émotions.

Place aux dames en style slalom

10h30, dans la patinoire olympique, les 14 filles sélectionnées tout au long de la saison internationales roulent déjà depuis 1h pour s'échauffer et affronter le stress directement sur les patins.
En effet, c'est un peu l'inquiétude : tout d'abord, on se retrouve avec exactement le même schéma que l'année dernière, quatre favorites pour trois places de podium. Chloé Seyrès, en Team France, a montré sur les deux compétitions où e

lle s'est retrouvée face à Caroline Lejeune, qu'elle avait encore son mot à dire en remportant des victoires incontestables.
Cette dernière, soutenue par Hotz, s'est trouvée cependant des alliés de poids : elle a endossée le t-shirt de l'Equipe de Russie, et est prête à défendre son titre de Championne du Monde acquis en 2007.
Les deux favorites russes sont partagées, Polina Semenova est comme toujours très anxieuse, Nadezda Zelenova très sûre d'elle. On trouve aussi toutes ces « inconnues ». Bien sûr, on les avait vaguement remarquées l'année dernière, mais là... elles ont mangés du lion ces 10 derniers jours ?
N'oublions pas non plus les italiennes : Sara Veronese, la favorite transalpine, est restée sur son petit nuage rose de la veille et rate ses deux runs, terminant ainsi à la 8e place. Aucune de ses compatriotes, Chiara Lualdi et Sara Barlocco, les deux meilleures autres freestyle slalomeuses ne feront mieux : elles se placent respectivement 9e et 10e. Maigre butin pour les Transalpines donc.
Cela arrange bien les outsiders russes, qui ont les dents longues. La grâcieuse Angelika Babiy, petit clone de Polina, nous étale de toutes les toupies possibles et imaginables, et d'une grande souplesse (christy avant et arrière non catché, butterfly à plat) : elle termine 7e. Julia Isaeva, 6e, sans être aussi fluide, propose au jury au run propre et carré lui sera plus favorable. La 5e place était faite pour Marina Boyko : très remarqué pour son style directement tiré du patinage artistique, elle a bien assimilé les règles du slalom figure, ne se fait pas piéger comme l'année dernière ; dommage pourtant qu'elle ait oublié la musique !

La finale du style slalom féminin

Le moment crucial se rapproche. Au pied du podium, c'est finalement Chloé Seyrès qui échoue. Après une superbe chute déguisée en écart américain sur son premier run, elle se ressaisit pour son deuxième run et se dépasse littéralement : toupie sur place sur une roue, balancés de jambe, tout ce qui rend son style immédiatement reconnaissable est réalisé à la perfection, malheureusement au dépens des règles de notation du jury.
Nadzeda Zelenova s'empare de la médaille de bronze avec un run au style tout autant personnel : la rapidité d'exécution et petit pas ne sont pas s'en rappeler celui de son cher et tendre (un couple en bronze, on imagine déjà les enfants...).
La favorite russe Polina Semenova, maîtresse à la main de fer dans un gant de velours, ne pouvait pas mieux faire. La grâce incarnée du slalom féminin a pour une foie revêtue un sourire en réintégrant le podium dont elle avait été évincée à Milan l'an passé.
Pour Caroline Lejeune, alias Clochette, rien ne change : elle conserve son titre de Championne du Monde, avec un run qui a des allures de déjà vu. En effet, comme l'année dernière, après avoir enchaîné dans une quasi perfection toute ses figures, elle fait chuter, encore une fois, le dernier plot... Mais les regrets sont déjà loin lorsqu'elle serre dans ses bras ses deux acolytes de la compétition, toutes unis dans le même t-shirt russe, même si c'est la Marseillaise qui retentit !

Speed slalom masculin

Suit ensuite le speed slalom masculin. Vingt et un compétiteurs se présentent pour les Time Trials, mais seulement 16 seront qualifiés.
Le meilleur temps est un 5,00 secondes tout rond, par Romain Lucas. Malheureusement, la compétition s'arrête au prochain tour pour lui quand même : blessé à la cheville depuis des mois, il commet beaucoup trop de pénalités, même face au jeune Robin Tessier, dernier au temps, qui serait prêt à s'excuser d'éliminer si promptement un des favoris français.
Aucun autre fait exaltant n'est à déclarer au cours des 1/8 de finale, hormis que le seul russe qui avait réussi à se qualifier ne fait pas un pli face à un Yohan Fort au mieux de sa forme.
Les quarts de finale sont rondement menés également, Robin Tessier prend confiance en lui et sort Antoine Imbert ; Yohan Fort son compagnon d'entraînement Clément Luxey ; Luca Ulivieri bat sans surprise son compatriote Tiziano Ferrari ; Romain Chambord, en Team France, lutte avec l'énergie du désespoir, mais doit se résigner devant la jeunesse de l'italien Enrico Sordi.
Les éliminatoires continuent avec leurs sempiternels lots de récriminations et de demandes de vérifications. A chaque passage, les juges passent un peu plus de temps derrière les caméras afin de vérifier les premiers plots de chaque ligne, le compétiteur devant être impérativement dans la position dans laquelle il effectuera son slalom à ce moment là.
Sur les demi-finales, Robin Tessier redescend sur terre face à Enrico Sordi : tout comme le jeune Français, c'est une surprise pour le transalpin d'arriver si haut à ce stade de la compétition. Il ira même encore plus loin, puisqu'il accède à la finale après trois runs difficiles.

Phases finales du speed-slalom : duel franco-italien

L'autre duel oppose Luca Ulivieri et Yohan Fort : ceux-là se connaissent bien, s'étant rencontré de nombreuses fois pour les meilleures places. Mais Yohan ne fera pas de cadeau, et inflige à l'italien un 2e run en 4,98 en perfect, qui laisse le public russe tout ébahi face à l'écran d'affichage projeté sur un tableau blanc au milieu de la salle.
Finalement la consolation finale a lieu entre Luca Ulivieri et Robin Tessier, et la finale entre Enrico Sordi et Yohan Fort : un Team Italia et un Team France pour chaque. Le premier gagne sans sourciller la petite finale, et le deuxième gagne de même la finale. Yohan Fort Champion du Monde 2007 et 2008, comment pouvait il en être autrement ? Après s'être jeté dans les bras de son entraîneur et une longue accolade, il ne manque pas de faire un long tour triomphal sous les applaudissements nourris du public.

Pause

Commence alors une longue attente : il est à peine 15h00, et la prochaine épreuve, la hauteur pure féminine, ne prévu qu'une heure plus tard. C'est le moment de prendre un petit bol de soleil et quelques tartines de saumon et un thé (au moins, cette année, la serveuse parle anglais, c'est à vous dégoûter d'avoir répété à voix basse pendant 10 minutes comme une andouille "ya rashu tchai pajalousta").

Place à l'épreuve de hauteur pure féminine

Finalement, l'épreuve de sèche arrive plus vite en essayant de faire un brin de causette avec nos hôtes.
Six jeunes filles prennent position, Chloé Hivert déclarant forfait. Elle sera malheureusement rejointe dès la deuxième barre par Alizée Bert, venue avec le club de Saint-Médard-en-Jalles.
L'italienne Marta Previde Massara ne fera pas beaucoup plus long feu, en s'arrêtant à 95 cm. Car cette année, il faut compter avec les Russes, qui d'habitude ne peuvent pas se déplacer. Ainsi, la plus « faible » des moscovites arrête la compétition à 1 m : Natalia Maslova termine 4e, juste derrière l'italienne médaillé de bronze Valeria Raccuglia, qui si elle ne saute pas plus haut, a fait chuter moins de barres à hauteur moindre.
Cette dernière doit être départagée avec la russe Anna Timafeeva par une barre à 104 cm après que les deux compétitrices échoue à 105 cm. Anna l'emporte, mais loin derrière sa compatriote qui remporte une victoire éclatante : Olga Fadina, grande et fine, est motivée par un murmure glissé avant que la compétition ne débute... En France, la jeune Maeliss Conan a réussi à passer la barre des 114 cm il y a une quinzaine de jour. Qu'à cela ne tienne ! Olga monte sans sourciller jusqu'à 112 cm, peine à 114 mais y arrive... alors un nouveau record du Monde ? Malheureusement, la jeune femme est rattrapée par la fatigue, et devra se contenter d'être championne du Monde, et d'un nouveau record de Russie. On ne peut pas tout avoir du premier coup ! Promis la prochaine fois, on ramène Maéliss !

Podiums

La compétition se termine bien évidemment avec les podiums. En attendant l'annonce des résultats, chacun en profite pour se faire photographier avec ces idoles.
Les matriochkas, qui trônent sur la table des récompenses, ont aussi leur heure de gloire : richement décorées et peintes avec le logo de la compétition, elles bluffent même les autochtones ! Petite séance photo également avec Goga et le bébé de Vladimir, un des juges russes.
Les choses sérieuses commencent enfin, à 18h00, exactement à l'heure prévue. Les énormes bouquets de fleurs pour les jeunes filles accompagnent les médailles et les coupes-matriochkas (garnies de caviar de poisson), les hymnes nationaux retentissent et les compétiteurs s'empêtrent dans les drapeaux.
Finalement le tout termine dans la bonne humeur. Comme l'année dernière, une soirée est organisée pour la fin des hostilités, mais rien de très sportif, si ce n'est la résistance à la vodka et l'appel du dance floor. Rendez-vous l'année prochaine !

Principaux résultats

Style Slalom masculin

1) TESSIER Robin
2) VU VAN KHA Vincent
3) MILEKHIN Dimitry

Style Slalom féminin

1) LEJEUNE Caroline
2) SEMENOVA Polina
3) ZELENOVA Nadezhda

Speed Slalom masculin

1) FORT Yohan
2) SORDI Enrico
3) ULIVIERI Luca

Speed slalom féminin

1) VERONESE Sarah
2) THOMAS Severine
3) SEYRES Chloé

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Texte : Clochette
Photos : ps.ScorPio
Mis en ligne  le 14 August 2008 - Lu 3864 fois


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