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Le 12 August 2008 à 00:00 | mise à jour le 12 August 2008 à 12:12

Hanovre Inline Games 2008

Hanovre Inline Games 2008

Du 1er au 3 août dernier à Hanovre, a eu lieu la deuxième édition des Inline Games : le succès rencontré l'année dernière a incité l'organisation à récidiver cette année. Comme pour la première édition de 2007, c'est à Klagesmarkt, une énorme place au cœur de la ville, que le festival se tenait...

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Nouvelle édition des Inline Games

Au programme, une belle variété d'activités rolleristiques :
- des randonnées touristiques
- des workshops et initiations de gadgets sur roulettes
- des démonstrations (roller-basket, freestyle team battle)
- des compétitions : Championnats d'Europe de Street le samedi, Biathlon et speed-skating prenant (Nordliga and Nordcup Serie) en circuit sur route le dimanche, et des battles de Freestyle slalom tout le weekend.

Le battle

L'événement de Battle inscrit dans le festival des Inline Games 2008, était une étape des World Slalom Series (WSS) notée 2 cônes (main event).
Le Freestyle Batte a rencontré un franc succès avec ses soixante riders venus de neuf pays européens différents : l'Allemagne en force – tant en quantité qu'en qualité, avec des riders tels que Rudy Op't Velt (#5 au world ranking WSSA de Juin 2008), Mischa Gurevich (#12), Martin Sloboda (#22), Pierre Kunneman (#47), Christian Fessel (#122)... pour n'en citer que quelques uns ;
Les autres pays aussi étaient représentés par leurs favoris : les italiens Tiziano Ferrari (#50) et Luca Ulivieri (#125), les russes Polina Semenova (#3 chez les femmes) et Maksim Shvyrev (#54), les français Igor Cheremetieff (#1), Xuan Le (#7), Fanny Violeau (#16) et Chloé Seyrès (#1), les espagnols dont l'évolution est prometteuse (notamment Adrián Almazán (#298)), les anglais Jon Bell(#15) et JB Milleret (#27) (franglais).
Notons également la présence de néerlandais, de belges et de polonais. La liste est exhaustive, pour ne pas m'étendre d'avantage je résumerais par : le beau monde européen était au rendez-vous, le combat fut rude, et l'élimination sans pitié.

Le lieu de compétition

L'aire de slalom (qui a gagné en superficie par rapport à 2007) se trouvait sur une grande promenade dallée (dalles d'environ 20 m par 20 m) un peu glissante (poussière ?) avec un dévers ma foi assez prononcé.
L'organisation avait installé des gradins de part et d'autre, et une estrade au bout de l'aire attribuée au DJ (platines et grosse sono). On a eu droit à un mix old school de bonne rhythm'n soul pendant deux jours... bon DJ mais trop grosses enceintes (ça a valu un bon mal de crâne à pas mal de riders) ! Et dans le rôle du speaker vintage, Pierre Kunneman qui a tenu le micro jusqu'à extinction de voix (« we had a long night » dixit l'intéressé pour excuser les sauts de voix du dimanche).
Le site ouvrait dès le vendredi après-midi. L'hôtel se trouvant de l'autre côté de la rue, les riders qui arrivaient au compte-goutte passaient inévitablement devant le spot pour poser leurs valises à l'hôtel, et le vendredi après-midi s'est transformé en session géante... qui s'est éternisée jusqu'à tard dans la soirée.

Un programme modifié

L'événement freestyle était prévu pour se dérouler sur deux jours (samedi-dimanche). Cependant, après consultation de la météo (pas très rassurante pour le dimanche), l'organisation a jugé plus prudent de modifier le planning afin de boucler le plus d'épreuves possibles le samedi.
D'un planning light (speed et qualifications de freestyle le samedi, et fin des battles freestyle le dimanche), on passe à un planning légèrement plus intensif pour le samedi : qualificationss de speed le matin, puis de 13h00 jusqu'au coucher du soleil (22h00), battle amateur, qualifications et battle pro men, et battle pro women.
Le dimanche, évidemment, beau temps... nous avons donc pu réattaquer avec les KO systems de speed sous le soleil, après une grasse matinée générale. Comme il restait du rab de temps, un team battle de freestyle s'est improvisé : les passants du dimanche après-midi ont eu alors le droit à une démonstration-tournoi regroupant la plupart des compétiteurs.
Le beau temps a tenu jusqu'à la remise des prix qui a fini sous la pluie.
Après cet aperçu du déroulement du weekend, rentrons dans les détails des différentes épreuves...

Le Speed Battle féminin

Comme expliqué plus haut, le speed s'est déroulé en deux temps : les qualifications au temps le samedi matin, et les KO systems le dimanche en début d'après-midi.
Pour leurs deux runs de qualification au temps, les riders passent un par un – selon le règlement appliqué pour les WSS, afin de respecter au maximum l'équité des conditions de passage. Les riders étaient 35 inscrits chez les hommes, et 8 chez les femmes.
Les chronos ne sont pas descendus très bas : chez les hommes, Lucas Ulivieri se classe premier des qualifs en 5.45 avec une pénalité, suivent Igor Cheremetieff, Sebastien Laffargue, JB Milleret et Tiziano Ferrari – le reste passe au-delà des 6 secondes. Chez les femmes, Chloé Seyrès (6.1) et Fanny Violeau (6.27) sont les seules à passer en-deça des 7 secondes.
Ces temps poussifs s'expliquent en grande partie par la rigueur implacable des juges de ligne qui étaient quelque peu pointilleux sur les faux-départs : par prudence tout le monde a ralenti son temps de réaction au bip de départ.
Les KO systems ont été relégués au dimanche, la priorité étant au freestyle (en cas de pluie le dimanche). N'ont été gardés que les 16 premiers au chrono chez les hommes (et toutes les femmes).
Comme le veut la tradition, les femmes d'abord. Après les quarts de finales, restent en course les françaises Chloé Seyrès et Fanny Violeau, la russe Polina Semenova, et la polonaise Renata Bugalska.
En demi-finales, Chloé et Fanny éliminent respectivement Polina et Renata. Les deux françaises du SebaTeam se retrouve l'une contre l'autre pour la finale – une finale quelque peu mouvementée : la première manche est remportée sans histoires par Chloé.
A la seconde manche, Chloé décroche, mais parvient à raccrocher avant de s'exploser la hanche (et le reste) sur un long dérapage incontrôlé en fin de ligne (plutôt spectaculaire paraît-il... Je ne l'ai pas vu parce que Chloé, c'est moi... par contre je l'ai bien subi !). Egalité à l'issue des deux premières manches.
Sur la troisième manche, Chloé est légèrement devant Fanny mais décale un plot en fin de parcours (et va ponctuer son run par une deuxième chute en fin de ligne), et Fanny remporte la troisième manche... et la victoire ! Quant à la petite finale, c'est Polina qui la remporte et accède ainsi à la troisième place.

Podium Speed Battle Women
1) Fanny Violeau (FRA)
2) Chloé Seyrès (FRA)
3) Polina Semenova (RUS)

Le Speed Battle masculin

Chez les hommes, les 8èmes de finales se passent sans réelle surprise : pratiquement tous les favoris se qualifient. Les poules des quarts de finales ne posent pas plus de problème, mise à part la seconde poule qui voit s'affronter Tiziano Ferrari (ITA) et JB Milleret (Franglais). Tiziano remporte la victoire avec seulement un centième d'avance sur le run gagnant !
En demi-finales, l'issue des rounds devient moins certaine : la première demi-finale oppose les deux italiens Luca Ulivieri et Tiziano Ferrari, et la deuxième oppose les deux français Sébastien Laffargue et Igor Cheremetieff. Les chronos deviennent plus serrés. Luca passe, tandis que Seba se fait éliminer sur un strike en troisième manche contre Igor qui accède à la finale contre Luca.
C'est Luca qui décrochera finalement une première place méritée. Igor, malgré une bonne réactivité au départ (il finit devant Luca en vitesse pure) fait trop d'erreurs de plots, et ne peut rivaliser avec la régularité de Luca. Du côté de la demi-finale : sur la première manche Seba se rattrape de son strike qui lui a coûté sa place en finale, mais Tiziano tient tête et remporte les deux manches suivantes.

Podium Speed Battle Men
1) Luca Ulivieri (ITA)
2) Igor Cheremetieff (FRA)
3) Tiziano Ferrari (ITA)

Le Battle Freestyle Amateur

Ce sont les amateurs qui ont ouvert le freestyle, le samedi en début d'après-midi. Les 12 Amateurs ont eu droit quasiment au même régime que les Pros : même classement par poules de 3, deux runs de 30 secondes par rider – trois en finales. Quant au supplément best trick, comme chez les Pros, il était réservé aux finalistes. Le Vainqueur, Ortwin Carstocea, et son Vice, Jens Brökelmann, ont gagné leur qualification pour le battle freestyle pro.

Podium Freestyle Battle Amateur Men
1) Ortwin Carstocea
2) Jens Brökelmann
3° Christian Stelzer

Le Battle Freestyle Pro Men

Contrairement à la tradition, les hommes d'abord (on tourne pour éviter toute jalousie) ! Ils étaient 32 en tout (en comptant les deux premiers finalistes amateurs).
Comme mentionné précédemment, le gratin européen était au rendez-vous, et le carnage des éliminations cruelles a commencé dès les qualifications (8èmes de finales : huits groupes de quatre riders). Le jeu du classement veut que ça soit paradoxalement le premier groupe qui donne le plus de fil à retordre : il est constitué de Igor Cheremetieff (FRA), Tiziano Ferrari (FRA), Maxim Shvyrev (RUS), et Jens Brökelmann (GER – 2ème du Battle Amateur). C'est Tiziano Ferrari (ITA), 3ème au PSWC '08 et 4ème à l'Italian Slalom Battle '08, qui ne passera pas les qualifs : ils étaient trois prétendants (Igor, Max et Tiziano) pour seulement deux places et le jury a tranché.
Rien à signaler quant aux qualifications pour les quarts de finales dans les autres groupes. Certains riders se démarquent déjà : dans le groupe 2, Kim Taehong le coréen expatrié à Londres ; dans le groupe 3, Christian Fessel (GER), vainqueur du FSWE Weekend à M-Gladbach '08, se qualifie pour les quarts, avec Ronny Robert (NED), champion des Pays-Bas 2003 en comeback (?) ; dans les groupes 4, 5 et 6, notons les qualifications de Misha Gurevich (germano-russe), Xuan Le (FRA), 3ème des Inline Games '07, et Luca Ulivieri (ITA), 1er à l'Italian Battle '08 ; et enfin dans les groupes 7 et 8, nous retrouvons Martin Sloboda (GER), déjà remarqué sur différents battles cette saison, extrêmement prometteur du haut de ses 13 ans, Rudy Op't Veld (GER), 2ème au PSWC '08 et 4ème à Battle Moscow '08 venu en force avec des surprises en plus de sa panoplie technique habituelle, et enfin Pierre 'the Apache' Kunneman (GER), l'homme à la double-casquette speaker enflammé et styleslalomeur vintage.

En quarts de finales, l'écrémage continue

L'aventure s'arrête là pour Ronny Robert, qui malgré un style certain a pris un certain retard en technique. De même pour Maxim Shvyrev, qui s'était disputé le passage en quarts avec Tizianno Ferrari, sanctionné pour avoir répété trop souvent les mêmes tricks (toupies en chicken leg interne qu'il maîtrise sur 2 à 3 tours, bonne technique également en wheelings) – tricks qu'il exécute par ailleurs moins bien qu'aux qualifs. Pierre Kunneman tire lui aussi sa révérence, laissant la place à Luca Ulivieri, qui préfère jouer la carte de la vitesse de tricotage plutôt que de la technique, et à Xuan Le, King of Style aux toupies impeccables malgré le dévers, qui commence aussi à bien s'amuser en wheelings. Ce dernier a tout de même été repêché de justesse car le jury avait demandé un last trick pour départager Xuan et Adrián Almazán (SPA), l'espagnol en belle progression : son wheeling royal arrière sur 7 plots le place devant les 10 toupies d'Adrián, décalées par rapport à la ligne de plots.

Les demi-finales

Elles sont un véritable champ de bataille : les riders s'entretuent à coup de tricks ultra-techniques pour gagner leur ticket pour la finale.
La première demi-finale oppose Igor Cheremetieff, Christian Fessel, Xuan Le, et Martin Sloboda. Igor domine sa moitié de tableau depuis le début du battle et se qualifie sans surprise : il réitère les retournés de wheelings maîtrisés avec régularité d'un groupe sur l'autre, des back wheelings avec ou sans dédicaces tenus et propres, toujours avec cette puissance dans l'exécution de ses tricks et cette dextérité dans leurs enchaînements qui caractérisent Igor ; seuls ses sevens se refusent de passer (dévers ? stress ? les deux ?).
Chris est sans conteste extrêmement à l'aise sur une seule roue, cependant bien qu'il ait gagné en maîtrise (beaucoup moins brouillon qu'auparavant, moins de parasitage des bras) cela ne suffit pas pour la qualification en finale contre Martin qui est lui, très propre et pas moins technique : il assure de beaux sevens sur 4-5 plots, gère les wheelings arrières et les retournements, et son patinage est tout en souplesse.
Quant à Xuan, il apporte une touche de style très appréciable, au milieu de ces trois acharnés du défi technique. Malheureusement, ce critère à lui seul n'est pas déterminant pour le passage.
La deuxième demi-finale réunit des styles plus variés : Kim Taehong, Mischa Gurevich, Luca Ulivieri et Rudy Op't Velt. Taehong est un peu le Xuan de la deuxième demi-finale (nb : private joke) : smooth et stylé mais un peu faible techniquement par rapport aux trois autres.
Mischa m'impressionnera toujours quant à sa capacité à engloutir les 20 plots de la ligne à une vitesse hallucinante... en plus de sa vitesse d'exécution, Mischa a comme atout une excellente maîtrise des chicken legs (trois tours... facile !) et des tricks originaux mais non moins techniques (toupies coréens talons en avançant, vrais nelsons reverses avant – le pied arrière bat, la pointe vers l'intérieur...) Décalage assez surprenant quand on s'aperçoit que le mister peine encore à tenir décemment ses wheelings !
En face, Luca joue aussi avec des cartes semblables : tricotage vitesse TGV, et bons tricks techniques. Il fait peut-être preuve de moins d'originalité que Misha mais est apparemment plus efficace car il se classe 2ème du groupe et décroche l'accès à la finale.
Quant à Rudy, c'est lui qui domine la deuxième moitié du tableau depuis le début du battle. Avec sa panoplie technique il sort du lot : retournés de wheeling avant-arrière et arrière-avant (au choix), sevens dans tous les sens (normaux, invert, backwards, impériaux, royaux ...au choix aussi). Et avec ses enchaînements tout neufs, il va venir challenger sérieusement Igor, le favori encore imbattu sur un battle.

Phases finales

Avant la finale, la finale de consolation. Elle regroupe les recalés des demi-finales, à savoir : Chris, Xuan, Taehong, et Misha. C'est Xuan qui remporte avec mérite cette petite finale (le King of Style s'est fait plaisir), devant Misha, Taehong et Chris.

Inline Games Hannover - Final Freestyle Men from roller.inside
Enfin arrive la finale. Une petite nouveauté est apportée quant à l'ordre de passage : les quatre riders ont le droit, chacun leur tour, de choisir leur position. Igor le premier, décide de passer en 4ème, afin d'avoir une vue d'ensemble et de pouvoir construire ses runs en fonction des tricks proposés par ses adversaires. Rudy choisit la 3ème place, Martin la 2ème, et Luca se retrouve 1er à passer. Les quatre restent fidèles à leur patinage tout au long de la finale. Deux challenges internes se font sentir : les deux titans Igor et Rudy se disputent la 1ère place, tandis que Martin et Luca essaient de décrocher la 3ème place. Igor semble plus stressé qu'à l'habitude. Est-ce dû au changement de l'ordre de passage ? Habituellement premier à passer, c'est lui qui mène la danse sans trop se poser de questions. Or ici, en tant que dernier, il doit analyser, synthétiser et réfléchir... position qui facilite la montée du stress probablement.
Il tente ainsi des tricks très techniques qui passent plus ou moins (seven arrière, belle ligne de figures assises sur le 120). Rudy par contre, prend l'avantage grâce à des transitions originales, stylées, et peu évidentes : transition en cafetière arrière de la ligne de 80 à celle de 50, enchaînée directement avec un seven royal sur le 50, pour donner un exemple ; changements de sens de rotation (toupie coréenne, to bloc maîtrisé au ralenti afin de changer le sens de rotation, to compas croisé arrière talon-pointe).
Arrive le moment des last tricks. Luca enchaîne les lignes de kasatchocs jusqu'à épuisement. Martin relève le défi en wheeling royal – enchaînement des lignes que le dévers rendait d'autant moins évident. Rudy tente un wheeling royal arrière sur le 50 mais ne parvient pas à faire mieux qu'une dizaine de plots à l'issue de ses deux essais. Et Igor relève lui aussi le défi en partant en wheeling impérial arrière sur le 80... même résultat que Rudy : il ne dépasse pas la dizaine de plots.

Les résultats sont annoncés dans la foulée :
1) Rudy Op't Veld (GER)
2) Igor Cheremetieff (FRA)
3) Luca Ulivieri (ITA)
4) Martin Sloboda (GER)

Le Battle Freestyle Pro Women

4 femmes seulement étaient inscrites en catégorie amateur. Afin d'avoir une compétition conséquente, les deux catégories femme (amateur et pro) ont fusionné. Cela a permis de former 4 poules de 3 (12 rideuses en tout), et donc de faire des quarts de finale.
Les habituées se qualifient : dans le groupe 1, Chloé Seyrès (FRA) et Renata Bugalska (POL) ; dans le groupe 2, Fanny Violeau (FRA) et Lidia Wardzinska (POL) qui a nettement progressé depuis le PSWC '08 ; dans le groupe 3, Miriam Kwasny (GER) et Cheryl Evans (UK) ; et dans le groupe 4, Polina Semenova (RUS) et Ragnhild Cornelisse (NED). Notons l'arrivée de Marianne Rio (FRA), certes éliminée au premier tour, mais qui est à surveiller de près étant donné ses progrès en seulement trois mois de roller...
Pas vraiment de suspens non plus dans les demi-finales : Chloé et Fanny prennent la tête dans leur groupe, et Polina et Lidia s'imposent dans le leur.

Inline Games Hannover - Final Freestyle Women from roller.inside
C'est en finale que les choses se compliquent. Non seulement parce qu'il commence à faire noir de manière inquiétante (il est 21h30), mais parce qu'en plus à l'issue des trois runs et du last trick le jury n'arrive pas à se décider sur le classement. Comme pour la finale hommes, on discerne deux challenges internes : Chloé contre Polina pour la 1ère place, et Fanny contre Lidia pour la 3ème.
Il faut admettre que les filles étaient un peu fatiguées après toute une journée de questionnements (passage en milieu d'après-midi ? en fin de journée ? le lendemain ?) et d'échauffements (au cas où la première ou la deuxième option de passage serait retenue) – car le programme était incertain : rappelons que le but de la journée était de faire le maximum d'épreuves. Les finalistes n'ont pas fait des runs exceptionnels (voire même un ou deux runs médiocres pour certaines), ce qui n'a pas facilité la tâche des juges pour les départager.
Pour la 3ème place, il n'y a pas trop d'hésitations, et Fanny passe devant Lidia. Quant à la 1ère place, c'est finalement Polina qui est désignée première après de longues minutes de parlementation : tout au long de la finale, elle a peut-être été moins engagée que Chloé, mais plus propre dans ses finitions. C'est principalement le last trick qui a remis le classement en doute, car le last trick de Chloé a été jugé supérieur à celui de Polina : Polina a présenté un combo de toupies coréennes sur le 80, et Chloé une cafetière spin sur 18 plots du 80 – Fanny une cafetière arrière sur les 20 plots du 80, et Lidia a tenté un aigle inverse impérial sur les 10 plots de 80.

Podium Freestyle Battle Pro Women
1) Polina Semenova (RUS)
2) Chloé Seyrès (FRA)
3) Fanny Violeau (FRA)

Le Freestyle Team Battle

Comme il restait du temps libre le dimanche après midi, après les KO systems de speed – puisque tout avait été liquidé la veille – s'est improvisé un tournoi de team battle. Les riders se sont constitué des équipes de trois selon leurs affinités. Quatorze teams se sont affrontés en duels singuliers : six runs pour chaque équipe, et un jury influençable par le public pour départager. Le classement importait peu : le but était de faire participer un maximum de riders et de présenter une démonstration variée (beaucoup de riders, donc beaucoup de styles différents), vivante et interactive dans laquelle le public avait son mot à dire.
Tous les coups étaient permis, ce qui a donné lieu à des duos et des trios – plus ou moins ensemble, à des mini-sketches, à des spectacles comico-rolleristiques, à plus ou moins de stratégie d'équipe, mais surtout à beaucoup de gros fou-rires (principalement dans la phase dite de qualification).
Plus le tournoi avançait, plus le ton devenait sérieux, mais aussi les teams – n'ayant évidemment rien préparé – commençaient à se répéter, et à mon avis, le soufflé est un peu retombé. C'est finalement le team Italian Style (Luca, Tizianno et Francesco) qui remporte le tournoi au vote du public (amadoué par la touche d'humour italienne ?), devant le Team Russia (Polina, Max et Misha).
Néanmoins, l'expérience était intéressante et je ne pense pas qu'on aurait pu faire meilleure démonstration promotionnelle en faveur du slalom.

En guise d'hommage, voici les noms des teams (plus ou moins originaux) qui ont participé au show :
- Amateurs Team
- 4Wheels Freestyle Team
- Skatemeile Team
- Francofun
- Team Russia
- Italian Style
- Just Fun
- The Threemen Show
- Phil and the JBs
- Vintage Team
- Wundershaft
- Style Libero
- Threesome
- nb : je sais il en manque un... j'ai oublié de le noter, mea culpa.

Liens utiles

Infos sur les World Slalom Series
Vanessa PhilippTexte : Close Yr E's
Photos : Vanessa Philipp
Mis en ligne  le 12 August 2008 - Lu 6899 fois


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