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Le 12 May 2008 à 00:00 | mise à jour le 12 May 2008 à 10:58

Montpellier, champion de France D1

Montpellier, champion de France D1

A l'issue d'une rencontre de très haut niveau qui les a vu battre Caen 3-2, les Mantas de Montpellier remportent leur second titre de champion de Division 1 en trois ans. La défense, parfois fébrile cette saison, s'est révélée déterminante...

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Les Mantas montent en élite

L'expérience offensive des Montpelliérains et un Martin Bradette encore plus exceptionnel que jamais ont fait la différence.

Retour sur les dernières secondes du match

Il restait 39 secondes à jouer lorsque Gérôme Guérin inscrivait son second but de la soirée. Montpellier venait de perdre son double avantage au tableau de marque. Les 39 secondes les plus longues de la saison.
Si Caen était venu à égaliser, le score sur l'ensemble des deux matchs serait revenu à une parfaite parité. Le règlement stipulant que dans pareil cas, c'est l'équipe la moins pénalisée sur la série qui remporte celle-ci. Cette ligne des règles du jeu serait certes à bannir du cahier des charges, de l'aveu même d'une très grande majorité de compétiteurs, mais il n'empêche que dans le Hall de la Grange de Caen, l'heure était grave.
De nouveau, Alexis Gomane rappelait son gardien au banc et Caen remontait en ligne le couteau entre les dents. Mais à la fougue offensive des Caennais, Montpellier opposait une qualité qu'elle n'avait pas toujours su manier cette saison, la sérénité.
Sur le terrain personne ne tremblait, Montpellier gardait le palet, Caen, logiquement, jouait des coudes mais sans plus de mauvaise intention que celle de marquer ce but du titre. Caen n'allait pas y arriver. Montpellier pouvait commencer à danser.

Une victoire sur le fil

La fête aura été légitime. Car cette série a montré un roller hockey de très haute tenue. Et c'est ici qu'il s'agit de rendre hommage aux Conquérants de Caen car cette finale s'est jouée d'un rien.
Les Normands à l'aller comme au retour ont globalement fait le jeu. Ce sont ceux qui ont eu en main le destin de cette finale lors de la première rencontre. Et pas uniquement grâce à l'arbitrage. Non ! Car cette équipe a véritablement du talent et vu la jeunesse de son effectif, on pourrait être appelé à en reparler dans quelques années. Les Conquérants ont su mieux que personne cette saison mettre à mal la machine héraultaise. Sachant mettre les nerfs de leurs adversaires à vif, jouant souvent sur la corde raide mais montrant une telle envie et une telle hargne au travail que cela a bien failli se révéler payant.

Martin Bradette : exceptionnel

Au risque de rappeler de mauvais souvenirs aux vice-champions de France, cette finale, ils la tenait. Les cinq fameuses minutes de supériorité du match aller durant lesquelles Martin Bradette décida de faire basculer l'issue de cette finale. Malgré une vingtaine de lancers durant ces cinq minutes de supériorité, Bradette a dit non.
Bernard Séguy, le sélectionneur national français, présent samedi à Caen aura certainement apprécié le niveau proposé par le gardien des Mantas. Si à l'aller il a été héroïque, au retour le cousin du Québec a été carrément monumental à en écœurer les plus grands attaquants.
C'est à ce titre que Martin Bradette pourrait bien avoir prochainement des nouvelles de la sélection nationale du Canada en vue des prochains Mondiaux de Düseldorf en Allemagne.
"Je suis en contact avec le staff du Team Canada", admet le gardien montpelliérain. "J'attends de leurs nouvelles dans les prochains jours, après mon retour de vacances. Ce serait évidemment une grande fierté de pouvoir porter le maillot de mon pays en Allemagne."

Le groupe

Si le gardien de but pèse pour près de moitié dans la balance quant au destin d'une équipe, la bataille psychologique a elle aussi une part importante à ce niveau de compétition. A l'aller, Juraj Ozorak n'était pas de la partie.
L'équipe caennaise, et on la comprend, s'en était ouvertement réjouie.
Montpellier avait annoncé quelques jours avant l'ultime combat le retour en forme de son attaquant star.
Mais vendredi soir, lorsque les Mantas se sont présentés au Hall de la Grande pour prendre connaissance de la piste quelques instants avant l'entraînement des Conquérants, aucune trace de Juraj Ozorak ni de Frédéric Hostein. Le lendemain midi à l'entraînement des Mantas. Frédo Hostein avait rejoint son bataillon, mais toujours pas d'Ozorak. Et pour cause, lui et Alban Darfeuille, défenseur de son état, sont arrivés par le train de 12h30. Ozorak a donc joué et Caen l'a appris quasiment en direct.
Quelle est la portée réelle de cette manoeuvre de diversion? Impossible de le dire, mais ce qui est certain c'est que les cent kilos de l'ami Juraj auront sérieusement pesé.
Ozorak n'a mis qu'un but mais sa seule présence sur la piste à chacune de ses apparitions a mobilisé l'attention caennaise. Son sang froid notamment sur une infériorité numérique durant la seconde période a été la preuve que c'est bien l'expérience et la patience qui ont permis à Montpellier de remporter cette finale.
Raphaël Facchini par exemple aura bien dû tenter sa chance une douzaine de fois avant de tromper Jérôme Salley, touchant trois fois les montants en supériorité.
Quentin Garcia, Jérôme et Frédéric Hostein ont eux aussi apporté une sévère contribution au tableau des lancers. Frédéric a trouvé l'ouverture sur un tir de près tout en finesse et en malice.
Plus généralement, c'est un groupe d'une totale solidarité et d'une totale cohésion qui a remporté ce titre. Un groupe solide sur lequel la direction du club pourra, voire même devra, s'appuyer la saison prochaine pour aller jouer dans la cours des grands.
D'ici là, rendez-vous au Café Joseph sous peu pour une fête digne de cette performance.

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Site des MantasTexte : Montpellier Roller Hockey Club
Photos : Montpellier Roller Hockey Club
Mis en ligne  le 12 May 2008 - Lu 3305 fois


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