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Le 15 March 2008 à 00:00 | mise à jour le 04 June 2008 à 15:25

Interview : Robin Tessier (MUC Roller)

Interview : Robin Tessier (MUC Roller)

Robin Tessier est un jeune et talentueux slalomeur d'une quinzaine d'années. En 2008, le bordelais multiple champion de France d'acrobatique roule sous les couleurs du MUC Roller (Montpellier Université Club) en compagnie de Clochette et Skali. Nous l'avons rencontré pour vous...

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Un patineur discret et talentueux

Bonjour Robin, peux-tu te présenter ?

Je m'appelle Robin Tessier, j'ai bientôt 15 ans. Je fais du roller depuis 6 ans. Je patinais pour le plaisir dans la rue. Ensuite, il y a 5 ans, j'ai commencé à slalomer un peu et à faire des compétitions.

A quel âge as-tu débuté en compétition ?

J'avais 10 ans. J'ai commencé le roller à l'âge de 9 ans. Je fais de la compétition en international depuis 3 ans. J'attaque ma 4ème année. Je vais à toutes les étapes où je peux me déplacer en IFSA, aux championnats du Monde.

Qu'est-ce qui t'a fait choisir le slalom plutôt qu'une autre pratique ?

J'ai vu des patineurs faire du slalom lors de démonstrations. Cela m'a beaucoup plu. J'ai essayé de faire comme eux. Petit à petit, j'ai progressé, cela m'a plu de plus en plus.

A quelle occasion as-tu découvert le slalom ?

A une démo de carnaval. J'avais déjà commencé le roller, je me suis dit : pourquoi pas ! J'en ai fait un peu avec ma mère, je m'entraînais sur les parkings de magasin. J'ai progressé, j'ai appris de nouvelles figures. Je suis rentré dans un cours d'acrobatique, je n'ai pas arrêté d'apprendre.

Avec quel club as-tu appris ?

Chez Roller Bug, le club de roller de Saint-Médard-en-Jalles. Maintenant je suis au MUC Roller de Montpellier mais je m'entraîne sur Bordeaux dans des patinoires, le samedi pendant 3 heures et à Mérignac pendant 2 heures le dimanche.

Combien d'heures t'entraînes-tu par semaine ?

Je consacre environ 6 Heures par semaines au slalom. je m'entraîne surtout le week-end.

Fais-tu d'autres sports à côté du roller ?

Avant je faisais du trampoline en même temps que le roller. Maintenant, j'ai arrêté. Je m'étais fait mal. J'avais une contorsion musculaire dans le bas du dos. Je pensais que cela venait du trampoline. J'avais beaucoup forcé à l'entraînement. Cela m'a servi de leçon, je n'ai pas voulu prendre de risque.

Depuis que tu as commencé le slalom, quels ont été tes meilleurs résultats en compétition ?

Aujourd'hui, j'ai 9 titres de champions de France et quelques podiums sur les étapes IFSA, surtout en slalom vitesse et en slalom figure, mais j'en ai aussi un en hauteur pure.

Tu es donc plutôt polyvalent ! tu peux nous donner des indications sur tes performances ?

Assez, je ne fais pas de saut figure, ce n'est pas trop mon truc. J'aime surtout le slalom figure et le slalom vitesse. Je fais par exemple 5 secondes 65 en slalom vitesse. En hauteur pure, je saute 1,05 m. En slalom figure, je tourne autour des 70 points en moyenne.

Quelle est ta figure préférée ?

La mienne déjà ! L'aigle impérial croisé. Ensuite, il y en a beaucoup que j'aime bien.

Tu nous disais hier que le fait d'avoir croisé Skali et Clochette t'avais remotivé...

Oui, ils m'ont montré de nouvelles figures comme la méga qui m'ont vraiment remotivé. Je les avais croisé à l'occasion d'une Coupe de France à Saint-Médard en 2007. Après la compétition, j'avais discuté avec Skali. Il m'avait montré 2 ou 3 mouvements et figures que je trouvais impossible à réaliser au départ. Puis, je me suis entraîné dans mon garage et c'est venu petit à petit. j'ai réussi à trouver une astuce.

Y a t'il patineurs avec lesquels tu t'entraînes à Bordeaux ?

Non, je roule tout seul surtout, pas très loin de chez moi.

Finalement tu ne croises les gens qui patinent à ton niveau qu'en compétition...

Oui surtout. Des fois je croise quelques patineurs qui ne font pas de championnats sur les quais de Bordeaux mais l'essentiel du temps je m'entraîne tout seul.

Vous avez un super skatepark à Bordeaux, tu as déjà essayé ? Les autres pratiques te tentent ?

Oui, j'ai déjà tenté. J'y roule à mon niveau, ce n'est pas évident. Je n'accroche pas trop en hockey mais j'aime bien la vitesse, la descente, un peu tout !

Tu ne t'interdit rien pour la suite ?

Non.

Quelles sont tes ambitions pour la saison et les années à venir en slalom ?

Déjà, je veux me faire plaisir, faire de mon mieux, inventer de nouvelles figures, faire de bons résultats dans les compétitions. Je vais participer aux deux Coupes de France de Méry-sur-Oise et Saint-Médard-en-Jalles. Je vais aussi aller à Nice pour les championnats du Monde, à Bruxelles, à Milan, à Moscou si possible.

Tes parents sont derrière toi pour te soutenir : que pensent-ils de ton implication dans le slalom ?

Même s'ils ne patinent pas beaucoup, ils sont heureux de me voir, de m'accompagner. Ils sont aussi impliqués que moi. Ils aiment voir le monde du roller qui leur plaît beaucoup. Ils partagent la même passion que moi.

Vois-tu le roller comme un éventuel métier ?

Pas tellement, je privilégie mes études. Je voudrais devenir architecte, c'est beaucoup d'études. Même si j'adore le roller, je ne voudrais pas trop m'impliquer. Cependant, j'aimerai devenir juge, avoir mon BIF, donner des cours, mais je n'ai pas envie que cela devienne une profession.

Si à terme tu dois faire un choix entre le roller et tes études, tu choisiras donc les études ?

Plutôt oui.

Pourquoi es-tu venu suivre cette formation de juge à Montpellier ?

Je ne connais pas beaucoup le règlement. C'est aussi pour mieux le comprendre, pour optimiser mon run, y mettre des figures qui rapportent plus de points.

Y-a-t'il encore des figures qui te résistent ?

J'ai du mal en wheeling, cela passe en compétition sur 4 ou 5 plots, je n'ai jamais réussi à faire plus. Cela m'embête un peu.

Un entraîneur te suit et te pousse ?

J'organise mes séances moi-même, aidé par mes parents. Je réfléchis à des figures, j'essaie de les travailler.

Comment choisis-tu la musique et les figures que tu vas mettre dans ton run ?

C'est moi qui les choisit. Je structure le run. De temps en temps, j'ai quelques conseils de mes parents qui me disent que telle ou telle figure serait mieux à tel endroit. C'est important d'avoir un regard extérieur.

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Interview de Guillaume Barbaz, alias "Skali"Texte : Alfathor
Photos : Alfathor
Vidéo : Delvar et Alfathor
Mis en ligne  le 15 March 2008 - Lu 6711 fois


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