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Le 20 February 2008 à 00:00 | mise à jour le 13 April 2015 à 20:11

Bien choisir ses rollers d'agressif (1/2)

Bien choisir ses rollers d'agressif (1/2)

Choisir une paire de rollers d'agressif n'est pas si simple qu'il pourrait le sembler au premier abord. Selon que l'on veut faire du street, du park ou de la rampe, les caractéristiques du modèle peuvent changer. Voici quelques conseils pour trouver rollo à son pied...

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Skatepark, street ou rampe ?

Avant de lire cet article, si vous êtes totalement débutant(e) et que nous ne connaissez pas le nom des pièces d'une paire de roller d'agressif, nous vous conseillons d'aller lire notre article sur l'anatomie d'un roller agressif.

Quelle marque choisir ?

Xsjado ? Remz ? Razors ? USD ? Ce pourrait être une question piège ! Certains vous diront qu'il vaut mieux telle ou telle marque. Si cela peut parfois se justifier, la plupart du temps, c'est votre pied qui va vous aider à vous décider : le confort reste un des critères qui va faire la différence. Prenez un patin dans lequel vous êtes bien !

Essayer les patins de vos potes

Pourquoi ne pas emprunter la paire de roller d'un ami qui aurait une pointure proche avant de faire le grand pas d'un achat ? Cela vous permet de savoir si vous êtes à l'aise dans le roller qui vous plaît. Si vous avez de bonnes sensations en le chaussant, c'est un bon début. Ensuite, vous pouvez éventuellement tester sa rigidité, sa stabilité en slide, etc.

Quel budget investir ?

Là encore, tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. D'une façon générale, une bonne paire de roller de street coûte entre 130 et 200 €. Ces tarifs sont valables pour les modèles de roller adultes.

L'intensité de votre pratique peut aussi conditionner votre choix : occasionnelle, régulière, intensive ?

Pour les patins enfants, il faudra compter aux environs de 100 € sachant que le pied va grandir !

Quelle pointure choisir pour un adulte ?

Attention ! Vous entendrez souvent des vendeurs vous dire qu'il faut prendre une voire deux pointures au dessus de votre taille de chaussure. Si l'on prend souvent un patin un peu plus grand, ce n'est pas systématiquement vrai !
Toutes les marques ne taillent pas de la même façon : certaines chaussent court, d'autres long, d'autres encore ont des taillants larges ou étroits.
Bref, il faut essayer le patin pour être sûr qu'on est bien dedans et que l'on ne flotte pas.
D'autre part, un patin trop grand sera plus dur à contrôler et accroîtra les risques de blessures (entorses par exemple).

Enfin, parfois, avec le temps, les mousses du chausson se tassent et libèrent un peu d'espace.

Quelle pointure choisir pour un enfant ?

Dans le cas d'un roller enfant, de nombreux parents veulent prendre un patin largement plus grand afin de compenser la croissance, quitte à rajouter une semelle ou une paire de chaussettes.
C'est une chose que nous comprenons, une paire de roller coûte assez cher, mais que nous déconseillons dans la mesure du possible.

On trouve des patins réglables qui permettront au patin d'évoluer en taille avec les petons du petit. Ils sont parfois équipés de pièces interchangeables mais cette propriété est peu souvent utilisé : généralement, un junior ne défonce pas ses patins autant qu'un adulte.

Souple/dur ou coque rigide ?

En général, les débutants apprécient les coques rigides pour le maintien qu'elles procurent qui est rassurant.
Les patineurs plus aguerris et adeptes du street vont rechercher des patins offrant beaucoup plus de souplesse pour être bien posés dans leurs tricks. Ils s'orientent donc davantage vers des patins plus ouverts, plus légers.
Autre point concernant les chaussures de roller, le serrage : privilégiez les boucles micrométriques en métal qui sont plus résistantes aux chocs !

D'autre part, de plus en plus de produits sont équipés d'une "overboot". Il s'agit en fait d'une sorte de revêtement en cuir synthétique qui recouvre la coque qui n'est là que pour des raisons esthétiques. Si le design des patins y gagne, en cas de chute, cette seconde peau est plus fragile. Entre coque solide et esthétique, faîtes votre choix !

Remarque : Attention, selon votre pratique et le type de figure que vous faites, il vous faudra un patin plus ou moins souple. En slide, de nombreux riders desserrent leurs rollers pour avoir un maximum de possibilité de flexion, pour être bien affaissés.
En rampe, on cherchera plutôt un patin plus rigide avec plus de maintien.

Privilégiez un chausson amovible !

Il peut arriver que les patins de street soient équipés d'un chausson intégré à la coque, notamment sur les produits à coque souple/dure. S'il est vrai que l'on gagne en légèreté, en revanche, il est impossible d'entretenir le chausson ou de le changer s'il est usé. Privilégiez un chausson amovible !

Les platines "freestyle"

Choisir ce type de platine à deux roues (et parfois équipée d'anti-rockers) oriente immédiatement la pratique vers un usage plûtot street. Les larges encoches, les grooves généreux sont plutôt utilisés sur les murets ou les grosses barres.
Cela n'empêche pas de trouver de nombreux riders qui les utilise en park. En revanche, on n'en voit quasiment pas en rampe.

les platines "flat"

Avoir les roues en flat signifie que l'on a 4 roues qui touchent le sol. Les ramp-riders sont les derniers irréductibles à les utiliser pour accroître leur vitesse.
Certains riders utilisent des platines en "flat" pour le park mais ils sont de plus en plus rares. La taille du H-block est proche de celle d'un tube de coping donc en rampe et skatepark, on peut se caler sans risquer un stop (chute provoquée par le blocage de la barre sur les roues centrales).

Les roulements

De nombreux riders sont obnubilés par la norme ABEC  qui définit la précision des billes des roulements... le marketing marche bien ! Souvent, la marque des roulements et les matériaux qui les composent jouent davantage.
Pourtant, il faut relativiser : en street, la précision des roulements n'est pas toujours un avantage.
Nous vous conseillons d'opter pour du ABEC  3 à 5 en street et du 5 à 7 en skatepark/rampe. Au dessus de ces chiffres, le gain est très relatif et ne vaudra le coup que pour un rider qui ne replaque pas comme une brute ! Sinon le risque d'éclater les roulements n'est pas négligeable.

Et la visserie ?

D'une façon générale, il faut que la visserie soit protégée des chocs, des frottements et autres mauvais traitements rencontrés lors de la pratique.
On veillera donc à choisir un patin où les têtes de vis sont bien enfoncées dans leurs logements que ce soit pour la soul-plate ou la platine par exemple.
D'autre part, on privilégiera des axes de 8 mm qui se tordront moins facilement que des axes de 6 ou 7 mm.
Dans le même esprit, on optera plutôt pour des entretoises (les espaceurs entre les roulements) en métal en lieu et place des modèles en matière plastique qui éclatent souvent.

Les petits "plus" qui font un bon patin

Parmi la foule des patins présents sur le marché, tous n'offrent pas les mêmes caractéristiques.

Pensez à comparer :

  • la souplesse (chaussez-les et faites quelques flexions),
  • le confort (vos pieds vous le diront),
  • l'amorti (présence ou non d'inserts de mousse amortissante sous les talons),
  • la masse des patins (soupesez à la main et comparez),
  • la possibilité de démonter les pièces d'usure (soulplate, h-block, chausson...),
  • les possibilités de customisation (platine UFS ?),
  • la largeur des soulplates (plus elles sont larges, mieux on se pose en slide - exemple : Widebody de Salomon),
  • la présence de renforts de protections en cas de chute.

Les pièces d'usure sont-elles démontables remplaçables ?

Le matériel est mis à rude épreuve en street. On va donc chercher un patin dont on peut facilement changer les principales pièces d'usures : roues, roulements, platines mais aussi les soulplates !
Les fabricants proposent de plus en plus de produits entièrement démontables et customisables.

Lexique des termes barbares de l'agressif

ABEC : norme de précision des billes des roulements assez obsolète. Elle fonctionne par nombres impairs croissants : 1, 3, 5, 7, 9... Plus le chiffre est élevé et plus la bille est ronde.

Anti-rockers : petites roues placées au centre du patin à la place des roues classiques pour faciliter le calage sur les grosses barres et les murets.

H-block : partie centrale de la platine entre les deux roues du milieu et sur laquelle on vient slider. On appelle aussi cela une "encoche".

Overboot : Revêtement synthétique recouvrant une coque rigide dont le but est purement esthétique.

Rider : Pratiquant de sport de glisse

Soulplate : larges parties sur les côtés de la platine sur lesquelles viennent slider les riders quand ils se posent sur un muret ou un module.

Street : Au sens strict, pratique du roller agressif dans la rue (par opposition au park ou à la rampe. Au sens large, ce terme désigne souvent la pratique du roller agressif en général.

UFS : Universal Frame System. Norme de dimension de platines créée par Salomon. Elle est devenue un standard. Un patin répondant à la norme UFS pourra accueillir des platines UFS de marques différentes.

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Texte : Alfathor
Photos : Alfathor
Mis en ligne  le 20 February 2008 - Lu 47330 fois


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