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Le 23 January 2008 à 00:00 | mise à jour le 20 July 2012 à 12:28

Choix et montage des chaussures de roller course

Choix et montage des chaussures de roller course

Dans notre premier article, nous avions évoqué cette « articulation artificielle » qui doit nous permettre une grande précision de mouvement, grâce à un maintien adéquat du pied dans la chaussure. Dans ce second, Christophe Audoire vous propose quelques conseils pour bien choisir et régler vos chaussures...

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Par Christophe Audoire - Entraineur international course

Christophe Audoire

Choix des chaussures et montages

Avec la forme de coque en S, bien fermée sous la malléole, le maintien du pied est alors bien assuré.
Ce concept est particulièrement bien appliqué avec les chaussures sur mesure (un autre article spécifique y sera consacré ultérieurement)… pour les chaussures de série, on doit allier maintient et confort.

La conception interne des chaussures

Le confort est fonction des matelassages à l’intérieur de la chaussure. Ceux-ci doivent être judicieusement positionnés entre le pied et les points de contacts avec la coque, sans être trop important pour ne pas alourdir la chaussure.
Pour les chaussures destinées au haut niveau de compétition, le confort n’est plus le point primordial et on privilégiera alors pour la performance, un contact plus fin (donc moins de matelassage) entre la coque et le pied ce qui permet un maximum de précision dans le geste et retour d’énergie des plus efficaces lors de la poussée

Et pour les minots ?

Pour les petites catégories, on est souvent confronté au dilemme de la taille des chaussures par rapport à la croissance des enfants. Pour ajuster la chaussure à la taille du pied, la solution souvent utilisée est de mettre deux paires de chaussettes, une semelle et du coton au bout de la chaussure.
C’est une solution intéressante pour s’approcher le plus possible de la bonne taille et faire en sorte que le pied du jeune patineur soit bien maintenu, mais ce n’est pas la solution optimale.
Des chaussures pour les enfants, tels que ceux des C6 Juniors de Powerslide, offrent une nouvelle solution technique car elles permettent d’ajuster la taille avec un chausson additionnel (en néoprène) et ainsi de prendre pour l’enfant une chaussure avec une pointure plus grande. Une paire de roller pour enfant avec chausson amovible

Commentaire de Martine LEURANGUER - Présidente GUINGAMP RS

« Les jeunes patineurs du club équipés avec des C6 Junior se sont rendus compte qu'ils étaient "plus à l'aise" le chausson diminuant "le mal de pieds" dû aux chaussures trop dures. »
Brigitte, l’entraîneur du club pense : « Que le chausson est un plus pour le confort des plus jeunes ; ce type de patins permet de gagner des tailles, appréciable aussi pour le porte monnaie des parents.... »

Le laçage

Une suggestion pour ajuster le laçage : il est possible de couper en deux, les grands lacets uniques et ainsi d’avoir un lacet pour le dessus du pied et un plus petit pour la tige.
Le laçage de la chaussure est ajusté au mieux en serrant plus à un endroit du pied qu’à un autre.

Procédez comme suit :

  • Calculez la longueur du lacet nécessaire pour le bout du pied (partie horizontale),
  • Coupez le lacet...
  • Brûlez un bout du lacet pour éviter qu’il ne s’effile et ainsi faciliter le passage dans les œillets.
  • La partie restante du lacet, vous l’utiliserez pour le haut de la chaussure.

Un autre réglage est possible pour les chaussures : Si vous pouvez utilisez un laçage qui monte assez haut, vous pouvez donner plus de liberté au mouvement et augmenter l’angle du mouvement de cheville en ne laçant pas le premier oeillet.
Faites l’essai si vous sentez que votre niveau de maitrise du patinage permet cette liberté au niveau de la cheville.

Ce réglage n’est possible que si la base de la chaussure (sous la malléole) maintient correctement le pied… (Réf. coque en forme de S) 

Le montage pour la course et la randonnée sportive

Dans le concept de montage, on retiendra que c’est le châssis que l’on ajuste sous la chaussure (même si dans les faits c’est tout aussi bien la chaussure que l’on déplace). Cette précision est utile pour garder en mémoire, la logique qui va guider notre réglage :

« la continuité de l’articulation pied- chaussure – châssis - roues »

Avec un peu d’entrainement Il vous sera possible de réaliser facilement ce réglage :

1- Positionnez le châssis à un point neutre (centre du pied passant par le 2ème orteil et le centre du talon) ; ne pas trop serrer la vis de montage pour permettre de déplacer légèrement le châssis.

2 - Sans trop serrer le laçage des chaussures, demandez au patineur, à l’arrêt, de se mettre en position de patinage course et vérifiez si la position est stable, sans tendance à partir excessivement vers l’extérieur ou l’intérieur du pied.

3 - Déplacez de quelques millimètres le châssis vers l’intérieur ou l’extérieur … et faites apprécier la différence de stabilité au patineur sur un seul pied, en conservant bien la position de patinage course.

4 - Lorsque le châssis semble bien positionné - sensation de stabilité au « point neutre » - demandez au patineur de s’assoir, attention de ne pas perdre le montage, et serrez la vis sous la chaussure.

5 - Proposez de patiner sur quelques mètres pour apprécier le montage au point neutre par le patineur …adapté à « SA » morphologie et à « SA » position de patinage !

Le réglage avec l’ajout de fines cales (entre la chaussure et le châssis) est aussi très efficace. Il est plus délicat à réaliser et demande plus d’expérience.

Comment tester la rigidité d’une coque carbone ?

Pressez de chaque côté de la tige, si elle plie facilement avec la pression des doigts c’est que la coque est trop souple.
Imaginer les quelques kilos de pression que vous pouvez exercer avec votre main comparés aux kilos de pression exercés sur les coques par le poids du patineur en carre, avec une poussée puissante.
C’est un test facile et pratique à effectuer pour juger de la qualité de la coque d’une chaussure de roller.
Si il y a un manque à ce niveau, cela se traduit par un mauvais maintien du pied, un contrôle du patin imprécis et une perte sensible dans la restitution d’énergie.
Au final, un réglage défectueux, une coque trop souple ou trop basse, se manifestent souvent par des douleurs musculaires (jambier notamment) car dans cette situation ce sont les muscles responsables de l’équilibre qui vont devoir « rattraper » les faiblesses de la coque.
Certains prennent grand soin de leurs chaussures, elles ont droit à être bichonnées, (nettoyage et cirage) séchées délicatement après les courses sous la pluie…
Pour nombre de patineurs la relation avec leurs chaussures de roller est très « affective « voire sentimentale …
Alors plus généralement, si ce n’est déjà fait, je vous souhaite de trouver « chaussure à votre pied » !

Christophe Audoire

Retrouvez les conseils techniques de Christophe Audoire sur le site de Ligne Droite ou posez vos questions directement par Email : roller.online@wanadoo.fr ou tel : 0 975 975 346

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