-
Le 19 June 2007 à 00:00 | mise à jour le 20 June 2007 à 01:39

Bilan de la 51ème édition du trophée San-Antonio

Bilan de la 51ème édition du trophée San-Antonio

La 51ème édition du trophée San-Antonio s'est déroulée ce week-end à Pampelune. Les sélections nationales ont fait le déplacement pour cette compétition qui permet aux jeunes de se tester pour de futures échéances internationales. Retour sur la compétition...

Article par 

Une longue tradition de patinage

Pampelune, capitale de la Navarre, l’une des provinces basques. Une ville à l’ambiance mi-basque mi-castillane, connue surtout, notamment grâce à Hemingway, pour les lâchers de taureau dans les rues lors des fêtes de la Saint Firmin.
Pampelune, c'est aussi une très longue tradition de patinage, puisque se disputait ce week-end la 51ème édition du trophée San-Antonio. Il s’agit d’une compétition atypique, ouverte seulement aux sélections nationales et depuis cette année aux clubs espagnols. Le trophée comporte deux catégories, hommes et femmes, et les cadets ont l’autorisation de participer.

Les forces en présence

La France avait envoyé une équipe senior et une équipe cadet :
- Pour les épreuves de vitesse, Sophie Beaujot (senior), Ophélie Carrère et Jessica Abeillé (cadettes), Julien Despaux et Florian Lefèvre (seniors), Maxime Talbourdet et Elton De Souza (cadets).
- Pour le fond, Laetitia Le Bihan et Justine Halbout (seniors), Lucie Peruzzetto et Clémence Halbout (cadettes), Julien Sourisseau et Florent Babaut (seniors), Brian Lépine et Axel Terrien (cadets).
Les fondeurs cadets ont couru les 1.000 m et les sprinteurs cadets ont participé au 10.000 m à points et à élimination ainsi qu’au 15.000 m à élimination.
Des sélections nationales d’Argentine, du Venezuela, du Portugal et de Hollande étaient présentes, ainsi que de très nombreux patineurs espagnols.

Le lieu de la compétition

Le circuit routier du parc Antoniutti est situé en plein centre ville, dans la zone de promenade entourant la citadelle, ce qui assure de nombreux spectateurs lors des courses.
La pluie le dimanche a conduit les organisateurs à déplacer les compétitions sur la nouvelle piste couverte de Chantrea. Heureux patineurs Pampelonais, un circuit routier dans un parc en plein centre ville, deux pistes couvertes (Lagunak et Chantrea) et deux non couvertes !

Bilan des courses

Au classement général, calculé sur les trois meilleurs résultats, les argentines écrasent la concurrence en prenant les trois premières places (Mayra Arias, Silvina Posada, Estefania Fasinato). Cela reflète bien l’ensemble des courses.
Le vainqueur homme est également argentin, Damian Fernandez. Il l'emporte devant le hollandais Sjoerd Huisman et l’espagnol Patxi Peula. Ce sont les hollandais qui ont laissé collectivement la plus forte impression.

Le bilan français

Parmi les courses et les résultats les plus remarquables des français nous retiendrons, dans l’ordre chronologique :
- La 3ème place de Laetitia Le Bihan et la 4ème de Justine Halbout sur le 10.000 m à points.
- Florian Lefèvre second et Julien Despaux troisième du 1.000 m.
- Laetitia Le Bihan récidive (3ème) dans le 10.000 m à points et élimination, grâce à une échappée dans les derniers tours en compagnie de Justine Halbout.
- La finale du 500 m sur la piste de Chantrea, remportée par Florian Lefèvre devant le très rapide espagnol Fernando Mejia et Julien Despaux, après une bonne course tactique des trois français (Elton De Souza s’était également qualifié et a terminé 4ème).
- Le 15.000 m à élimination féminin, où les argentines, dynamiques par nécessité dans les courses à points, n’assumèrent pas leur position de grandes favorites en refusant de rouler et de mener. Cela donna une course lente, un peloton en paquet, avec deux grosses chutes. Seules quatre patineuses, Lucie Peruzzetto et Clémence Halbout, bien placées, et deux argentines, échappèrent à la dernière chute, et Laetitia Le Bihan fût la seule à revenir sur ce groupe pour le sprint final à 5. Lucie le lança à deux tours, mais les argentines revinrent et Laetitia ne parvint pas à passer, terminant de nouveau 3ème.
- A noter que Julien Sourisseau très présent à l’avant, a manqué de réussite (chute dans le 10.000 m à points et élimination, élimination prématurée dans le 15.000 m à élimination).

Interview de Sandrine Rabaud, entraîneur national, responsable des équipes jeunes

ReL : La participation d’une équipe cadette à cette compétition internationale senior répondait à quel objectif ?
"C’est une évaluation à la fois pour le sélectionneur et pour eux-mêmes. Ils se mesurent aux seniors dans des courses dont le rythme est proche des courses juniors du mondial. J’ai souvent dit que je ne peux pas tenir compte des résultats aux championnats de France pour les sélections, les courses ne sont pas assez animées et rapides et les distances sont en général plus courtes.

Courir avec les seniors c’est aussi un moyen de progresser pour eux. Je comprends bien que ce serait compliqué à organiser en France, mais c’est dommage, car ils en ont besoin pour progresser.

Par contre je ne crois pas à un objectif parfois cité qui serait de les entraîner à courir en équipe. Je pense que ce n’est pas nécessaire de le travailler, c’est dans l’esprit ou pas, nous avons vu les cadets l’année dernière faire quelques belles courses d’équipe. Ensuite parce que l’objectif qui est le mondial ne se courre généralement pas, en pratique, par équipe."


ReL : Quel est le bilan de cette participation ?
"Je remarque d’abord que le plateau était relevé, mais toutefois moins que l’année dernière et avec une faiblesse en sprint féminin. Sur le 200 m, le premier garçon fait 17.42, la première fille 19.89, c’est un écart trop important, les filles sont trop loin. Et les françaises sont encore plus loin, il y a un gros travail à faire sur le sprint féminin en France. Les juniors garçons n’ont pas non plus un niveau suffisant sur le chrono (200 m). Elton a fait un bon résultat, avec beaucoup d’opportunisme, sur le 500 m disputé sur piste.

Concernant les courses de fond, les cadets ont fait mieux que l’année dernière puisque Lucie et Axel ont été capables d’aller chercher des points. Sur la course à points et à éliminations (*), ils ont pu mesurer la difficulté de tenir ensuite le rythme pour aller jusqu’au bout."


(*) Ce type de course n’est plus couru en France. Par exemple, à chaque tour d’une part attribution de points pour le 1er et le 2ème et d’autre part élimination du dernier pour terminer à une dizaine. Les éliminés perdent évidemment leurs points.

Galerie photos

Texte : Michel Terrien
Photos : Michel Terrien
Mis en ligne  le 19 June 2007 - Lu 2495 fois


Envie de nous rejoindre ? Contactez-nous !

PUB