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Le 28 May 2007 à 00:00 | mise à jour le 28 May 2007 à 07:14

Retour sur la Ronde du Haut-Var 2007

Retour sur la Ronde du Haut-Var 2007

Chaque année depuis 23 ans, a lieu la « Ronde du Haut-Var », une randonnée d’environ 70 km, technique mais ouverte à tous. Ce dimanche 12 mai, une cinquantaine de patineurs de la région étaient présents pour affronter les cotes et le vent aux portes du Lubéron. Bilan...

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23 ans d'existence

Pour la petite histoire, les premières éditions de cette rando s'appelaient "la Traversée du Var", de Fréjus à Saint Maximin (100 km en quads ! ) puis de Draguignan à Saint Maximin (70 km en quads également), et finalement en boucle avec départ et arrivée à Saint-Maximin en conservant la distance de 70 km.
Cette distance en effet s'est trouvée être la plus adaptée au temps imparti pour parcourir l'itinéraire, et aux aptitudes de la moyenne des patineurs qui l'effectuent. On compte 30 à 50 participants selon les années, des deux sexes et de tous âges.

Allez : on chausse !

Avec tout le bien qu’on m’en disait, je me devais d’essayer cette rando ! Le départ était fixé à 9h30, sur la place de l'Hôtel de Ville de St Maximin. Mais entre le marché et les animations, je suis un peu en retard et ai tout juste le temps de jeter mon sac dans une des voitures-balais qui démarre. Dommage pour le petit déjeuner qui était offert !
Rapidement 3 groupes de niveau sont formés pour assurer des pelotons homogènes et la caravane se met en route.

Une entrée en matière difficile

Après une portion de faux-plat qui permet de s’échauffer, on attaque fort par une dizaine de kilomètres de montée. Plombé par le soleil mais porté par le vent, le peloton de tête se divise. Youb Solo et Thierry prenant le large, suivi du groupe serré des patineurs du club local.
J’essaye de suivre ces derniers, mais non sans peine ! Il faut dire que la dizaine de jeunes est entrainée par Crystel Basacco, qui cumule autant de titres et de médailles que de gentillesse et d’enthousiasme.
Au sommet de la cote, le ravitaillement permet une pause et un regroupement avec le reste des troupes. Pour certains, la montée s’est finie dans le bus, dont la présence rassure et permet à tous de tenter l’aventure à son niveau.
D’une façon générale, on se sent bien en sécurité, constamment protégés par des motards ou des autos.

Après les montées... les descentes

L'encadrement nous met en garde pour l’autre versant, qui débute par une longue descente en ligne droite. La vitesse importante, et les rafales de vent rendent cette portion plus délicate qu’il n’y paraît et je me fais presque surprendre.
Ensuite, le reste n’est que faux plat et nous arrivons facilement à Rians où la municipalité nous réserve un accueil bien sympathique.
La dernière portion (12 km) se fait sur une petite route pittoresque et boisée, roulante et très agréable. J’en profite pour coller Thierry et nous filons facilement jusqu’à la limite du département Varois. Au delà, c’est le gratton qui nous attend, une bonne raison pour moi d’attendre avec Crystel le bus pour rejoindre confortablement la halte à Saint-Paul.

Ravitaillement

La pause déjeuner est des plus agréables, on déchausse les patins, on se met à l’ombre, on échange les impressions. Chacun a amené son pique-nique , sauf certains étourdis (dont je suis). Heureusement, l’organisation soucieuse de chaque détail, dépanne même ces derniers… royal !
Le parc de Saint-Paul est en pleine nature, le silence tout juste brisé par un ruisseau et le vent dans les arbres. Comme beaucoup, je me laisse aller à une petite sieste digestive qu’il sera ardu de quitter pour rechausser…

Retour

Un chemin retour d’autant plus redouté que cette fois, le vent s’est vraiment levé et qu’il est contre nous. Le souvenir joyeux des longues descentes laisse présager de belles difficultés en sens inverse…
Je joue la carte de la prudence et me cale dans un peloton raisonnable mais volontaire. Un choix judicieux qui m’évitera de peu la surchauffe. Le sommet péniblement atteint à l’aller l’est plus encore au retour, mais marque la fin de mes souffrances. Un avis largement partagé par les visages écarlates des autres !
Sur l’autre versant, la pente, moins prononcée, est d’autant plus longue. Je choisi alors de coller à Crystel et son groupe de protégés pour former une longue chenille.
Malgré le vent, nous atteignons une vitesse impressionnante et nous distançons largement le reste du groupe.
Les derniers kilomètres dans la vallée sont engloutis à toute allure par les talentueux patineurs du club, que je décroche épuisé une fois l’arrivée en vue.

Epilogue

Comme prévu, nous nous retrouvons tous vers 17h30, place de l’Hôtel de Ville, pour un « pot de l’amitié » que chacun appréciera après ces efforts ! Quelques récompenses sont attribuées aux plus courageux, et l’organisation est unanimement saluée pour son brio. Quand à moi, je suis ravi de cette première participation et prends dès à présent rendez-vous pour l’an prochain !

Liens utiles

Site de l'organisation Texte : 8WD
Photos : Droits réservés
Mis en ligne  le 28 May 2007 - Lu 2209 fois


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