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Le 19 March 2007 à 00:00 | mise à jour le 29 January 2013 à 17:43

Le roller est-il un jeu d'enfant ?

Le roller est-il un jeu d'enfant ?

Les années passant, on aurait pu croire que l'image du roller aurait beaucoup évolué. Pourtant, dans l'esprit de nombreuses personnes, cette pratique évoque davantage un loisir qu'un véritable sport. Certains le considèrent comme un passe-temps totalement puérile. D'autres sont même étonnés quand ils apprennent l'existence de course de vitesse. Alors, le roller... jeu pour enfants ou véritable discipline sportive ?

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L'image du roller à travers les siècles

Retours aux origines : une pratique d'originaux et d'excentriques

La date de naissance du patin à roulettes reste assez vague faute d'une documentation historique suffisante. On attribue l'invention à John Joseph Merlin (1735- 1803) originaire de Huy, en Belgique (Nieswizski, 1991). Il eut l'idée, vers 1760, d'adapter le patinage sur glace à la terre ferme en fixant des rouleaux en métal sur une plaque de bois. Merlin était spécialiste des machines mécaniques. Ce prototype possédait des roues alignées. C'était un transfuge du patinage sur glace. C'est au cours d'une soirée mondaine à Londres que Merlin présenta son invention. A cette époque, seuls quelques originaux pratiquaient le patin à roulettes.

A la suite de Merlin, Maximilliaan Lodewijk Van Lede, élève de l'académie de Bruges créa une paire de ces étranges engins en 1789. Il était sculpteur et médailliste de l'Académie de Paris. Dans l'ensemble, ce sont des inventeurs issus de la bourgeoisie qui firent évoluer le patin.

En 1819, le français Petibled, mécanicien, conçut un nouveau modèle de patins à roulettes et le breveta. De nombreux inventeurs se succèdent par la suite : l'écossais John Spence, Robert John Tyers, August Löhner, Legrand, Jean Garcin. Tous les inventeurs que nous avons cités sont européens et furent également patineurs sur glace.

Garcin construisit le patin en ligne le plus élaboré qui soit et le nomma ; cingar. Célèbre patineur sur glace français sous le Premier Empire et la Restauration, il rédigea un ouvrage intitulé « Le vrai patineur, ou principes de l'art de patiner avec grâce (1813) »

 Il existe des indices montrant que la pratique ne se cantonnait qu'à une minorité de gens. Certains, comme le personnage de l'illustration ci-contre, trouvée dans « Rollermania » de Sam Nieswizski, sont alors passés pour des excentriques.

« C'est avec des patins à trois roues alignées qu'en 1849, un original étonnait les badauds de la place de la Concorde »

Illustration n° 1 : Un original devant les badauds de la place de la concorde (Collection personnelle de Sam Nieswiski)

Le patin à roulettes s'est d'abord répandu dans les classes supérieures

En 1849, le patin à roulettes monte sur les planches. Un opéra de Meyerbeer, « Le prophète » se déroula au théâtre de la nation. Il comportait un ballet de patineurs dont Legrand gérait l'intendance. Par la suite, les danseurs comprirent l'intérêt qu'ils pouvaient tirer d'une telle invention. Le patin est donc d'abord présenté à des classes sociales huppées.

Nieswizski cite des personnages de l'aristocratie comme principaux pratiquants : En 1820, le Chevalier de Saint-Georges en France au Palais Royal. Peut-être que l'on peut attribuer cela au fait que l'on parle plus facilement des gens célèbres que des couches populaires...

« Au départ, les gens qui patinaient à glace étaient des aristocrates. Les gens qui patinaient à Paris venaient avec un monocle, un chapeau haut de forme, avec une canne, à la fois pour l'élégance mais aussi pour l'équilibre. Et quand il y a eu les premiers quads dans les années 1870, c'était les mêmes qui, en l'absence de glace patinaient à roulettes. Donc ce fut un sport très aristocratique. L'aristocratie et la haute bourgeoisie. ». (Sam Nieswizski - 2003)
Au XIXème siècle, les loisirs ne concernent qu'une faible fraction du corps social. On peut dire que ces gens appartenaient à ce que Thorstein Veblen a appelé la « leisure class ». Les classes supérieures sont en général exemptes des travaux d'industrie, de la besogne mais en tirent profit. Les loisirs, considérés comme occupation improductive permettent de se distinguer, de rivaliser, de faire montre de son appartenance supérieure. Ils s'inscrivent dans une logique d'ostentation.

Illustration n°2 : Les patins à roulettes de Plimpton : 1863 (Nieswizski, 1991, p. 25)

Progressivement, le patin à roulettes essaime en Europe. A Londres, en 1823, des écoles de patinage de Tyers ouvrent dans des courts de tennis désaffectés. Robillon, fonda une autre école à Bordeaux, Garcin en ouvrit une à la Villette. Le mouvement va encore s'accélérer avec l'arrivée du patin à essieux durant la seconde moitié du XIXème siècle.
C'est une tendance sociologique générale des pratiques sportives que de toucher d'abord les classes supérieures avant de se répandre dans les classes sociales inférieures.

Les roues en ligne régnèrent jusqu'en 1863, date de l'apparition du patin à roulettes à deux essieux. Les patins traditionnels ou quad, plus maniables et produits à une échelle industrielle, éclipsèrent rapidement le patin en ligne. Ils se répandirent rapidement, d'abord en Amérique du Nord, puis en Europe.
"Et quand il y a eu les premiers quads dans les années 1870, c'était les mêmes qui, en l'absence de glace patinaient à roulettes. Donc ce fut un sport très aristocratique. L'aristocratie et la haute bourgeoisie. " (Sam Nieswizski - 2003)

En 1876, déjà, on parlait de la mode du patinage à Paris : "Le skatinage est à la mode. Il a avantageusement remplacé le vélocipède. (...) On skatine partout c'est de la frénésie. (...) Les skatineurs ne se livrent à leurs plaisirs que dans des endroits spéciaux, et ne peuvent se faire du mal qu'entre eux .". Les patineurs évoluent alors dans des milieux clos.

Seule une fraction dominante se livre à ces activités. Ce n'est que plus tard que le patinage s'étendra aux autres couches de la société. Durant une longue période, le patin à roulettes n'a pu être pratiqué que dans des lieux clos et lisses : les skating-rink. C'est probablement une des raisons de l'atténuation rapide de cette mode. Deux autres causes possibles pourraient être le coût prohibitif d'accès aux skating-rink et les inégalités de temps de loisirs (Veblen , 1899).

Du haut vers le bas, le patin s'étend dans les autres classes sociales

Sam Nieswizski abonde également dans ce sens : "Et puis çà a commencé à se démocratiser, à devenir un sport plus populaire. Ceux qui fréquentaient les patinoires, c'était sur la rive gauche des étudiants qui venaient pour s'amuser et sur l'ensemble de Paris, c'était des gens qui fréquentaient les bals. C'était aux environs de 1876-1879 à peu près." (Sam Nieswizski - 2002)

Durant cette période, le nombre de skating-rink a explosé dans le monde, notamment à Paris. L'entrée dans les skating-rink était parfois soumise à des conditions particulières comme la cooptation. Quand la pratique s'est répandue dans les couches populaires et que les classes sociales élevées n'ont pas pu empêcher ce phénomène, la distinction sociale s'est donc opérée par l'intermédiaire des lieux d'évolution. A Paris, la distinction entre rive droite et rive gauche fut flagrante.

Illustration n°3 : Le patin de Tyers en 1828 (Collection personnelle de Sam Nieswiski)

"(..)des bourgeois plutôt délurés, pas des bourgeois traditionnels pour la mode de 1876. Plus tard, il y a eu une autre grande mode en 1914. Cela a commencé de la même façon avec des aristocrates et cela s'est ensuite démocratisé dans le sens sportif parce que pour faire du sport ils mettaient des casquettes, des vestes courtes, les femmes portaient des jupes culottes et puis très vite c'est devenu un peu voyou. Il y a des gens qui venaient pour emballer d'une façon grossière, il y avait des bagarres. J'ai constaté en discutant avec d'autres gens qui venaient d'autres sports que c'était un phénomène général. Les sports commencent aristocratiquement, se démocratisent et deviennent voyou. Voila grosso modo les grandes lignes."
Cette vérité énoncée par Sam Nieswizski est effectivement un fait sociologique avéré. Il complète son argumentation en nous décrivant l'ensemble des couches sociales :

"Du côté des étudiants, c'était du genre décontracté si tu veux et du côté bourgeois, c'était plutôt le haut de forme, le monocle, les filles s'habillaient comme pour les sports de glace alors qu'il faisait chaud, avec des manchons de fourrure, en fait c'est très récent le fait que le patin à roulettes soit vraiment autonome. Il est longtemps resté une imitation du patin sur glace. Un remplacement."

Et pourtant, en quelques années, le patin est retombé dans l'oubli. Il a donc fallu attendre 1910 pour le voir à nouveau rejaillir. Là encore, c'est une innovation technologique qui a relancé la mode : les patins-cycles. D'une façon générale, le retour des pratiques sportives est souvent lié à une innovation technologique majeure.

Puis, un nouveau cycle a démarré à la fin de la seconde guerre mondiale et enfin les années 70 et 80 pour voir resurgir le patin traditionnel. On constate un retour cyclique du roller à travers les époques tous les 30 à 40 ans.

Le retour du roller dans les années 80 : une pratique infantile et marginale

La légende veut que le roller revienne grâce au skateboard. Les fabricants américains auraient eu sur les bras un énorme stock de trucks et de roues de skateboard invendus. Il aurait donc fallu "recycler" tout ce matériel.
"Le patin à roues alignées renaît aux Etats-Unis dans le courant des années 80, mais doucement. J'y suis allé en 1983 à Central Park, on voyait seulement quelques types en patin en ligne et cela a gagné la France et vraiment décollé en 1993, c'est la date précise." Ce retour de la pratique ne s'est pas fait par hasard, mais grâce à plusieurs facteurs : l'attirance pour les pratiques dites "californiennes", l'élan écologiste et la naissance de la culture "fun". La période coincide également avec le succès du disco. On pensera notamment au film "Roll'Bounce" qui montre bien l'ambiance de l'époque aux Etats-Unis.

La pratique en France dans les années 80 selon Serge Rodriguez

"Le quad des années 80, c'est pour les enfants une façon de s'amuser. Pour les adultes, c'est soit une façon de continuer une pratique de glace, soit de réaliser un rêve d'enfant. Continuer à faire du patin adulte (...) c'est aussi un comportement marginal. Dès qu'on est adulte et qu'on a une paire de quad aux pieds, on est un peu exclu parce que l'on est considéré comme des enfants." (Serge Rodriguez - 2002)
Cette image de pratiquant marginal est encore tenace aujourd'hui. Les rollers sont souvent offerts aux enfants pour Noël ou les anniversaires. La pratique adulte est souvent inconcevable, voire honteuse.
"Dans les années 80, de nombreux patineurs adultes qui allaient acheter des quads disaient que c'était pour leur enfant parce qu'ils avaient honte." (Serge Rodriguez - 2002)

"Je connaissais des gens qui patinaient et qui ne disaient pas à leur voisin qu'ils faisaient du patin à roulettes. Ils partaient de chez eux à pied et chaussaient 500 m plus loin pour ne pas que leurs voisins les voient." (Serge Rodriguez - 2003).

A la dalle Montparnasse, les riders se réunissaient pour pratiquer le saut ou le slalom ou organiser des randonnées sauvages. Une méconnaissance et une incompréhension de la pratique s'est installée à cette époque. On peut dire que durant une dizaine d'années, le roller est resté en veille, jusqu'à l'arrivée du roller en ligne qui a chamboulé le marché mais surtout massifié la pratique.
Pourtant, le retour du patin à roues alignées n'a pas changé immédiatement l'image du roller. Les patineurs furent longtemps regardés comme des extra-terrestres. En 1992, le quad fut présenté aux Jeux Olympiques de Barcelone, sous l'impulsion de Juan Antonio Samaranch, alors président du C.I.O et adepte de ce sport. Il s'agissait alors de rink-hockey, une des pratiques les plus anciennes en compétition dont l'aspect sportif renforcait le sérieux.

Le pourquoi du retour du roller en France

On attribue le retour en force du roller en France, et plus précisément, du patin à roues alignées, aux grèves qui paralysèrent le pays en 1995. Selon la légende, le pays aurait tellement été paralysé que de nombreuses personnes cherchèrent des solutions alternatives pour se déplacer au quotidien : à pied, en vélo ou en roller. La machine était lancée...

La pratique du roller a partiellement perdu la dimension distinctive et marginale qu'elle pouvait posséder au début des années 90.

Comme le note C. Pocielllo (1981) : « Inventées, importées, appropriées ou promues par des groupes culturellement favorisés, les sports nouveaux subiront une « popularisation » et une divulgation progressive et, quoique différentielle, généralement inéluctable ». A ce moment de l'histoire contemporaine, l'objet roller arrive à peine des Etats-Unis. Outre-Atlantique, 29 à 30 millions de personnes chaussent régulièrement les patins. En France, seuls quelques farfelus s'ingénuent à descendre à toute allure les pentes du Trocadéro ou à occuper la dalle Montparnasse. La fameuse randonnée du vendredi soir, la Friday Night Fever, en est encore à ses balbutiements.

Les organisateurs de randonnées ont eu beaucoup de mal à légitimer leur pratique. Les conflits avec les municipalités et les préfectures furent nombreux. Les maires et préfets y voyaient une forme de manifestation, cherchant quelles motivations politiques ou sociales pouvaient motiver ces pratiques. Il flottait alors un parfum d'incompréhension. La presse nationale se posait les mêmes questions et s'interrogait sur les causes de ce phénomène. Les randos, sous le feux des médias, et notamment de l'Express, furent une véritable opportunité pour le roller. Les pratiquants marginaux ont vu petit à petit se greffer à leurs randos des cadres, des employés, et autres patineurs issus de classes sociales variées.

De leur côté, les fabricants, à grand renfort de publicité tentent de pousser le phénomène. Ils utilisent le roller agressif comme figure de proue de leur communication.

Une considération inégale en fonction des pratiques

Globalement, durant les années 90, le grand public met tous les patineurs dans le même panier. La distinction entre les randonneurs, les slalomeurs ou les pratiquants de roller agressif est floue voire inexistante. Du coup, ils sont affublés d'une image de rebelle ou de casseur de mobilier urbain. Il en résulte un fleurissement d'arrêtés municipaux interdisant la pratique du roller et du skateboard en ville.
Le street se développe pourtant, envers et contre tout. Le choc avec les autorités est un peu plus brutal. C'est donc d'abord le rejet qui marque cette période.
Les maires essaient vainement d'interdire l'usage des rollers dans de nombreux lieux publics, puis de cantonner le street à une pratique en park. Là encore, la méconnaissance des motivations des pratiquants va engendrer des dépenses inutiles dans des parks désertés.

L'obstination des riders amène à des pratiques délirantes où les villes créent des encoches dans leurs murets ou y dressent des morceaux de métal pour rendre les spots impraticables.

La vitesse a connu un sort à peine plus favorable. La tenue des pratiquants, proche de celle des cyclistes donne au grand public des signes reconnaissables et identifiables plus rassurants et déjà connus de tous. Le port du casque est considéré comme une preuve de sérieux. Toujours-est-il que sur la route, le patineur ou le peloton ont encore bien du mal à acquérir une légitimité. Les automobilistes klaxonnent ou hurlent souvent, furieux de voir leur espace rogné par une nouvelle pratique étrange et méconnue. La vitesse force progressivement le respect des cyclistes qui prennent conscience de la vélocité du roller.

Dans une logique de déplacement, de plus en plus de personnes utilisent leur roller au quotidien pour aller au travail. La police cherche ses marques, ne sachant s'il faut condamner ou laisser faire, s'il faut rouler sur la route ou le trottoir. Le vide juridique flagrant qui reste aujourd'hui amène à des situations ridicules où la gendarmerie demande à un patineur au milieu des champs en rase campagne de monter sur un trottoir inexistant.

En ville, les patineurs jonglent entre pistes cyclables, trottoirs, chaussées et voies de bus pour se faufiler dans la circulation. Le pratiquant ne sait plus vraiment où il doit évoluer. Du coup, c'est au bon vouloir de chacun et en fonction des humeurs des autorités.
Il a fallu attendre les 5 dernières années pour voir se mettre en place chez les institutionnels des démarches d'écoute des pratiquants et une volonté de discernement des différentes pratiques. Ne nous leurrons pas, le travail qui reste à faire est considérable. Actuellement, de nombreux maires continuent de construire des skateparks dans leur municipalité sans consulter de bureau d'étude ou sans définir les besoins réels des usagers de leur ville.

La problématique olympique : un passage obligatoire pour atteindre la maturité ?

On a quand même constaté une amélioration de la perception des pratiquants de roller ces dernières années, mais le chemin qui reste à faire est encore considérable. La France est en retard par rapport à ses voisins Européens.
Comment acquérir une légitimité et un véritable statut de sport dans l'esprit du grand public ? Plusieurs conditions nous semblent nécessaires :

  • Il faut absolument réussir à rentrer dans le club privé du CIO. L'olympisme est une condition important pour un changement d'image rapide.
  • Dans la même logique, la toute puissante télévision exposerait mieux le roller aux yeux du public.
  • Le roller doit être rapidement considéré comme un mode de déplacement en tant que tel et trouver sa place dans les lois, au même titre que le vélo.

Depuis 1992 et la présentation du Rink-hockey (hockey sur patins traditionnels à essieux proche du hockey sur gazon) aux Jeux-Olympiques de 1992. Le roller n'a pas réussi à entrer dans le cercle très fermé des disciplines olympiques. Leur nombre a d'ailleurs encore diminué, passant de 28 à 26. L'année dernière, les patins alignés se sont encore vus refuser le précieux sésame.

Ne soyons pas trop pessimistes non plus, au fur et à mesure des années, les championnats du Monde regroupent de plus en plus de nations. On a dépassé la cinquantaine de pays représentés à Anyang en Chine en 2006. En 2007, le mondial en Colombie devrait encore accentuer le phénomène.

La puérilité : une spécialité nationale ?

Si le roller n'a que peu de crédit en France, il est des pays où il s'est imposé comme une des disciplines majeures. En colombie, le patin s'est progressivement hissé vers les sommets, s'approchant lentement des scores réalisés par le dieu football et la reine Formule 1. En Suisse et en Allemagne, les courses réunissent de milliers de patineurs, sans parler des nouveaux rendez-vous asiatiques en Corée et en Chine.

En conclusion

on peut dire que le roller suit la trajectoire de nombreuses autres pratiques sportives. Il s'est répandu des classes sociales favorisées aux couches populaires à travers les siècle. Etrangement, la dimension puérile du patin ne date pas de ses origines, mais bel et bien du début du 20ème siècle. Aujourd'hui, les mentalités évoluent lentement en fonction de la nature de la pratique envisagée. D'un rejet complet, le roller semble trouver progressivement sa place dans le paysage urbain. S'il n'a pas encore de véritable statut en france, on peut espérer que les exemples de nos voisins européens donneront une image mature à un sport si vieux et pourtant si jeune...

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Texte : Alexandre Chartier
Photos : Alexandre Chartier et Serge Rodriguez
Merci à Sam Nieswizski,
à Serge Rodriguez,
à Boramy Thong
Mis en ligne  le 19 March 2007 - Lu 22289 fois


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