INTERVIEW SLALOM DE FANNY VIOLEAU
FannyStyle : Outre cette vidéo "buzzesque", Fanny Violeau est reconnue pour sa facilité déconcertante en figures assises, sa vitesse, autant en tricotage qu'en speed slalom, et sa joie de vivre à réveiller les morts. Voici une entrevue avec l'Hirondelle du SebaTeam !
« Hello, my name is Fanny Violeau, I live in La Rochelle, I'm 18, and I'm a Freestyle Slalom Skater. »Pour ne pas dire que cette réplique est devenue culte dans le milieu du freestyle, je vais m'en tenir à remarquer qu'elle doit probablement vous sembler familière... et pour vous donner un petit indice sur la source (pour ceux qui sèchent encore), c'est l'introduction de la vidéo FannyStyle qui a fait un Boom énorme sur le net en 2005 à sa sortie, une des vidéos, voire LA vidéo de freestyle la plus matée de tous les temps (c'est-à-dire de ces 15 dernières années parce qu'avant ça existait pas)... vous avez dû tomber dessus au moins par hasard sur Abrutis.com ou autres sites de GeeX.
Ça, on le sait que Fanny Violeau vient de La Rochelle. Même à l'autre bout du monde : Un jour que le Seba Team était à Singapour, un rider vient me poser une question somme toute assez inutile « Et sinon, vous venez d'où, le Seba Team ? » Je commence à faire l'inventaire « Alors... Xuan est de Paris, Igor est de Besançon, moi de Bordeaux, et Fanny de La R[...] » « Oui, oui... Fanny de La Rochelle, ça je sais ». Ah bon.
Fiche technique
Nom : Fanny VioleauDate de naissance : le 9 juin 1987
Nationalité : France - La Rochelle (powaaa)
Job : étudiante
6ème mondiale en freestyle slalom Novembre 2009
5ème mondiale en speed slalom Novembre 2009
Une petite définition personnelle du freestyle ?
Le freestyle slalom est pour moi une discipline autant artistique que sportive. Ce serait une sorte de danse autour des plots, dont l'esprit est un atout majeur : les riders, qui se connaissent tous plus ou moins, se retrouvent sur les spots ou les compétitions dans une ambiance vraiment sympathique.Récapitulatif : Une petite chronologie... Quels ont été les moments-clé de ton évolution ?
- Premières compétitions du genre parking du Leclerc à Bressuire. C'était la mort mais c'était bien cool !- Premiers championnats de France à Nice, en 2001, où j'ai commencé à rencontrer des riders déjà reconnus. 2003, mon premier Lausanne.
- Autour de 2004, c'est le groupe équipe de France qui me motivait à rouler et à participer aux compétitions.
- Puis en 2005, j'ai vraiment connu Seb, et on a commencé à travailler ensemble. Il m'a emmenée sur un premier gros évènement à Shanghai en 2005, la même année que la sortie de Fannystyle, une vidéo qui a bien fonctionné sur le net.
- Aujourd'hui, je roule toujours sponso SEBA, et participe aux battles auxquels je peux prétendre avec le team.
La progression : comment as-tu découvert le slalom ?
Le slalom : par hasard, j'ai essayé un sport parmi d'autres, et celui-ci m'a convaincue. J'aime que ce soit en principe un sport individuel mais que pour ma part, je ne pratique qu'en groupe.Depuis combien de temps pratiques-tu le Freestyle ?
J'ai commencé le slalom en 2001, au sein du club de roller Les Sauterelles près de La Rochelle. J'ai vraiment roulé en club jusqu'en 2005, où je suivais le circuit fédéral au niveau des compétitions nationales, et participais à d'autres épreuves au niveau international avec le club ou l'équipe de France. En 2005, j'ai commencé à participer au circuit des battles, qui n'était pas encore les World Series. Depuis, je roule sur ce circuit pour l'ambiance et le niveau qu'on y trouve. C'est ce qui continue de me motiver à bouger sur les évènements.
Credit : MMJ, Dec.08
Et pour ce qui est du Speed Slalom ?
J'ai commencé le speed slalom en même temps que le freestyle, et j'aimais bien rouler en speed quand j'étais en club, car on se faisait des KO et c'était sympa. Sinon, je ne roule qu'en compétition. C'est une tout autre ambiance que le style. Il y a une grosse différence entre les qualifs et les KO ; souvent, je faisais de très bons temps en qualifs (un peu moins maintenant) et je me rangeais d'ailleurs plutôt en haut du classement, puis en KO je ne tiens pas le stress et je manque de motivation, donc je me faisais souvent dégager ! (et ça encore maintenant !!) Mais même si j'ai fais des places sympa en speed, je préfère le freestyle, car il y a bien plus de possibilités, et que c'est difficile de se motiver à rouler en speed ailleurs que sur les compétitions.Quelle a été l'influence du facteur ‘club' ? Tu t'es longtemps en traînée en club (Les Sauterelles de La Rochelle)... Club ou Rue ? Tu roules seule parfois, ou vraiment jamais ?
Je n'arrive réellement à ne rouler qu'en groupe ! Malheureusement... S'entrainer seule m'est vraiment très difficile. Je roule donc seule pour le plaisir, mais j'aimais beaucoup m'entrainer en club. Je roulais en club lorsque je vivais encore à La Rochelle. On était un bon groupe de riders, ce qui était super motivant, parce qu'on évoluait ensemble, on jouait et on se lançait des défis en permanence. J'imagine que c'est ce que retrouvent les riders qui roulent ensemble dans la rue. Personnellement, je n'ai pas retrouvé ensuite à Bordeaux, de réel groupe avec qui m'entrainer. Heureusement, c'était le début du team SEBA. C'est donc pour moi un groupe avec qui voyager, et continuer à rouler. Finalement, c'est (aussi) grâce à eux que je roule encore.La compétition : tu as testé les deux formats existants de compétition freestyle : Classique et Battle. Que t'ont apporté ces différentes pratiques du slalom ?
Personnellement, j'ai apprécié à différents moments chacun des formats de compétition. Au départ, j'aimais être encadrée et construire un run, parce que je le faisais dans une chouette ambiance et que ce n'était que ce qui existait en compétition. Ensuite, je ne me suis plus entrainée autant et donc je ne pouvais plus préparer de run. De plus, l'esprit de compétition limitait ma progression, chacun cherchait à gagner un max de points attribué par les juges sans essayer de trouver des nouvelles figures.Au même moment, les battles commençaient à bien fonctionner, et dans une ambiance nouvelle de complicité et non de compétition. J'y ai trouvé mon compte au niveau de l'ambiance et du slalom ! Les compétitions sont importantes il me semble pour le freestyle slalom, car elles permettent aux riders de se rencontrer, de s'amuser, et de progresser ; et on voit le résultat quant au niveau international et aux pays représentés aujourd'hui sur le circuit WSSA.





